10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 23:04

L’association des amis du président André Kolingba a appris avec stupéfaction par la radio Ndeke Luka l'arrestation le 07 novembre des 2 leaders du GSTC Gervais LAKOSSO et Marcel MOKWAPI qui ont été arrêtés et placés en garde à vue au commissariat du port. Ils seraient accusés « d'atteinte à la sureté intérieure de l’État, destruction des biens d'autrui, violences et troubles à l'ordre publics ».

Cette triste nouvelle a jeté l'effroi sur tous les patriotes épris de paix au moment où notre pays tente péniblement de retrouver la sécurité des personnes et des biens. 

Cette arrestation des leaders de la société civile qui, depuis la période de la transition, militent pour défendre la démocratie, sonne comme une tentative de museler le peuple.

La liberté d’agir des organisations de la société civile qui luttent pour l’émancipation de notre démocratie est garantie par notre constitution. S’en prendre à cette liberté, c’est tué la démocratie, C’est étouffé le peuple, c’est revenir à la dictature du pouvoir sur les « contres pouvoir ».

Le gouvernement a décidé de mettre en prison les citoyens Marcel MOKWAPI et Gervais LAKOSSO parce qu’ils ont usé de leur droit « reconnu par la constitution » de se révolter contre la barbarie de kaga bandoro en invitant leur compatriote à rester à la maison une journée, en guise de protestation. Est-ce cela « l’atteinte à la sureté intérieure de l’état » ?…

Ceux qui ont fait bruler des centaines de maisons, fait massacrer des innocents toute catégorie confondue (paysans, femmes, enfants, représentant de l’état...) et qui occupent et pillent le pays depuis des mois ne font pas « atteinte à la sureté de l’Etat » ?  Pourtant aucun n’est inquiété à ce jour.

Souvenons-nous que malgré l'intervention de la porte parole de la présidence et l'intervention du premier ministre pour demander à la population de ne pas observer les mots d'ordre de « la ville morte », la population a répondu massivement à l'appel de la société civile. Preuve que le peuple a adhérée au mot d’ordre.

« Chasser le naturel, il revient au galop ». Les vieilles méthodes d’intimidation utilisées dans le passé par tous les régimes qui ont précédé sont en train de refaire surface. A croire que le pouvoir cherche l’ennemi dans le mauvais camp.

 Il faut avoir une bonne lecture des aspirations du peuple et y répondre convenablement.

Tous les régimes sans exception qui n’ont pas voulu entendre le message du peuple ont tristement échoué.

Ce qui est surprenant, c’est de voir que beaucoup de personnes, des ministres, des institutions… ont dit exactement les mêmes choses (d’une manière certes différente) que la société civile.

Alors pourquoi s’acharner sur les compatriotes Marcel MOKWAKPI et Gervais LAKOSSO, lorsqu’on reconnait que la Minusca a failli à kaga bandoro ? Que les soldats des Nations Unies ont tiré et tué des jeunes civils sans défense amassé au bord de la route ? Que la population civile n’est pas protégée comme il se doit contre la barbarie ? Etc.…

Ne nous trompons pas d’ennemis !

Nos ennemis communs sont les rebelles et autres forces qui contrôlent la quasi totalité de notre territoire et qui tuent, volent et violent la population Centrafricaine.

Face à cette situation « nous devrons prendre nos responsabilités... » a déclaré un ministre à la radio. La société civile a donc répondu à cet appel en prenant à sa manière ses responsabilités.

Cette action ne peut constituer une atteinte à la sureté intérieure de l’Etat. C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate et sans conditions des compatriotes Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi.

 L'association des amis du président André Kolingba, appelle solennellement son excellence le président de la république Faustin Archange Touadéra, son excellence, le président de l'assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et le premier ministre Mathieu Simplice SARANDJI à privilégier le dialogue avec toutes les forces vives de la nations sans exclusion afin de trouver une solution pour la sécurisation de l’ensemble du territoire et pour le retour définitif de la paix dans notre pays.

Fait à Bordeaux, le 09/11/2016

SIMON ALALENGBI 

Président de l'association des amis du président André Kolingba

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by ALALENGBI SIMON
commenter cet article

commentaires

Recherche