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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:54

 

 

 

 

 

Sur invitation du Président en Exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, le Quatrième Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement s’est tenu à N’Djamena, le 18Avril 2013, a l’effet d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine. S.E.M. Jacob Zuma, Président de la République Sud-Africaine a également participe aux travaux du Sommet en qualité d’invite.

 

Le Sommet a adopté la déclaration suivante appelée Déclaration de N’Djamena.

 

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de ‘Acte Constitutif de l’Union Africaine et du Protocole relatif au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX)

 

Considérant les décisions pertinentes prises dans le cadre de la sous-région, en vue d’un règlement pacifique du conflit en République Centrafricaine, notamment l’Accord de cessez-le- feu et l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013;

 

Considérant la résolution relative a la concertation entre les Parties prenantes aux Accords de Libreville adoptée le 13 Avril 2013 à Bangui

 

Considérant l’Arrêté N°005 du 13 Avril 2013, portant création et composition du Conseil National de Transition

 

Considérant l’Arrêté N°006 du 13 Avril 2013 portant convocation du Conseil National de Transition

 

Considérant le document portant Procès-verbal N°001/CNT/SG du 16 Avril 2013 portant élection de M. DJOTODIA AM NONDOKORO Michel, Président de la République, Chef de l’Etat;

 

Considérant la volonté constante des Etats membres de la CEEAC et leurs partenaires d’accompagner le processus de normalisation en République Centrafricaine;

 

Conscients de la nécessite du dialogue pour l’instauration d’une paix durable et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et au retour à l’ordre constitutionnel

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement membres de la CEEAC réunis à N’Djamena, ont décidé de ce qui suit

 

1. L’Accord Politique signe le 11janvier 2013 a Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition;

 

2. Prennent acte de la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) et notent l’élection du Président de la République par cet organe;

 

3. La durée de la transition est fixée a 18 mois;

 

4. Au cours de cette transition, des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières (referendum constitutionnel, législatives, présidentielles) sont organisées sur la base d’un ordonnancement juridique et d’un calendrier consensuels en vue du retour à un ordre constitutionnel démocratique incontesté;

 

5. Le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres membres du Gouvernement de transition, ainsi que le Président et les membres du bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections

 

6. Le Premier Ministre dispose de pouvoirs étendus. Il ne peut être révoqué par le Chef de l’Etat pendant la durée de la transition. Il est procédé a la formation d’un nouveau gouvernement de transition à travers de larges consultations et sur la base de l’esprit de l’Accord de Libreville;

 

7. Le Gouvernement de transition, de nature inclusive, est charge notamment de:

 

 

 Restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens (en cantonnant tous les éléments armes incontrôlés) et veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire de la RCA;

 

- Assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation;

 

- Veiller au respect strict des droits de l’homme, du pluralisme et des libertés des citoyens;

 

- Préparer et organiser les élections;

- Réorganiser les forces de défense et de sécurité

- Réorganiser l’Administration Territoriale,

- Reformer le système judiciaire,

- Poursuivre le processus de Démobilisation — Désarmement Réinsertion (DDR) et Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) avec le soutien de la Communauté Internationale;

 

 Engager des réformes économiques et sociales.

 

8. Le Conseil National de Transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif. Il est charge de préparer le projet de Constitution a soumettre au suffrage populaire.

 

L’urgente mission du Conseil National de Transition est d’élaborer et d’adopter une Charte constitutionnelle de la transition organisant l’ensemble des pouvoirs publics de la transition conformément a l’Accord de Libreville, à la Déclaration de N’Djamena, au consensus populaire et de fa classe politique centrafricaine.

 

9. La mise en place d’une Cour Constitutionnelle de Transition chargée de veiller à la constitutionnalité des lois, de connaitre du contentieux électoral, de proclamer les résultats définitifs des consultations électorales et de recevoir le Serment du Président de la République démocratiquement élu.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement lancent un appel pressant a l’ensemble de la Communauté Internationale, notamment, ‘Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie et les partenaires bilatéraux de la Centrafrique, de conjuguer efficacement leurs efforts en vue d’accompagner la transition en RCA afin de réaliser dans les meilleures conditions possibles les objectifs qu’elle s’assigne dans l’intéret du peuple centrafricain , de la paix régionale et internationale.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement réitèrent leur totale confiance au Comité de Suivi de l’Accord de Libreville sous l’égide de SEM Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo;

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent ce Comité à prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner la ≪transition. Ils sont également convenus de la création d’un Groupe de Contact International, comprenant les organisations régionales et internationales dont la RCA est membre, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux, Ce Groupe est charge de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières nécessaires a fa réussite de la transition et d’assurer son accompagnement stratégique. Le Groupe International de Contact est appelé a tenir sa prèmière réunion de haut niveau leS Mai 2013 à Brazzaville.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, PUA, l’ONU, l’UE et l’OIE de se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature a renforcer l’efficacité de la MICOPAX et a assurer la capacité a contribuer a la protection des civils ainsi qu’à la réforme du secteur de défense et de sécurité de la RCA.

 

A cet effet les Chefs d’Etat ont demandé a la Commission de l’Union Africaine de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi que de la génération de forces en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la Communauté Internationale.

 

Le Sommet a adopté une feuille de route relative a la composifion et au fonctionnement du CNT et un document comportant des éléments pour l’élaboration d’une autre feuille de route pour la Transition en RCA.

 

Fait a N’djaména, le 18 avril 2013

 

Pour la CEEAC

 

Le Président

 

ldriss Deby ltno

 

Président de la République du Tchad

 

 

 

 

ELEMENTS POUR L’ELABORATION D’UNE FEUILLE DE ROUTE POUR LA TRANSITION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Une feuille de route articulée autour des rubriques suivantes devrait être rapidement discutée avec le Premier Ministre, Chef du Gouvernement d’Union Nationale et soutenue par la Communauté internationale lors de la première réunion du Groupe International de Contact pour la situation en RCA :

 

Questions politiques et de gouvernance

 

• Charte de la Transition/Constitution/Lois;

Processus électoral;

 Administration et Services publics

Il. Questions de sécurité et de protection des civils

DDR- RSDS

III. Questions humanitaires (refugies, personnes deplacees)

IV. Assistance économique

V. Accompagnement international

 

• MICOPAX renforcée, bien soutenue financièrement et matériellement (y compris éventuellement avec mandat du

Conseil de Sécurité de l’ONU).

 

• Conférence de solidarité et d’aide a la relance économique. Groupe de Suivi issu des Accords de Libreville (siégeant a Bangui et interagissant régulièrement avec le Gouvernement de Transition)

 

• Groupe International de Contact: Groupe d’accompagnement stratégique inclusif de tous les Partenaires de la RCA (Région, Continent, Organisations Internationales) La premièrement réunion du Groupe de Contact International devrait avoir lieu le plus tôt possible (2 ou 3 mai 2013 à Brazzaville

 

 

FEUILLE DE ROUTE RELATVE A LA COMPOSITION ET AU FONCTIONNEMENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

1. Le Conseil National de Transition (CNT) dont le Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013 a N’Djamena, a recommandé la création, constitue l’élément central du dispositif institutionnel de la période de transition en raison des pouvoirs constituant et législatif qui lui sont dévolus. Etant donné que sa formation et sa mise en place ont été opérés sans la participation et la contribution de la CEEAC, le Conseil National de Transition doit être renforce dans sa représentativité et sa composition.

 

2. La composition actuelle du CNT fixée à 105 membres a ete conçue par analogie avec la composition de l’Assemblée Nationale qui a été dissoute. Les sièges attribues a différentes catégories politiques et socioprofessionnelles reflètent davantage un rapport de forces consacre par la situation politico-militaire plutôt qu’une représentation populaire répondant aux critères présidant aux découpages électoraux traditionnellement suivis dans les pays à système démocratique.

 

3. Compte-tenu de la nécessité de faire du CNT le creuset d’une gestion inclusive de la transition et de réunion des conditions d’une plus grande participation à l’élaboration de la constitution et des textes législatifs indispensables au processus législatif et a la restauration de l’ordre constitutionnel, il convient de revoir la composition du CNT. Etant donné la nécessité d’assurer la stabilité du fonctionnement de cet organe, la réalisation d’un meilleur équilibre dans le sens de l’inclusivité de la composition du CNT, il est recommandé que:

 

- Que le nombre des sièges au sein du CNT soit porte a un total de

135;

 

- Que les nouveaux 30 sièges soient attribués aux régions du pays, aux formations politiques y compris l’ancienne majorité présidentielle, qui sont présentement sous-représentées, aux groupes politico-militaires qui n’ont pas encore renonce à la lutte

armée, ainsi qu’a la société civile et aux femmes.

 

4. Les Commissions Parlementaires devant élaborer les projets de constitution et les autres textes structurants de la transition et de la sortie de crise doivent etre composées dans un strict équilibre des sensibilités politiques et sociales afin qu’aucun groupe en particulier ne puisse avoir une influence déterminante dans la prise de décision.

L’adoption par consensus doit être considérée comme la règle. Apres l’épuisement des efforts visant à réaliser un consensus, les décisions doivent être prises a la majorité qualifiée des deux-tiers (2/3) des membres.

 

5. Conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013, l’appellation officielle de l’autorité investie par le CNT de la responsabilité de Chef de l’Etat doit être ((Chef de l’Etat de la Transition à l’exclusion de tout autre titre. En conséquence, le CNT est appelé a procéder immédiatement à l’amendement de toute décision antérieure sur cette question.

 

Fait à N’Djamena, le 18 avril 2013

 

 

 

QUATRIEME SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE SUR LA SITUATION SECURITAIRE EN REPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE.

 

 

 

COMMUNIQUE FINAL

 

 

Sur invitation du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, un Sommet Extraordinaire s’est tenu a N’Djamena, ce jour Mercredi 18Avril 2013, a l’effet d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine.

 

Ont pris part à ce Sommet,

 

- Son Excellence Monsieur ldriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC;

 

- Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO Président de la République du Congo;

 

- Son Excellence Monsieur AIi BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise;

 

- Son Excellence Jacob ZUMA, Président de la République d’Afrique du Sud;

 

- Son Excellence Monsieur Amadou Ali , Vice Premier Ministre, Ministre Délégué a la Présidence de la République Charge des Relations avec les Assemblées, République du Cameroun,-

 

Son Excellence Monsieur Raymond Tashibanda, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, République Démocratique du Congo –

 

Son Excellence AGAPITO MBA MOKUY Ministre des Affaires Etrangers de la République de Guinée Equatoriale;

 

Son Excellence ISSIFOU Kogui Ndouro, Ministre d’Etat en Charge des Affaires Présidentielles, République du Benin  

 

Son Excellence Monsieur Sébastien Fernandes, Ambassadeur de l’Angola au Tchad, République d’Angola; -

 

 Son Excellence Me Nicolas TIANGAYE, Premier Ministre de la République Centrafricaine;

 

 Ainsi que Monsieur Nassour GUELENGDOUKSIA OUAIDOU, Secrétaire General de la CEEAC,

 

 

Le Sommet s’est tenu en présence des Représentants du Secrétaire General des Nations Unies, de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, du Président de la

Commission de l’union Européenne, du Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, des Etats-Unis d’Amérique et de la France.

 

Ouvrant la séance, le Président en exercice de la CEEAC, Son Excellence ldriss DEBY ITNO, a brièvement rappelé les crises successives auxquelles la RCA a été confrontée au cours des vingt dernières années.

 

Il a également rappelé les multiples efforts consentis par la Sous-région en particulier et la Communauté Internationale en général en faveur de la paix dans ce pays, a l’instar du dernier Accord de Libreville du 11Janvier2013. Le Président ldriss DEBY ITNO a déploré la violation de cet Accord par les principaux acteurs politiques centrafricains, violation qui a conduit au changement de pouvoir par la force.

 

Tout en condamnant ce coup de force, le Président en exercice de la CEEAC a invité la Communauté internationale a un devoir de solidarité et d’assistance en faveur de la RCA, au regard de la situation politique et sociale chaotique dans laquelle se trouve ce pays.

 

Le Président Idriss DEBY ITNO a ensuite situe l’objet de ce Sommet extraordinaire qui vise à évaluer la situation depuis le dernier Sommet de N’Djamena en vue d’une solution définitive a la crise que vit la République Centrafricaine.

 

Le Sommet a enfin suivi un expose du Premier Ministre de transition de la RCA, Me Nicolas Tiangaye sur la situation politique, institutionnelle, sécuritaire et humanitaire dans son pays. Il a été complété par le Secrétaire General de la CEEAC Monsieur Nassour Guelengdouksia Ouaidou, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies Madame Margaret Vogt, la Représentante Spéciale de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine en RCA Madame Hawa Ahmed Youssef et le Représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie Monsieur Louis Michel.

 

Le Sommet a aussi noté les interventions des Représentants de l’Union Européenne, de la France et des Etats Unis.

 

Les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEEAC ainsi que les partenaires de la RCA ont exprimé leurs plus vives préoccupations devant la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans la Capitale et à l’intérieur du pays. A cet effet, ils interpellent les Autorités de la Transition sur les cas de violation des Droits de l’Homme, le recrutement des enfants dans les groupes armes, les pillages et les exhortent a tout mettre en oeuvre pour restaurer la sécurité dans le pays.

 

A l’issue des différentes interventions et après concertation a huis-clos, les Chefs d’Etat et de Délégation ont réaffirmé que les Accords de Libreville du 11Janvier 2013 sont et demeurent le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition, de même qu’ils ont pris acte de la mise en place d’un Conseil National de Transition et note la désignation d’un Chef d’Etat de la Transition par cet organe.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont adopte une feuille de route relative à la composition et au fonctionnement du CNT et un document comportant des éléments pour l’élaboration d’une autre feuille de route pour la Transition en RCA, Ils ont décidé de la réactivation du Comité de suivi de l’Accord de Libreville et de la création d’un Groupe de Contact International charge de mobiliser les appuis nécessaires à la réussite de la transition.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont convenu de doter la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) d’un effectif total de 2 000 (deux mille) hommes et d’un mandat adéquat en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement de transition, tant dans le maintien de la sécurité que dans la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité

 

Par ailleurs, les Chefs d’Etat et de délégation ont rappelé que le rétablissement de la paix et de la sécurité, la relance de l’Administration sur l’ensemble du territoire et des activités économiques et sociales, la préparation des élections, constituent les domaines prioritaires de l’action gouvernementale durant la période de transition.

 

Le Sommet a demandé à la Communauté Internationale, notamment aux Nations Unies, a l‘Union Africaine, a l’Union Européenne, a l’Organisation Internationale de la Francophonie et à toutes les bonnes volontés d’apporter leur soutien politique et leur appui financier et matériel aux initiatives prises par la CEEAC pour ramener la paix en RCA.

 

Le Sommet a en outre invite le Gouvernement de Transition à respecter tous les engagements internationaux de la RCA, notamment Initiative de Coopération Régionale pour l’élimination de la LRA, basée en République Centrafricaine.

 

Ensuite, le Sommet s’est félicité de la participation active de ses partenaires, participation qui traduit tout l’intérêt qu’ils portent au retour a la paix en République Centrafricaine.

 

Enfin, le Sommet a adressé ses remerciements et son appréciation au Président ldriss DEBY ITNO, Président en exercice de la CEEAC pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour résoudre la crise en République Centrafricaine ainsi qu’au peuple et au Gouvernement du Tchad pour l’accueil chaleureux qui a été réservé aux différentes délégations.

 

Fait à N’Djamena, le 18Avril 2013

 

Pour la CEEAC

 

Le Président en Exercice

 

IDRISS DEBY ITNO

 

Président de la République du Tchad

 

NDLR :L'urgence reste toujours la sécurisation de l'ensemble du TERRITOIRE

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:26

 

Centrafrique : les secrets de la Séléka
(Afrikarabia 15/02/2013) 


Dans un entretien exclusif accordé à Afrikarabia, un des anciens porte-parole de la rébellion a décidé de dévoiler les coulisses du mouvement rebelle qui a menacé de renverser le président François Bozizé. Une interview qui révèle le nom du président “caché” de la Séléka, le double jeu d’Idriss Déby et le soutien d’un ancien officier du Congo-Kinshasa.

En quelques jours, la Séléka, un mouvement rebelle centrafricain méconnu, a réussi à prendre le contrôle de 80% du pays, avant d’être stoppé par les forces tchadiennes de la CEEAC (Communauté économique des états d’Afrique centrale) à 75 km de la capitale, Bangui. Composée d’une mosaïque de 4 groupes rebelles (UFDR, CPJP, FDPC et CPSK), la coalition est toujours apparue comme un mouvement “sans tête“, avec autant de porte parole que de commandants militaires.

Après un mois de conflit, un accord a pourtant été signé à Libreville début janvier, entre le régime de François Bozizé, la Séléka et l’opposition politique.

Le président centrafricain a sauvé sa tête, l’opposition politique a emporté la primature et la rébellion a obtenu le poste de vice-premier ministre et de ministre de la défense, en la personne de Michel Djotodia.

Mais la paix reste fragile.

L’opposition peine à s’imposer et le camp Bozizé reprend confiance.

Beaucoup prédisent une reprise des hostilités, car une partie des rebelles ne se reconnait pas dans les accords de Libreville et pour cause… la rébellion reste plurielle. 

Pour mieux comprendre ce mouvement nous avons voulu connaître l’histoire de la Séléka.

Jean-Paul Bagaza, est l’un des anciens porte-parole de la coalition et a décidé de nous révéler les dessous du mouvement rebelle. Jean-Paul Bagaza ne fait partie d’aucun des 4 groupes constituant la Séléka, mais de la “coordination” qui a mis en place la coalition rebelle. Il nous livre les secrets du mouvement et les surprises sont de tailles.

Voici son témoignage.

Acte I – Bozizé se fâche

“Tout commence au mois de décembre 2011. François Bozizé convoque Sylvain Ndoutingai, le ministre des mines et Firmin Findiro, le ministre de la justice et porte-parole du gouvernement. 

Francis Bozizé, le fils du président est aussi présent.
Au cours d’une réunion familiale, le clan Bozizé avait décidé de présenter le fils, Francis, à la présidentielle, si François Bozizé n’arrivait pas à modifier la constitution pour briguer un nouveau mandat en 2016. 

Le président Bozizé avait donc pris la décision de convoquer ces deux proches du régime pour convaincre les membres du parti présidentiel (KNK) de modifier la constitution en faveur d’une nouvelle candidature. Au cours de cette réunion, Firmin Findiro a tenté de dissuader le président de modifier la constitution, compte tenu de l’instabilité politique ambiante et de l’activité de nombreux groupes rebelles. Sylvain Ndoutingai a lui aussi déconseillé au président Bozizé de modifier la constitution, pensant que cette décision créerait des tensions. 

Ces réponses n’ont visiblement pas plu au président. Il faut dire que François Bozizé suspectait déjà Sylvain Ndoutingai de préparer un coup d’Etat, ou de vouloir se présenter aux élections présidentielles de 2016. Sylvain Ndoutingai était ministre des mines et avait beaucoup d’influence et de moyens financiers. Firmin Findiro était considéré comme l’intellectuel qui pouvait aider Sylvain Ndoutingai à prendre le pouvoir. François Bozizé et son fils ont alors décidé de se séparer de ces deux ministres en fabriquant de fausses accusations pour les limoger. Le ministre, Firmin Findiro a alors décidé de s’enfuir par la RDC, puis par le Congo-Brazzaville et enfin vers la France avec un passeport d’emprunt. Je suis allé l’accueillir à l’aéroport“.

Acte II – Les tchadiens entrent en piste

“En France, nous avons décidé de réagir et de prendre les choses en main. C’est là qu’est née l’idée de la Séléka, c’est à dire de créer une coalition avec tous les mouvements rebelles centrafricains. Pour atteindre cet objectif, nous avons d’abord décidé d’enclencher notre stratégie avec un seul mouvement. En septembre 2012, nous sommes entrés en contact avec Nourradine Adam du CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix), qui était alors au Tchad, à N’Djamena. 

Nourradine Adam avait de très bons contacts avec Idriss Déby, le président tchadien. En discutant avec Déby, Nourradine constate que les relations entre le Tchad et la Centrafrique se sont fortement détériorées. 

Selon Déby, Bozizé ne tient plus parole. Beaucoup d’accords commerciaux et militaires n’ont jamais vu le jour. Notamment sur la création d’une force militaire mixte pour contrôler la frontière entre les deux pays. Idriss Déby souhaitait également la construction d’un pipeline pour alimenter en eau le Tchad depuis la rivière Oubangui. Tous ces projets traînaient. L’autre contentieux entre les deux pays concernait le colonel Charles Massi que le Tchad a livré au régime centrafricain. L’opposant a ensuite été assassiné dans les prisons de Bozizé, contrairement aux engagement pris. François Bozizé avait en effet clairement promis à Idriss Déby de ne pas éliminer Charles Massi. Il n’a pas tenu parole. Idriss Déby a été très en colère.”

Acte III – Firmin Findiro, président “officieux“

“Le président tchadien et ses proches ont décidé d’écarter Bozizé du pouvoir. Les tchadiens se sont alors appuyés sur Nourradine Adam, qui avait déjà des soldats. Mais pour éviter que cette rébellion ne soit uniquement “musulmane” et taxée d’extrémisme religieux, les tchadiens voulaient trouver “un intellectuel” pour mettre à la tête du mouvement. Début octobre 2012, Nourradine Adam nous a appelé pour nous dire que c’était Firmin Findiro qui allait occuper la direction politique du mouvement et que nous allions rencontrer le général Mahamat Ali Abdallah Nassour à Paris. 

Ce général tchadien est un proche de Déby, qui avait d’ailleurs aidé François Bozizé à renverser l’ancien président Patassé en 2003. Il connaissait donc très bien Bozizé. Lors de notre rencontre à Paris, le général nous a dit la même chose que Nourradine : “nous ne voulons plus de Bozizé, il ne tient pas parole, il faut qu’il parte…“. Il nous a aussi dit que pour la stabilité de la région et des frontières, il fallait se débarrasser du président centrafricain. Mahamat Ali Abdallah nous a mis en contact avec le fils d’Idriss Déby, Zakaria, avant de pouvoir rencontrer le président tchadien à Paris, lors d’une visite prévue en octobre 2012 avec François Hollande. Zakaria Déby nous a ensuite appelé pour nous dire que nous pourrions rencontrer le président tchadien à Paris avant le Sommet de la francophonie d’octobre. Mais le président Déby n’a pas voulu d’une rencontre “officielle”, pour éviter d’apparaître dans cette histoire. En fait, le président français a décalé sa rencontre avec Idriss Déby pour la reporter début décembre 2012, ce qui changeait évidemment tous nos plans. Pour déclencher la rébellion, il nous fallait une autorisation au moins “officieuse” de l’opération. On voulait une “bénédiction” avant de déclencher toute attaque. Mais entre temps nous avions déjà fédéré tous les autres groupes rebelles depuis le mois de septembre 2012 et on ne pouvait plus reculer. Dans un premier temps, notre stratégie était que chacune des rébellions mènent ses attaques dans son coin, pour faire croire à des mouvements isolés. Et une semaine après nous devions annoncer la création d’une coalition : la Séléka. Ce qui s’est effectivement passé.”

Acte IV – Un conseiller militaire congolais

“En France, nous sommes entrés en contact avec un ancien officier de l’armée congolaise, de l’AFDL (le mouvement de Laurent-Désiré Kabila), qui a fait partie des troupes qui ont renversé Mobutu en 1997. 

Cet officier s’appelle Gabriel Maindo et a fait office de conseiller militaire du mouvement de la Séléka. Il a élaboré tous les plans militaires pour renverser le plus vite possible le président Bozizé. Mais en contre-partie, la Séléka devait lui laisser une base arrière en Centrafrique pour qu’il prépare une rébellion contre le président Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC). Il devait ensuite se rapprocher de l’opposition rwandaise pour renverser Paul Kagame. Gabriel Maindo voulait, à partir de la Centrafrique, ouvrir un front contre la RDC et un autre contre le Rwanda. C’est pour cette raison que, lorsque le M23 nous avait proposé leurs services pour affronter les troupes tchadiennes qui nous bloquaient à Damara, nous avons refusé cette aide. Gabriel Maindo a même mis son veto à tout soutien du M23. Il a même menacé de tout faire capoter si la Séléka s’alliait au M23. Aujourd’hui, il fait partie de ceux qui s’opposent farouchement aux accords de Libreville.”

Acte V – Double jeu

“Gabriel Maindo nous a aussi mis en contact avec le directeur des services de renseignement soudanais. Le Soudan était prêt à nous donner des moyens humains et financiers pour renverser François Bozizé et par la suite renverser aussi Idriss Déby. Avec la chute de Bozizé, la sous-région centrale serait devenue une véritable poudrière. Cet ancien officier congolais (Gabriel Maindo, Ndlr) avait pour objectif d’en finir avec tous ces dictateurs d’Afrique centrale. Il a pointé : le Rwanda, l’Ouganda, le Gabon, la RDC, le Tchad et puis l’Angola. Il fallait profiter, dans un premier temps, du soutien d’Idriss Déby pour renverser Bozizé et lui montrer que la Séléka était à ses côtés. Et dans un deuxième temps, après la chute de Bozizé, nous aurions renversé Déby. 

A propos de l’échec militaire de la Séléka, nous avons été naïfs. Le président Idriss Déby a joué double jeu avec nous. C’est lui qui a fixé la fameuse “ligne rouge” au niveau de la ville de Damara que nous ne devions pas dépasser. Idriss Déby a menacé Michel Djotodia et Nourradine Adam de vouloir les remplacer à la tête du mouvement s’ils franchissaient Damara. Ce que nous avons compris aujourd’hui, c’est que le président Déby a voulu utiliser la Séléka comme un moyen de pression sur François Bozizé. Le président tchadien a obtenu ce qu’il voulait : il y a maintenant la mise en place d’une brigade mixte et le projet de pipeline avance de nouveau. Aujourd’hui Idriss Déby continue donc de contrôler la République centrafricaine, avec ces 3 enfants. Nous avons tout simplement été instrumentalisés par le Tchad.”

Propos recueillis par Christophe RIGAUD © Afrikarabia

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 00:17

 

 

 

Bozizé Yangou  

 

 

La situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, nous impose de porter à la connaissance de l'opinion publique nationale et internationale, certains faits particulièrement gravissimes, d'atteintes aux droits humains causées par le pouvoir du général d'armée, député, pasteur, président de la république et ministre de la défense François Bozizé. Nous, nous étonnons du mutisme et de 'l'indifférence' de certains organismes du système des nations unis en Centrafrique, sur cette situation de violation des droits humains. Notre démarche ici, vise à prévenir la reproduction du cas de la disparition de Charles Massi, qui demeure à ce jour toujours non élucidée. Nous craignons donc, à juste titre la disparition de ces otages du clan Bozizé.

 

C'est pourquoi, nous lançons un appel pour la mise en place d'une commission d'enquête international, qui se penchera sur ce problème de la prison de Guantanamo/Bossembélé. Contrairement à ce qui a été dit par François Bozizé, qu'il n'existerait pas en République Centrafricaine, des prisonniers politiques.  En effet, Il existe bel et bien à BOSSEMBELE, ville située à moins de 200 kms de Bangui, un camp militaire qui abrite en son sein, une sinistre prison surnommée par le clan de Bozizé  'GUANTANAMO'. Cette sinistre prison n'a aucune existence légale et judiciaire, dans le sens où, elle est en dehors du contrôle de la justice. Elle dépend directement et uniquement de l'autorité de Bozizé. Ce Guantanamo version centrafricaine, est sous la garde exclusive des bérets verts, qui sont les éléments de la garde présidentielle.

 

Les informations que nous avons pu recueillir, nous révèlent que ce camp militaire, qui abrite cette prison est placé sous le commandement d'un mercenaire français, épaulé par 2 centrafricains (Junior Ndaiboye et Ngaïndiro respectivement lieutenant et sous-lieutenant). Cette sinistre prison, est destinée à recevoir les prisonniers personnels de Bozizé et de sa famille. Prisonniers personnels, car kidnappés par les militaires à la solde du clan Bozizé, sans aucun motif connu de la justice centrafricaine, ni mandat d'arrêt.

 

Les malheureux torturés qui sont retenus dans cette prison, n'ont d'autre tort que celui d'avoir été indexé par le clan, comme de potentiels ennemis de leur pouvoir. Ainsi, nous apprenons que certains des malheureux otages du clan Bozizé dans cette prison, ne doivent leur calvaire, qu'au fait d'avoir été des collaborateurs de ministres bannis par le pouvoir. Ou encore, parce qu'ils ont refusé de céder aux intimidations prédatrices du clan, qui n'a d'autres occupations que le racket des opérateurs économiques.

 

Pour certains, ils doivent leur triste sort à des accusations loufoques d'atteintes à la sécurité du président de la république. Cela signifie qu'ils critiquent le pouvoir en place. Ce sont donc, des prisonniers d'opinions ou politiques. Ces accusations fantaisistes et inspirées par des desseins de spoliation, sont toujours portées par les services de renseignements personnel du président de la république, constitué d'agents non formés et d'un cynisme inspiré par leur Chef suprême.

 

Nous avons pu nous procurer ces informations, par le canal de certains militaires en poste au sein même de ce camp militaire et de sa prison, et qui ne supportent plus de participer malgré eux à cette atteinte aux droits humains. Les sévices corporels et moraux qui sont infligés à ces otages sont dignes du moyen âge : Privés de visites, de soins, d'hygiène, de nourriture, ils sont de plus torturés quasi quotidiennement pour certains d'entre eux. Au moment où nous rédigeons cette dénonciation, nous avons pu recueillir une liste non exhaustive de certains des otages de Bozizé retenus dans cette prison.

 

Il s'agit des personnes dont les noms suivent :

 

-  Jean Bianga

-  Moussa Crépin

-  Serge Magna

-  Nouhtou

-  Yaya Idriss

-  Amadou Tidjiane

-  Abdoulaye Hamat

-  Dido Hamat

-  Chaïbou abraham

-  Théophile Malembo

-  Marcel Nzelou

-  Onun Egibe

-  Arthur Humé

-  Goni Mandja

-  Junior Ogrembé

-  Tano Max

 

En ce moment, où il est plus que jamais nécessaire de trouver des solutions à la crise politico-militaire de la RCA, il est important et indispensable que le sort de tous les prisonniers de cette prison soit pris en compte afin qu'ils soient protégés et rendus à leur famille respective. Et, nous demandons le démantèlement pur et simple de cette sinistre prison. Ces actes hors la loi du pouvoir de Bozizé, constituent une atteinte grave aux droits humains, et ne peuvent plus être tolérés. Ces actes sont réprimés par la Cour pénale internationale.

 

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Présidence de la République française

Ministère des affaires étrangères, quai d'Orsay paris 7ème

 

Présidente de la commission des affaires étrangères, rue de l'université, Paris 7ème

 

L'ambassade de France en République Centrafricaine, Bangui

 

Les partis politiques Centrafricains

 

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