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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 13:59

C’était le jour du début de l’histoire sombre de la République centrafricaine, le 29 mars 1959, date de la disparition du père fondateur de la République Centrafricaine, “les Etats Unis Afrique” s’était son crédo, bien avant ce qu’on a considéré comme les théoriciens d’une unité continentale, il militait déjà dès la fin de la décennie 1940 en faveur d’un ensemble qui regrouperait les territoires d’Afrique Équatorial ayant en partage les langues d’origines latines, pour lui les poussières d’Etats ne pouvaient que constitués nos forces face au grands ensembles mondiaux notamment européens.

L’abbé Barthélémy BOGANDA, le père de la Nation Centrafricaine n’aura malheureusement pas bénéficié de la même publicité que les autres leaders qui ont crée l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963 à Addis Abbeba et pourtant son combat avant gardiste d’abord pour cette Unité Équatoriale d’Afrique Française puis pour l’indépendance lui aura couté très cher, très très cher plus cher qu’à la part de ceux des pan-africanistes qui occupent des places de choix dans les manuels d’histoire contemporaine de l’Afrique.

Dans ce magazine consacré à l’histoire du continent noir nous avons décidé de lui consacrée une série de quatre éditions, nous sommes à Bangui et nous allons aller à la rencontre de quelques compagnons de route, de quelques personnes qui l’ont bien connu et qui ont bien pour certain travaillé avec lui.

 

 

 

 

photo d'un avion noratlas UAT

Dimanche 29 mars 1959, en ce jour de Pacques tous les Membres du Gouvernement Centrafricain sont réunis sur l’aérodrome de Bangui pour accueillir leur Président qui est allé à Berbérati dans l’Ouest du pays dans le cadre de sa campagne pour les élections législatives locales, il est question de hisser un drapeau dans cette bourgade. A l’assistance des autorités réunis à l’aeroport, on annonce dans un premier temps que l’avion de la campagnie UAT a due retardé son départ par suite d’une tornade, la nouvelle a plus vite était démentie, l’avion a bien quitté Berbérati à l’heure fixée, avec les heures qui s’égrainent, s’installe l’angoisse. Elle va grandir avec la nuit qui tombe sur la capitale de ancienne territoire d’Oubangui chari s’installe les informations sur l’avions se succède sans jamais été confirmées par l’équipage qui ne répondent toujours pas, on apprends par exemple que l’appareil en difficulté a été contraint d’attérir sur un aérodrome du Cameroun voisin, l’information démentie quelques instant plus tard. En fin de soirée, le Gouverneur Paul BORDIER annonce aux Ministres et Corps Constitués qui attendent toujours sur place que des villageois de la région de la Lobaye auraient découvert les débris d’un avion, l’appréhension grandit et devient insupportables à tel point qu’à une heure du matin les Ministres du Gouvernement décide de prendre la route Bangui, Boda, Carnot et Berberati pour aller à la rencontre de leur Chef, pour eux il faut absolument savoir ce qui est arrivé au personnage le plus important de la Centrafrique, il faut dire que les forces de l’armée avaient déjà entamé plus tôt les recherches dès la tombée de la nuit. Comme décriait un Communiqué radio militaire interceptée : “ici René BALALECK qui vous parle de Brazzaville, la disparition brutale du noratlas de l’UAT dans le quel avait pris place Monsieur Barthélémy Boganda Président du Conseil de la République Centrafricaine, provoque à Brazzaville et à Bangui une émotion considérable cette disparition a été en quelque sorte double puisqu’au début de cet après midi la colonne de secours qui avait atteint au prix de mille difficultés l’épave d’un avion répérée hier soir, signalait que cette épave était celle d’un DC3 accidenté il y’a une douzaine d’année, on se trouve donc à l’heure actuelle devant de nouveau problème dont les données se résument à souci, le nord atlas disparu avait quitté Berberati situé à 320 kilomètres à l’Ouest de Bangui hier après midi vers 15 heures 35 locale, 14 minutes après son départ il avait envoyé un message radio signalant qu’il arrive vers 17 heures locale, dépuis ce moment on en a aucune nouvelle, l’appareil disparu hier était un cargo assurant une liaison régulière entre Berberati et Bangui et prénant à l’occasion quelques passagers il était en bon état et les caractéristiques du nord atlas lui assurait une grande sécurité, il n’est absolument exclu que le nord atlas ou se trouve Boganda ait pu se posé dans les zones de savane qui jalonnent le parcours aériens Berbérati-bangui, d’autrefois on ne peut se dissimuler que les silences de l’avions n’inclinent pas à beaucoup d’optimisme, en effet les moyens radios du bord étaient telle qu’en principe une panne totale ne pouvaient guère se produire. L’émotion, ai-je dis au début de cette communication était considérable à Bangui, elle est aussi le fait des africains que des européens car le Président du Conseil de la République Centrafricaine est une très forte personnalité qui a marqué de son emprunte non seulement l’Oubangui chari mais l’ensemble de l’ex fédération et la naissante communauté franco-africaine. Monsieur boganda qui à l’art des formules frappantes avait comme projet majeur de réaliser ce qu’il appellait comme Afrique latine, il faut noté que sa disparition ne date que de quelques heures.”

photo d'un avion DC3

Outre à ces interventions s’ajoute une publication de Monsieur Béngué Baussin, ce dernier à effectivement souligné que Bathélémy Boganda n’était pas décédé le 29 mars 1959 lors de l’accident mais par-contre déporté dans une prison française aux Antilles, là ou il était incarcéré jusqu’à la mort. En soulignant que cette nouvelles était sifflée par l’ancien Roi du Maroc Hassane II à l’ex président André Kolingba lors de sa visite à rabat, et c’etait de retour que Kolingba a pris la décision d’interdire les deuils du 29 mars ainsi assoiffé tant de centrafricains ne cessent de demander l’exhumation de la tombe de Boganda et passer à un test ADN pour que la vérité éclate.

sources émiision archive d'afrique, pprésentée par alain foka

 

Jean Jules MONGOMO

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Published by ALALENGBI SIMON
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