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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:19
 

Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 18:48

Déclaration du PS français sur la mascarade électorale du 23 janvier 2011

 

PS-logo.jpg

  PS

 

10, rue de Solférino - 75333 Paris cedex 07 - Tél. : 01 45 56 77 26 ou 79 55

parti-socialiste.fr – courriel : presse@parti-socialiste.fr

 

Paris, le 31 janvier 2011

 

Communiqué

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS,

Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Parti socialiste exprime son inquiétude après le déroulement des élections en République centrafricaine et, plus encore, devant les conditions de leur dépouillement.

Plusieurs missions d'observation électorale, notamment celle de la francophonie, et plusieurs ONG ont exprimé, dès le lendemain des élections, des réserves sur leur déroulement.

Les dernières informations sur les conditions de collecte des résultats et leur récolement par une « Commission électorale indépendante » abandonnée par les représentants de l'opposition, les menaces physiques exercées sur certains candidats par des éléments de la garde présidentielle, font craindre le pire.

Le Président de la RCA doit comprendre que certaines méthodes du passé ne peuvent plus être acceptées ni par les populations, ni par la communauté internationale. Sa première responsabilité aujourd'hui doit être que le résultat des élections dans son pays soit incontestable

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:14

 

 

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) refuse de retirer son représentant au sein de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI). L’ADP justifie de tardif cette décision prise par le Collectif des Forces du Changement (CFC), au sortir du double scrutin du 23 janvier en Centrafrique.

 

La nouvelle a été d’abord rendue publique samedi 29 janvier 2011, dans une correspondance adressée par le Comité ad’ hoc de ce parti au président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), avant d’être confirmée ce dimanche.

 

Selon Etienne Cymossi Kezza-Koyangba, président dudit comité ad’ hoc de l’ADP, l’ADP en tant que membre du CFC, « n’a pas été associée dans cette prise de décision qu’elle a du mal à en assumée la responsabilité ».

« S’il fallait quitter la CEI », s’indigne Kezza-Koyangbo, « c’est depuis 3 mois lors de longues discussions infructueuses avec cette institution. Les gens ont tergiversé », poursuit-il « pour demander ce retrait tardif ce jour que son parti n’accepte pas ».

 

Il indique que si ces alliés « cri aux fraudes, il existe pourtant d’après lui, des instances capables en la matière. L’ADP, conclut le président du comté ad’ hoc de ce parti, « s’oppose à tout acte de violences et privilégie la paix ».

L’opposition a décidé le 27 janvier dernier de retirer ses représentants de la coordination de la CEI. Les raisons évoquées sont les multiples cas d’irrégularités constatées au cours du double-scrutins du 23 janvier 2003. Les représentants ont aussi refusé de prendre part à la phase de dépouillement des résultats.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:53

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Radio Ndéké Luka Samedi, 29 Janvier 2011 13:31

Les évêques centrafricains à travers la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), réunis en session ordinaire le 27 janvier 2011 ont publié un communiqué adressé à la population centrafricaine et aux acteurs du processus électoral en cours. La Commission avait déployé une mission d’observateurs pour suivre le scrutin des élections présidentielle et législatives.

Dans ce communiqué, les religieux catholiques centrafricains ont d’abord remercié la population, les observateurs nationaux et internationaux, les autorités de la Commission électorale indépendante (CEI) et ses partenaires pour leur participation et implication sur les différentes opérations électorales.

A cet égard, la CEJP a « constaté beaucoup d’irrégularités qui ont émaillé la journée électorale ». Elle cite notamment des irrégularités telles que le retard dans le démarrage du scrutin, le non affichage des procès-verbaux, le non-respect des dispositions du code électoral relatives au vote par dérogation, l’intimidation des Autorités administratives et militaires sur certains agents électoraux ainsi que sur les électeurs et l’exercice de la violence par certains électeurs et agents de la force publique.

En dépit de ces irrégularités, les évêques centrafricains estiment que « le scrutin garde sa crédibilité. Nous sommes convaincus, lit-on dans le communiqué, que les voies de recours prévues par la législation en vigueur peuvent régler en justice les irrégularités constatées d’autant plus que toutes les parties concernées peuvent recourir aux voies légales auprès de la juridiction compétente ».

La CEJP recommande à la CEI d’améliorer la qualité de son travail avant la tenue d’un éventuel second tour. Elle invite « tous les citoyens à attendre les résultats avec patience ».

« Nous nous rendons disponibles à mettre à la disposition de la Cour constitutionnelle nos connaissances issues de l’observation électorale » a encore indiqué le communique de la CEJP.

Les évêques centrafricains ont également recommandé à la communauté internationale de poursuivre ses efforts pour le soutien du processus électoral en cours

 

NDLR: la cours constitutionnelle lâchera-t-elle BOZIZE? Rien n'est moins sûr

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:37

Le Comité de suivi des recommandations du Dialogue politique inclusif a rendu hier jeudi 27 janvier à Bangui ses conclusions sur le scrutin du 23 janvier.

Le Comité a relevé des faiblesses d’organisation du scrutin telles que l’absence d’affichage des listes électorales et les difficultés de vote des électeurs illétrés en raison de l’absence de photos des candidats aux élections législatives.

« Félicitant le peuple centrafricain pour sa maturité et son calme lors des scrutins » et  » les comités locaux de la CEI (Commission Electorale indépendante, ndlr) et lesmembres des bureaux de vote pour leur sens du sacrifice », le Comité appelle « le gouvernement et la CEI à prendre les mesures nécessaires pour corriger les faiblesses constatées afin d’améliorer le déroulement du prochain scrutin ». De même, le Comité « exhorte les parties prenantes à faire preuve davantage de maturité et à s’en tenir aux juridictions compétentes pour le réglement des contentieux ».

 

Rappelons que Le Comité de Suivi du Dialogue Politique Inclusif est composé de vingt membres désignés sur la base des critères de compétence, d’intégrité morale et de civisme répartis ainsi qu’il suit parmi les entités ci-après : Opposition démocratique (3), Majorité Présidentielle (3), Autres Partis (3), Société Civile (3), Pourvoir public (3), Mouvements Politico-militaires (3) et institutions internationales, régionales et sous régionales (7 pour Onu, UE OIF, UA, CEEAC, CENSAD, Comité ad hoc Cemac).  

Le Comité de Suivi est chargé de veiller à l’exécution des recommandations dudit Dpi par les acteurs et institutions concernées ; Servir de conseil au gouvernement et à toute autre institution qui le demande ; Informer la population, les acteurs de la vie socio politique, l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de l’application et de l’exécution des recommandations du Dpi ; faire le plaidoyer et aider le gouvernement à mobiliser les ressources requises pour la mise en œuvre de certaines recommandations qui en dépendent.

Il est composé d’un bureau représentant les trois commissions du DPI, à savoir une Commission questions politiques et de gouvernance, une commission situation sécuritaire et groupes armés et une commission développement socio-économique.

Son mandat prend fin après la proclamation des résultats des élections de 2010

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:18
  •  

Posted by: africanpressorganization | 28 January 2011

 

 

Déclaration de la porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE, sur le processus électoral en République Centrafricaine 

 

 

 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 28 janvier 2011/African Press Organization (APO)/ — La Porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires

étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration

suivante aujourd’hui:

“La Haute Représentante se réjouit du climat apaisé et pacifique qui a marqué la campagne

électorale et le premier tour des élections présidentielles et législatives en République

Centrafricaine. Elle salue tout particulièrement la forte mobilisation des électeurs centrafricains qui ont fait preuve de patience, de sérénité et de dignité dans l’exercice de leurs droits civiques.

Des dysfonctionnements dans l’organisation du scrutin et le déroulement des opérations électorales ont toutefois été rapportés. Différentes entraves aux procédures de vote et de dépouillement ont été notées dans certains bureaux de vote.

La Haute Représentante appelle les autorités, la Commission Electorale Indépendante et les

candidats à faire preuve de responsabilité, à garantir la transparence de la suite du processus

électoral et à résoudre d’éventuels conflits exclusivement par des moyens pacifiques et juridiques.

Elle fait appel aux autorités centrafricaines pour que tout recours éventuel à la Cour

Constitutionnelle soit traité en toute impartialité, transparence et selon la loi. Elle encourage tous

les partis politiques à continuer à s’impliquer dans le cycle électoral.

Elle a indiqué que l’Union européenne continuera à suivre attentivement la situation en République

Centrafricaine et que l’Union est fortement attachée à la poursuite du processus de réconciliation nationale et de consolidation de la paix dans le pays.”

 

SOURCE 

European Union

 

Posted in Centrafrique, EUROPE

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:06

Le retrait de l’opposition de la CEI divise la classe politique

Samedi, 29 Janvier 2011 13:40

 

 

Le retrait de l’opposition de la CEI divise la classe politique
« Les pouvoirs publics ont mis en place une machine diabolique pour la fraude et ont mis à contribution les autorités locales et les forces de l’ordre.  Le code électoral interdit aux militaires d’être aux abords immédiats des bureaux de vote, ce qui n’a pas été le cas le 23 janvier 2011, lors du double scrutin, où ces derniers ont fait irruption dans les bureaux, ont terrorisé les électeurs et emporté des urnes pour les bourrer ».

 

Ces déclarations émanent ce samedi 29 janvier 2011, de Gabriel Koyambounou, vice président de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Il justifie ainsi son retrait et celui des autres représentants de l’opposition du processus électoral en cours.

Selon Koyambounou, « il faut jouer à l’âne pour avoir le foin. Mais la sagesse nous a guidés, ajoute-t-il, et nous avons pris notre mal en patience pour nous arrêter et interpeler la conscience des pouvoirs publics par cette décision ».

Pour Joseph Binguimalé, président de la CEI, qui a refusé de répondre à Radio Ndeke Luka, « certains représentants de l’opposition en mission en provinces se sont opposés à la décision de Koyambounou ».

Réagissant à cette situation, le ministre Fidèle Ngouandjika de la majorité présidentielle soutient pour sa part que « les pouvoirs publics et le peuple centrafricain estiment que la démission de Koyambounou est un aveu d’échec ». Il martèle que « non seulement, c’est un plan diabolique de saboter la CEI, mais aussi c’est discréditer le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain qui disparait du paysage politique ».

Le MLPC à travers Koyambounou, a encore déclaré Ngouandjika, « est entrain d’insulter le peuple centrafricain qui lui a d’ailleurs infligé une sévère correction pendant ces consultations populaires ».

Fidèle Ngouandjika qui soutient que les pouvoirs publics n’ont pas triché, appelle la population au calme et à la vigilance. Car, poursuit-il, la CEI « poursuivra sa mission jusqu’au terme dudit processus ». Il a cité, sans les nommer « certains chef de partis politiques qui ne se reconnaissent pas dans la décision de Koyambounou 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 13:06

Interview exclusive / Ziguélé menace de lancer un appel à la rue (audio)
(Afriscoop 28/01/2011)
 

 

 

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Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine et candidat à l’élection présidentielle : « Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à la population, pour que son suffrage soit respecté. »

La communauté internationale va-t-elle comprendre que l’Afrique se réveille ? En Tunisie, le peuple s’est révolté contre l’homme soutenu par la soi-disant communauté internationale, en Côte d’Ivoire, c’est l’inverse, le peuple se ressoude autour de l’homme que cette même communauté internationale ne veut pas adouber… L’Afrique se réveille, c’est la grande leçon d’histoire de ce siècle. En République Centrafricaine aussi, un autre événement vient de se produire : le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé dans des conditions très contestées le 23 janvier dernier et tous les observateurs africains ont reconnu qu’il s’agissait d’un simulacre d’élection. Or, pour l’instant, la communauté internationale semble là aussi dépassée par les circonstances… Yannick Urrien s’est entretenu avec Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine, qui s’est porté candidat à la présidence de la République et qui demande l’annulation du premier tour de cette élection. Un entretien exclusif qui nous permet de découvrir un pays qui regorge de richesses naturelles.

Kernews : Vous avez été le Premier ministre du président Patassé jusqu’au coup d’État dont il a été victime. Ensuite, vous avez été candidat à la présidence de la République, mais vous n’avez pas pu aller jusqu’au bout. Depuis, vous avez beaucoup travaillé sur le développement économique de votre pays et les observateurs notent que vous êtes celui qui maîtrise le mieux les questions liées au développement. Vous avez été candidat à cette élection présidentielle, dont le premier tour du 23 janvier dernier a eu lieu dans des conditions très troubles. Est-ce le résumé de votre parcours ?

Martin Ziguélé : C’est bien cela, sauf que je dois préciser que j’étais candidat à l’élection présidentielle en 2005. Je suis arrivé au deuxième tour et c’est à l’issue du deuxième tour que j’ai été « battu », avec 36% en ma défaveur, par l’actuel président de la République. Ce qui s’est passé chez nous le 23 janvier dernier, lors du premier tour de scrutin, est un scandale. Je vous renvoie au rapport de l’Organisation internationale de la francophonie qui est présidée par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf et qui vient de présenter son rapport concluant que le cœur de l’opération électorale, c’est-à-dire le fichier électoral, était non transparent et non fiable. Tout cela est à la base d’un scrutin qui est complètement faussé. C’est la raison pour laquelle le Collectif des forces du changement, dont je fais partie, a tenu à exprimer le rejet d’office du résultat de cette prétendue élection.

Nous pourrions parler d’une mascarade d’élection en République Centrafricaine, mais aussi de vous... Vous vous trouvez actuellement à Bangui où, selon certaines rumeurs, votre vie serait menacée…

Oui. Vous savez, lorsque l’on s’engage en politique pour effectuer un vrai changement qualitatif dans son pays, aujourd’hui en Afrique, on prend des risques physiques pour soi-même. C’est évident. Mais chacun d’entre nous aime son pays et, lorsque l’on aime son pays, on prend des risques. Je suis actuellement à Bangui, dans une situation sécuritaire assez délétère, mais je vais me battre pour mon peuple qui m’a tout donné.

On ne peut rien faire contre la volonté du peuple, c’est aussi l’enseignement des récents événements de Tunisie… Oui, personne ne peut rien faire contre la volonté du peuple et l’on ne peut pas tromper tout un peuple tout le temps. L’exemple tunisien est éloquent. Ce que nous voyons depuis quelques jours en Égypte confirme cela encore. Lorsque l’on veut tricher avec le peuple et la volonté populaire, c’est un combat perdu d’avance. C’est une question de temps, une question d’échéance, mais on arrivera toujours au changement. Notre pays n’a que 4 millions d’habitants et 622 000 km², c’est-à-dire une superficie plus grande que la France. Nous avons de la terre, nous avons de l’eau, nous n’avons pas un seul centimètre carré de désert, mais la population est au 172ème rang mondial, sur 183, dans l’indice de développement humain. Nous sommes l’un des pays les plus pauvres du monde, alors que nous avons un sous-sol avec des diamants, de l’or, de l’uranium… C’est un scandale ! Ce scandale s’explique par notre manque total de crédibilité aujourd’hui et c’est contre cela que nous nous battons.

C’est l’objet même de votre programme de redressement économique car votre pays a de grandes richesses…

Absolument. C’est le cœur de ma démarche politique.

Monsieur le Premier ministre, comment expliquez-vous le silence assourdissant de la communauté internationale face à ces fraudes en République Centrafricaine, alors qu’elle semble donner des leçons à des pays lorsque cela l’arrange ?

Nous ne nous expliquons pas ce silence de la communauté internationale parce que nous pensons que véritablement, ce qui se joue ici, c’est le sort de plusieurs millions d’habitants qui veulent s’en sortir. C’est pour cette raison que vous pouvez remarquer dans les dépêches de presse que la mobilisation de la population a été massive parce qu’elle croyait qu’en participant fortement au vote, elle allait provoquer l’alternance par les urnes. Au moment où je vous parle, la population est très frustrée et j’en appelle à toutes les nations démocratiques, particulièrement à la France, qui est quand même l’allié le plus ancien de notre pays, pour ne pas laisser sombrer une espérance collective parce que quelqu’un veut se maintenir illégalement et frauduleusement au pouvoir en manipulant et en dénaturant l’expression du suffrage populaire.

Vous avez évoqué la mission d’observation déployée par l’Organisation mondiale de la francophonie pour cette élection présidentielle, qui fait part de certains dysfonctionnements. J’ai lu le rapport et j’ai constaté qu’il ne s’agissait pas de dysfonctionnements mais de véritables fraudes, avec des distributions de cartes d’électeur et de bulletins de vote à l’entrée des bureaux, un nombre élevé de votes par dérogation… La lecture de ce rapport est stupéfiante !

Si l’objectif que chacun recherche est de faire refléter le suffrage populaire, ces élections doivent être annulées sans débat ! Le cœur du processus électoral, c’est d’abord la qualité, la transparence et la fiabilité du fichier électoral : cela n’a pas été le cas.

Il y a chez certains dirigeants africains et arabes, comme celui qui veut se maintenir en place en République Centrafricaine, une attitude qui consiste à traiter la population comme des moutons que l’on peut contrôler. Peut-être n’ont-ils pas compris que le monde a changé ?

Absolument ! Sous les latitudes dans lesquelles nous vivons ici, il y en a encore qui pensent que leur peuple n’est que du bétail, qu’ils peuvent l’encadrer, en faire ce qu’ils veulent, le tondre, le traire… Et puis, lorsqu’ils se seront enrichis, le peuple excédé se révoltera et ils pourront fuir avec leurs lingots d’or pour se planquer sous d’autres latitudes. C’est exactement cela !

L’économiste que vous êtes a beaucoup de projets pour développer la République Centrafricaine, qui regorge de richesses naturelles : concrètement, qu’allez-vous faire maintenant ?

Nous irons jusqu’au bout, notre détermination est totale. Nous allons faire jouer la légalité à fond, nous allons mener tous les recours possibles et imaginables. Si la Cour constitutionnelle ne dit pas le droit, parce qu’elle a le devoir de dire la justice au nom du peuple centrafricain, si elle ne dit pas le droit, nous allons faire appel à nos militants, c’est-à-dire à la population, pour que son suffrage soit respecté.

L’Afrique se réveille en ce début d’année 2011 : on l’a vu en Côte d’Ivoire, avec le peuple qui refuse de laisser la communauté internationale dicter son choix, en Tunisie, où le peuple a renversé son dictateur protégé par cette même communauté internationale et aujourd’hui chez vous, où le peuple va aussi se battre pour faire respecter son choix…

L’Afrique se réveille ! Ceux qui fonctionnent avec des logiques anciennes et qui pensent que nos peuples peuvent tout accepter aujourd’hui se trompent lourdement.

Écoutez la bande sonore
http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article2992

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 13:00
Centrafrique/Présidentielle:des candidats de l'opposition réclament l'annulation du scrutin
Martin Ziguélé (G) Emile Nakombo (C) et Jean Jacques Demafouth (D), trois candidats de l'opposition à la présidentielle centrafricaine
Martin Ziguélé (G) Emile Nakombo (C) et Jean Jacques Demafouth (D), trois candidats de l'opposition à la présidentielle centrafricaine
G. Ngosso : Montage/ RFI
Par RFI

La tension monte en République centrafricaine trois jours après le premier tour de la présidentielle. Trois des cinq candidats à l’élection du dimanche 23 janvier 2011 menacent de saisir la Cour constitutionnelle d’un recours en annulation du scrutin. Lors d’une conférence de presse, les candidats Jean-Jacques Demafouth, Emile Nakombo et Martin Ziguélé ont déclaré avoir recensé de très nombreuses irrégularités et accusent le président sortant, François Bozizé, de s’être livré à un hold-up électoral. Le parti au pouvoir a immédiatement condamné ces propos. De son côté, l’OIF a fait état de nombreux dysfonctionnement qui ont émaillé ce scrutin.

Les trois candidats ont distribué à la presse un document de quatre pages comprenant une liste circonstanciée de toutes les irrégularités recensées le jour du scrutin. Exaspérés, les trois candidats, qui sont alliés au sein d’une coalition, vont saisir la Cour constitutionnelle et menacent de prendre la rue s’ils sont déboutés, comme le confirme Nicolas Tiangaye. Il est le porte- parole du collectif des forces du changement :

« Nous avons des preuves que les élections se sont déroulées dans des conditions qui ne sont pas acceptables…fraude massive… On vous a présenté des preuves. Il est évident que la population a aussi son mot à dire. Cela veut dire qu’on appellera la population pour l’informer de la situation à travers des meetings, des sit-in, ou bien des marches de protestation ».  

Un véritable dialogue de sourds dans le pays

Le parti au pouvoir a répliqué dans la foulée. Lors d’une conférence de presse dans l'aprés-midi du 25 janvier, Elie Oueifio le secrétaire général du Parti KNK (Kwa na kwa - le travail, rien que le travail en langue songo), a vivement recommandé à l’opposition de s’en tenir aux organes compétents pour statuer sur le contentieux des opérations électorales. « Ce sont des déclarations assez dangereuses. Si aujourd’hui, des leaders de partis politiques disent qu’ils vont aller au-delà des lois, ça veut dire qu’ils sont hors la loi… Il n’y a que la loi qui doit s’occuper de ce genre de citoyens. Je ne comprends pas leur logique ».

Pouvoir et opposition s’accusent donc mutuellement d’œuvrer pour l’instabilité. Le dernier épisode de violences post-électorales remonte à 1992 en Centrafrique, mais on assiste actuellement à un véritable dialogue de sourds dans le pays. Le scrutin groupé de Dimanche 23 janvier 2011 était censé être l’aboutissement d’un dialogue entamé en 2008. De ce point de vue les élections sont un échec. L’organisation internationale de la francophonie a livré une liste fournie d’irrégularités dans le communiqué de sa mission d’observation du 25 janvier.  Pierre Buyoya chef de la mission d’observation de l’OIF en Centrafrique, et ancien président burundais, énumère ces dysfonctionnements :

 
Pierre Buyoya :« Des difficultés et dysfonctionnements de tous ordre »

Ancien président burundais, et chef de la mission d’observation de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en Centrafrique

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 02:09

  Bangui le 27 Janvier 2011

embleme centrafrique

Dans un courrier adressé au président de la CEI, l’ensemble des commissaires de l’opposition ont annoncé leur démission collective.

 

Dans ce message, les commissaires KOYAMBOU, HOTTO, MBREMAÏDOU, TABISSI, MBAIGOTO, NGOUMA et BOKOLI ont dénoncé les nombreuses irrégularités enregistrées sur l’étendue du territoire national.

 

Cette démission collective intervient au lendemain de la conférence de presse donnée au siège du RDC par les principaux candidats de l’opposition, Martin Ziguélé, Jean Jacques Démafouth et Nakombo Emile Gros Raymond  qui ont demandé l’annulation des élections.

 

On attend ce jour l’annonce des résultats par la CEI. Tout laisse à croire que cette fois l’opposition est déterminée  à utiliser tous les moyens pour obtenir l’annuler de ce scrutin… A suivre 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:25

 

CENTRE DE VOTE : Centre Social ISSA

NOMBRE DES ELECTEURS : 3566

 

Nombre de Bureau de vote

Maitre Nicolas TIANGAYE

François BOZIZE

Total

BV 1

267

120

387

BV 2

226

65

291

BV 3

283

97

380

BV 4

258

94

352

BV 5

222

85

307

BV 6

191

57

248

Total

1447

518

1965

 

CENTRE DE VOTE : Ecole Gobongo Garçons/Filles

NOMBRE DES ELECTEURS : 7508

 

Nombre de Bureau de vote

Maitre Nicolas TIANGAYE

François BOZIZE

Total

BV 1

192

160

352

BV 2

261

154

415

BV 3

192

129

321

BV 4

244

90

334

BV 5

254

97

351

BV 6

235

197

432

BV 7

233

117

350

BV 8

279

118

397

BV 9

253

124

377

BV 10

180

102

282

BV 11

248

180

428

BV 12

226

126

352

Total

2797

1594

4391

 

 

CENTRE DE VOTE : Centre Social Fouh

NOMBRE DES ELECTEURS : 1476

 

Nombre de Bureau de vote

Maitre Nicolas TIANGAYE

François BOZIZE

Total

BV 1

136

134

270

BV 2

BV  3

 

193

               130                                 

148

-------------

             70

341

-----------

200

Total

459

352

611

 

 

RECAPULATIFS DES CHIFFRES

 

Centre de vote

Maitre Nicolas TIANGAYE

François BOZIZE

Différence des voix

Lycée Gobongo

1297

1797

500

Ecole Ndres 2

526

1612

1086

Mairie 4 e Arrondissement

942

311

631

Ecole chinoise

414

2577

2163

Centre Social Fouh

459

352

107

Ecole Notre Dame d’Afrique

2670

1064

1606

Ecole Ndres 1

308

2769

2461

Centre Social ISSA

1447

518

929

Ecole Gobobongo

2797

1594

1204

Ecole Mandaba

2670

1065

1605

Total général

13530

13659

129

 

Résultats législatives du 4ème arrondissement (suite et fin)  

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