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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:32

 

 

P2030016Trois des candidats malheureux à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011 exigent l’annulation du double scrutin en Centrafrique. Il s’agit de Ange Félix Patassé candidat indépendant, Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Leur décision commune a été prise vendredi 4 février au cours d’une rencontre tenue au domicile de l’ancien président Patassé à Bangui.

 

Dans un communiqué signé du trio perdant à la course présidentielle et lu par leur porte parole Simplice Kodégué, ces candidats ont déclaré que « les élections ont été volontairement viciées du fait exclusif du pouvoir et de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ». Ils demandent en conséquence «l’annulation de ce double scrutin et rejettent avec force les résultats qu’ils ne reconnaissent pas ».

Dans une déclaration recueillie par Radio Ndeke Luka, après lecture du communiqué, Ange Félix Patassé a interpellé le président François Bozizé, déclaré vainqueur par la CEI à l’issue du premier tour avec un score de 66,8%, en ces termes : « nous allons imposer la paix. Je dis à Bozizé (à trois reprises) qu’il abandonne  la voix de la violence qu’il veut imposer au peuple avec ce truquage éhonté des élections. On ne joue pas avec la vie d’un peuple ».

Ange-Félix Patassé a ajouté que tous trois ont décidé d’organiser une marche pacifique à une date non encore fixée, pour réclamer cette annulation.

Jean-Jacques Démafouth de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), autre candidat à cette élection présidentielle n’est pas partie prenante à cette action politique. Il avait d’ailleurs  déclaré sur les ondes de Radio Ndeke Luka, au lendemain de la publication par la CEI des résultats provisoires des élections, « que ça ne vaut pas la peine de recourir à l’annulation desdites élections, car selon lui, la Cour Constitutionnelle ne changera rien des résultats ».

Simplice Kodégué, porte parole du Candidat Patassé qui a lu la déclaration commune, a été interdit le même soir de sortir de Centrafrique. Il s’était rendu à l’aéroport international de Bangui Mpoko pour prendre l’avion pour une destination qui n’a pas été précisée. La Police de l’Air l’a empêché d’embarquer et les raisons de ce refoulement ne sont toujours pas connues.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:04
  BinguimaléBINGUIMALE A L'HEURE DE LA FIN
Centrafrique : la Commission électorale n’a pas fait le plein des votes
Par RFI

En Centrafrique, les résultats de la présidentielle du 23 janvier 2011 transmis à la Cour constitutionnelle, ne sont pas complets. Un quart des bureaux de vote, soit 1 262, n'ont pas été pris en compte. Or, la Commission électorale indépendante a annoncé mardi 1er février que le président Bozizé avait remporté l'élection dès le 1er tour avec 66% des voix.

Sur les 4 618 bureaux de vote installés à travers tout le pays, la Commission électorale indique dans son tableau récapitulatif avoir compilé les résultats de 3 356 bureaux. 1.262 bureaux de vote n'ont donc pas été comptabilisés, ce qui peut représenter entre 400 et 500 000 voix.

D'après une source gouvernementale, « il est possible que certains bureaux de vote n'aient pas ouverts, dans le nord-est par exemple. Il est possible aussi que des procès-verbaux soient parvenus à la CEI mais sans fiches de résultats et n'aient donc pas pu être traités ».

Mais comme le soulignent plusieurs sources « on ne perd pas les résultats de 27% des bureaux de vote comme cela ». Un observateur ajoute même que « tout est question d'échelle ! On ne peut que s'interroger : est-ce que tout cela est le fruit du hasard ? Est-ce que certaines régions sont plus concernées que d'autres ? Quel peut être impact sur les résultats proclamés ? ».

« On vient tout juste de découvrir ce problème. Pour le moment on est en train d'essayer de comprendre ce qui a pu se passer », explique une source onusienne.
Le dossier est à présent dans les mains de la Cour constitutionnelle

 

NDLR: Avec toute cette fraude, il n y a plus d'obstacle  à l'annulation des élections par la cour constitutionnelle.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 10:14
Un candidat du RDC arrêté pour fraudes à Berberati

 

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Apollinaire Mbessa, candidat du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) aux législatives du 23 janvier dans la circonscription électorale de Dédé Mokouba est placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie territoriale de Berberati (ouest de la RCA) depuis le 31 janvier 2011. Il est accusé de fraude pendant le déroulement du scrutin.

 

Après son arrestation, Apollinaire Mbessa a été tout d’abord placé dans les locaux du commissariat de police de la ville de Berberati, puis transféré à la gendarmerie « pour nécessité d’enquête » selon les autorités judiciaires de la ville.

Le candidat du RDC est accusé d’être en  possession de cartes d’électeurs et soupçonné de les avoir utilisés de manière frauduleuse lors du scrutin.

Plusieurs sources indiquent qu’Apollinaire Mbesse serait en tête après le dépouillement de tous les bureaux de sa circonscription. Il est secondé du candidat du parti travailliste KNK du président Bozizé et celui du FODEM (Forum démocratique pour la modernité), un parti créé par le Chef rebelle de la CPJP (convention des patriotes pour la justice et la paix), Charles Massi.

Pour l’instant, ni la police ni la gendarmerie ne se sont publiquement prononcées sur les vrais motifs de cette arrestation. La CEI (Commission électorale indépendante) n’a cependant pas encore rendu public les résultats globaux des législatives.

 

Source Radio ndeke luka

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Ci-dessous la lettre  reçue de notre  représentant  à Berbérati pour comprendre la haine et l'étendue de la fraude de Bozizé

Berberati le 03 Février 2011 

Mes Chers frères,

Tout a commencé Lundi 31 Janvier 2011 à 6h du matin quand le Commissaire Adjoint et un policier du Commissariat de Police de Berbérati se sont introduits dans la Chambre de Motel SOSI  sans mandat de perquisition du Procureur du Tribunal de Grande Instance de Berbérati. Ensuite ils ont procédé aux fouilles qui se sont avérées bredouilles.

Malgré cet état de chose ils ont emmené le Candidat le Frère Apollinaire MBESSA au Commissariat où le Commissaire Adjoint en l'auditionnant a sorti des cartes d'électeur dont deux sont estampillées aux noms des résidents des quartiers DJAMABALA à Potopoto et Sambanda de Berbérati qui est une ville à 85Kms de DEDE MOKOUBA.

La police lui reproche d'avoir subtiliser ces cartes pour faire voter ses militants afin de passer au 2éme tour en première position dans la S/Préfecture de DEDE reléguant en position défavorable l'ex Ministre et Député DEDE ,ancien militant du RDC ,du PLD, du MLPC et aujourd'hui KNK.

L'adjoint au Commissaire se voyant acculé de partout a confirmé que le complot vient de DEDE Daniel qui a appelé le Commissaire en vue de faire ce montage pour lui laisser libre-champs.

Pour comprendre cette situation il faut que nous parlions de Mr Apollinaire MBESSA qui est originaire de par son Père GOMBE de Mondélé, Bandjifolo et de par sa Mère KAKA de Gamboula, d'ethnie majoritaire dans la S/préfecture de DEDE et Gamboula,il fut suppléant en 2005 de DEDE, ce qui lui a permis de passer député au deuxième tour à Dédé après avoir viré le Sous-préfet MOUSSA, jeune administrateur et le jeune Chef de Canton de Molaye pour ne pas l'avoir  fait passer au 1er tour .Donc il a cassé la carrière d'un jeune administrateur et un parent chef de canton.

Pour ces élections de Janvier 2011 il a lâché son suppléant en faveur d'un autre. Du coup le PNCN de GONDA l'a retenu comme candidat aux législatives à DEDE MOKOUBA. Une fois son dossier arrivé à la CEI à Bangui toujours le même DEDE va user de ses relations pour empêcher la validation de sa candidature à la CEI pour le compte du PNCN.

Monsieur MBESSA ayant été militant de première heure du RDC a dû regagner son parti qui a pu valider sa candidature pour le compte du RDC.

Toujours le même DEDE et le PNCN ont cru faire recours à la justice où DEDE a Eté lui-même contrairement au PNCN qui s'est fait représenter par son avocat. Malgré que DEDE est venu personnellement plaider contre MBESSA en vue d'influencer les juges la justice a fait valider le dossier pour le compte du RDC;

C'est à partir de ce moment que DEDE a juré tout faire lui causer du tort et a promis le faire arrêter. Et c'est chose faite

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 03:13

Rencontre des Candidats Nakombo, Patassé et Ziguele

Discours prononcé par Émile Gros Raymond NAKOMBO lors de la rencontre des Candidats à la présidentielle du 23 janvier 2011.

P2030053

 
Monsieur le Président Ange Félix Patassé,
Monsieur le Président Martin Ziguele,
Monsieur le Président Nicolas Tiangaye,


Mesdames et Messieurs,
Je voudrais d’abord que nous observions une minute de silence en mémoire du président André Kolingba et du général Malendoma ainsi que de tous les combattants et toutes les combattantes de la liberté.

Je vous remercie.

Les réalités et les nécessités nationales finissent toujours par triompher. Nous vivons une période difficile de l’histoire de notre pays. Et celle-ci commande à chaque Centrafricain épris de justice, de démocratie, de liberté et de progrès de se parler en dépit de ce qui les oppose ou les a opposés. Dans cette entreprise, j’ai joué le rôle de pèlerin. Je voudrai donc exprimer toute ma gratitude à tous les partenaires du Collectif des Forces du Changement (CFC), au Président Patassé, à mon frère Martin Ziguele, au Président Louis-Pierre Gamba et à mon Parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pour avoir rendu cela possible.
Je remercie tous ceux qui sont ici présent pour lancer ensemble cette entente dont l’objectif est de faire respecter la volonté exprimée par le peuple centrafricain lors du double scrutin du 23 janvier 2011.

Mesdames et Messieurs,
Durant cette campagne électorale, j’ai porté un projet dont la caractéristique principale était la réconciliation de la RCA avec elle et entre ses fils. Je l’ai nommé SEWA OKO. Je suis satisfait de constater qu’en ce jour, face au rapt du vote des Centrafricains, nous sommes tous réunis pour faire triompher la vérité et la démocratie.

La situation économique de notre pays s’est dramatiquement détériorée ces dernières années. L'insécurité s’est généralisée. Les productions et les rendements agricoles sont en chute libre et ne suffisent plus pour répondre aux besoins nationaux. Les infrastructures sanitaires sont en abandon et les moyens de communication dans l'oubli. Notre environnement se dégrade et l'insalubrité gagne du terrain. L'accès à l'eau potable est une bataille perdue et la production électrique ne suffit même pas pour couvrir une journée nationale de consommation. L'offre scolaire ne répond pas aux exigences du développement. Les 2/3 de notre territoire national échappent au contrôle effectif du pouvoir central, laissant nos compatriotes à la merci des individus hors la loi.

C'est dans ce contexte de désintégration avancée et de violation systématique du code électoral que nous nous sommes rendus aux urnes pour choisir notre nouvel exécutif.

C’était un enjeu capital pour la poursuite de notre marche comme pays et du processus de stabilisation né du dialogue politique inclusif. Or ceux qui en huit années de gestion hasardeuse ont mis le pays par terre, se sont aussi amusés à prendre en otage l’expression réelle du suffrage du peuple centrafricain. Aujourd’hui la démocratie est ravie et l’espoir du peuple, trahi. Ce hold-up porte les germes d’une période d’instabilité aux conséquences fâcheuses si le droit n’est pas respecté. Voilà pourquoi est née cette initiative.

Qui peut croire un seul instant qu'un parti comme le Rassemblement Démocratique Centrafricain avec la base électorale qu'on lui connaît puisse faire de tels résultats qu'on lui a attribués. C'est d'ailleurs le cas pour les autres partis de l'opposition et même certains de la mouvance présidentielle qui s'oppose aujourd’hui à cette dictature qui ne dit pas son nom et qui appartient à une époque qu'on croyait à jamais révolue chez nous.

Nous ne baisserons pas les bras, nous croyons en notre qualité de démocrates que la voie judiciaire est la plus indiquée pour faire nos recours sans trop nous faire d'illusion sur la mainmise qu’exerce ce pouvoir sur les institutions d'encadrement et de contentieux du système électoral.

Néanmoins nous ne pouvons présager de la réaction du peuple face à un régime qui clame le respect des institutions de la république quand cela l'arrange, mais est le premier à bafouer ces mêmes institutions en témoigne toutes les irrégularités commises dans le processus électoral à dessein par les suppôts du pouvoir.

Mesdames et Messieurs,
Notre exigence est le respect de la légalité au travers d’opérations électorales légales pour que celles-ci nous permettent ensemble de reconstruire un Centrafrique pacifié, de relancer la démocratie, d’assurer le respect des droits de l’homme et de garantir l’émergence d’une économie moderne au service du Centrafricain dans un pays où les institutions ne cultivent pas que l’apparence.
Je prends donc part à cette entente avec la réelle ambition et la profonde conviction de veiller au respect strict du suffrage réel, exprimé par le Centrafricain lors du double scrutin du 23 janvier 2011.

Pour notre identité nationale, pour notre histoire commune, pour nos souffrances communes, pour nos responsabilités communes, pour l’espoir du peuple ; nous devrons être exigeant avec nous-même et ceux qui se reconnaissent en nous, en faisant l’essentiel pour que la voix du peuple soit respectée et que la démocratie soit restaurée. Il nous faut donc vaincre les pesanteurs du passé, l'esprit de suffisance et tous les autres complexes préjudiciables à cette entreprise. En acceptant ces sacrifices, nous serons mieux outillés pour canaliser l’énergie du peuple et faire respecter sa volonté du changement.

Nous sommes fils et filles de ce pays. Personne n’en détient le bail. Nul n’a donc le droit de priver la nation des hommes et des femmes qu’elle a choisi.
Mesdames et Messieurs,
Je ne parle pas ici en mon nom seulement ou au nom du RDC, ce serait prétentieux et égoïste.
• Je parle ici au nom de cette maman qui consent d'énormes sacrifices pour que son enfant et son foyer ne manquent de rien;
• Je parle ici au nom de l'espérance de ce père qui se bat au quotidien pour que les rêves de sa femme et de ses enfants s'accomplissent;
• Je parle ici au nom des agents de l'état dont le souhait est une amélioration des conditions de travail et de traitement;
• Je parle ici au nom de nos frères et sœurs militaires qui œuvrent pour une république pacifiée au prix du mépris des gouvernants;
• Je parle ici au nom des millions de Centrafricains, sans emploi ou sous-employés;
• Je parle ici au nom des élèves, des lycéens et des étudiants qui veulent étudier dans des conditions optimales de succès avec un emploi à la fin ou une alternative lorsqu'ils ne parviennent pas à achever le cycle scolaire;
• Je parle ici au nom de ces centaines de jeunes qui, de par le monde; étudient au nom de la RCA parfois dans des conditions difficiles;
• Je parle ici au nom des jeunes et de la femme; plus de 50% de notre population. Qu'ils soient avec ou sans emploi. Qu'ils soient scolarisés ou pas, ils veulent tous d'un Centrafrique en paix dans lequel les droits humains sont respectés et la science utilisée pour améliorer les conditions d'existence et de préservation de l'environnement;
• Je parle ici au nom du cultivateur, du chasseur, du pêcheur dont l'amélioration des conditions d'existence est le souci principal;
• Je parle ici au nom des populations de toutes nos régions ainsi que de nos frères et sœurs de l'étranger qui ont en assez de cette désolation permanente dans laquelle nous vivons ;
• Je parle ici au nom des centaines de milliers de Centrafricains que j’ai croisé durant cette campagne et dont le souci est un Centrafrique en paix dans lequel la fraternité et le progrès sont au rendez-vous ;
• Enfin, je parle en nom, au nom du RDC et de SEWA OKO dont l’objet est le redressement, la réconciliation et la reconstruction de notre pays.


Mesdames et Messieurs,
Ici et là ; s’allume la flamme de la liberté. Le peuple centrafricain ne peut pas rester en marge de ce mouvement, c’est la mission que nous nous assignons : respecter le suffrage du Centrafricain par le droit afin qu’émerge ce Centrafrique où l’Espérance de chaque citoyen est prise en compte, tel est le sens de notre rassemblement de ce jour.
Pour ma part, je ne ménagerai aucun effort afin de soutenir les grandes décisions et orientations qui sont les nôtres.
Allez ! Allez le dire. Moi aussi je ferai pareil.

Je vous remercie
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 02:26

  P2030053

                                              DECLARATION

Nous, Ange-Félix PATASSE, Martin ZIGUELE, Emile-Gros-Raymond NAKOMBO, candidats à l’élection présidentielle, réaffirmons que le scrutin du 23 janvier 2011 a été volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI.

En conséquence, nous renouvelons notre exigence d’annulation de ces élections et rejetons d’avance et avec force ses prétendus résultats  que nous ne reconnaitrons  pas.

 

        Fait à Bangui le 04 Février 2011

Les candidats àl'élection présidentielle

 

    Le candidt indépendant                           Le candidat du MLPC

Ange-Félix PATASSE                                  Martin ZIGUELE

                                  Le candidat du RDC

                       Emile-Gros-Raymond NAKOMBO

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 07:36
Bozizé réélu président en Centrafrique : l'opposition tente de s'organiser
Prêts à patienter plusieurs heures dans les files d’attente, les Centrafricains s’étaient déplacés en nombre pour aller voter le 23 janvier. 
Par RFI

 

En Centrafrique l'opposition s'organise suite aux résultats provisoires, qui donnent le président sortant, François Bozizé, vainqueur dès le premier tour. Il aurait obtenu 66% des suffrages selon la Commission électorale, qui est contestée. La Cour constitutionnelle doit encore proclamer les résultats. L'opposition s'apprête à déposer des recours en annulation et elle a prévu de se retrouver jeudi 3 février 2011.

 

La réunion des quatre candidats opposés à François Bozizé dans la course à la présidentielle ont prévu de se retrouver au domicile de l'ancien chef d'Etat Ange-Félix Patassé. Le candidat indépendant est arrivé en deuxième position avec 20% des suffrages. « Ces résultats ne correspondent en rien à la volonté du peuple, il faut contrecarrer les velléités guerrières de Bozizé », a déclaré Simpliste Coudégué le porte-parole de Patassé.

 

La réunion devrait aboutir à une déclaration commune. Les quatre candidats vont étudier les moyens de coordonner leurs recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle. Certains candidats ne se font aucune illusion sur les chances d'aboutir. « Nous allons être débouté, j'en suis sûr à cent pour cent », a confié un candidat qui a préféré garder l'anonymat.

 

 

Prêts à patienter plusieurs heures dans les files d’attente, les Centrafricains s’étaient déplacés en nombre pour aller voter le 23 janvier.
AFP/PATRICK FORT

 

La réunion de ce jeudi matin vise aussi à ce qu'aucun candidat ne sorte du lot pour prendre des initiatives susceptibles de perturber la paix dans le pays. « C'est notre objectif principal », a dit Emile Nakombo, le candidat du RDC. Les quatre candidats malheureux devront aussi discuter de la survie de l'opposition qui même dans des ses fiefs a été humiliée.

 
Emile Nakombo, candidat à la présidentielle pour le parti RDC

Nous verrons quelles sont les actions à mener d'une manière

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 21:35

Le KNK pavoise, l’opposition conteste les résultats

Mercredi, 02 Février 2011 13:32

 

La délibération globale du scrutin du 23 janvier 2011 en Centrafrique par la Commission électorale indépendante (CEI) est divertissement appréciée à Bangui, capitale du pays, et dans les villes des provinces du pays. Radio Ndeke Luka (RNL) a fait le tour ce 2 février, des différents acteurs impliqués dans le processus, pour avoir recueillir leurs avis.

Jean Jacques Démafouth, candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) crédité du plus faible score à l’élection présidentielle, accuse « la prestation calamiteuse de la CEI qui a jeté un discrédit total sur ces résultats, et donne une honte nationale ». Le candidat de la NAP déclare tout de même « avoir pris acte de ces résultats mais attend le verdict final de la Cour constitutionnelle ».

 

« Nous rejetons en bloc ce que nous appelons une mascarade électorale qui n’honore pas le peuple centrafricain et nous ignorons ces résultats » a affirmé pour sa part Martin Ziguélé, candidat du Mouvement du Peuple Centrafricain (MLPC), 3e du scrutin. « Depuis notre conférence de presse du 25 janvier 2011, nous continuons de collecter des éléments de preuve qui vont nous permettre de saisir la Cour constitutionnelle  dans les 48h » a-t-il conclu.

 

Du côté du pouvoir et de son parti KNK, on pavoise. « C’est la victoire du peuple centrafricain, la victoire de la démocratie » défend Fidèle Gouandjika, porte parole du gouvernement. Selon lui, « le président Bozizé a été plébiscité par le peuple centrafricain pour un bon travail bâti depuis 7 ans, date du sursaut patriotique ».

Fulgence Zeneth, Coordonnateur général et porte parole de l’Observatoire national des élections (ONE) tempère les ardeurs : « cette étape ouvre la voix à celle des contentieux électoraux, qui seront traités par la Cour constitutionnelle. Il y a eu  effectivement des irrégularités pendant le déroulement du scrutin, mais qui ne sont pas de nature à entacher la crédibilité de ces élections ». Le coordonateur de l’ONE appelle le juge constitutionnel « à dire le droit sur ces contentieux ».

 

Dans les rues de Bangui que des journalistes de Radio Ndeke Luka ont sillonné, les avis sont partagés sur ces résultats. Mais la plupart des personnes interrogées disent attendre la décision de la Cour constitutionnelle.

 

A Birao dans l’extrême nord-est du pays, la population s’est réveillée avec une liesse pour la victoire du candidat du KNK (Kwa na Kwa).

Un calme est cependant observé à Bangassou (centre) où certaines personnes interrogées par le correspondant de RNL dans la ville estiment que seule la paix elles attendent.

 

A Bria dans le centre-est, « il n’y a pas eu de manifestation publique dans la ville pour cette victoire mais chacun savoure la victoire à sa propre manière », a constaté le correspondant de Ndeke Luka. Cette ambiance est tout de même observée à Mbaïki (au sud) par le correspondant de RNL.

 

Seulement à Boali, ville située à 95 km au nord-ouest de Bangui, le correspondant de la radio a observé quelques manifestations organisées par les ouvriers du parti travaillistes KNK. La population vaque cependant à ses occupations habituelles.

Le dossier des procès verbaux du scrutin sont remis ce 02 février à la cour constitutionnelle. Celle-ci aura 7 jours pour donner le verdict final. Jusqu’à 14h (heure locale, 13h TU), la CEI n’a pas encore rendu public les résultats des législatives.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:59

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Voici les prétendus résultats provisoires du hold-up et de la mascarade électorale de la présidentielle du 23 janvier tels qu’annoncés tard ce soir par le vrai faux pasteur Binguimalé de la Commission électorale. Il faut s'attendre à ce que le parent de Bozizé qui préside la Cour constitutionnelle confirme cette grotesque parodie. C'est maintenant que les problèmes vont commencer pour le dépeceur.

C.A.P  

 

Centrafrique : Bozizé réélu président au 1er tour avec 66,08%

BANGUI - AFP / 01 février 2011 23h58 - Le chef de l'Etat sortant François Bozizé a été réélu président de la Centrafrique au 1er tour avec 607.184 voix soit 66,08% des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale indépendante (CEI).

Ces résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle dans les quinze jours après ce scrutin qui s'est déroulé le 23 janvier.

L'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, arrive 2e de l'élection avec 184.716 voix soit 20,10% des suffrages.

Suivent l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé 6,46% (59.370), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,64% (42.591) et l'ex-ministre de la Défense et représentant l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,72% (24.980).

M. Ziguélé, Nakombo et Demafouth avaient déjà annoncé qu'ils rejetaient les résultats du scrutin en raison de nombreuses "irrégularités".

Le taux de participation est de 54,01%. 1.825.735 personnes étaient inscrites, 986.030 ont voté, pour un total de suffrages exprimés de 919.841 selon la CEI.

"C'est la victoire de la démocratie pour quelqu'un qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat (en 2003) et qui l'a légitimé par les urnes en 2005", a déclaré Fidèle Ngouandjika, le porte-parole du gouvernement.

"C'est la récompense d'un travail bien fait, le peuple l'a jugé et l'a sanctionné après cinq ans de pouvoir", a poursuivi M. Ngouandjika, également directeur adjoint de la campagne du chef de l'Etat centrafricain.

"On lui donne raison. Il a travaillé comme un vrai président, pas comme un militaire, je suis fier d'être Centrafricain, bravo au peuple centrafricain et que le président respecte la Constitution", a-t-il conclu.

M. Ziguélé a lui affirmé n'avoir "même pas écouté ou suivi (l'annonce)".

"C'est un non-événement. C'est tellement grossier et ridicule", a-t-il poursuivi. Maintenant, nous allons porter plainte et déposer un recours devant la Cour Constitutionnelle mais nous ne sommes pas dupes. La Cour va valider les résultats".

Le président de la CEI le pasteur Joseph Binguimalé, dont le travail a été très critiqué, a lui rendu "grâce à Dieu" et "remercié le peuple centrafricain pour sa patience, sa compréhension, sa tolérance et surtout sa participation massive".

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005.

1,8 million des 4,4 millions de Centrafricain étaient appelés aux urnes le 23 janvier lors des élections présidentielle et législatives. Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles après des années de violences et de multiples coups d'Etat.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 23:07

carte Rep.Centrafricaine

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Centrafrique : Bozizé réélu président au 1er tour avec 66,08% (résultats provisoires)

 

 

BANGUI, 1 fév 2011 (AFP) - mardi 01 février 2011 - 22h56 - Le chef de l'Etat sortant François Bozizé a été réélu président de la Centrafrique au 1er tour avec 607.184 voix soit 66,08% des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale indépendante (CEI), qui doivent encore être validées par la Cour constitutionnelle

 

NDLR : nous ne laisserons pas bozizé  continuer de piller les richesses de notre pays.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:41

DECLARATION DE LA JEUNESSE DU COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT RELATIVE AU HOLD-UP ELECTORAL DU CANDIDAT BOZIZE 

  embleme centrafrique

 

Au sortir du Dialogue Politique Inclusif (DPI), le consensus devrait prévaloir dans toutes les décisions devant régir la vie de la Nation et l’opposition démocratique n’a cessé de le rappeler aux princes qui nous gouvernent.

Malheureusement, force est de constater que le pouvoir, poursuivant sa logique que lui offre quotidiennement le régime du général Président Bozizé, à savoir, les assassinats, l’affairisme au plus haut niveau de l’Etat, les détournements impunis, les humiliations pour ne citer que ceux-là.

Pour mémoire, en 2005, par souci de sauvegarder l’unité nationale mise à mal par ce régime despotique, l’opposition démocratique a accepté les résultats truqués des élections qui ne reflétaient pas la volonté du peuple.

Profitant de cette passivité non complice, le général Président Bozizé veut une fois de plus se maintenir au pouvoir coûte que coûte à travers des élections tronquées de toutes parts.

La jeunesse du Collectif des Forces du Changement (CFC) n’entend plus faire preuve de passivité vis-à-vis de ceux qui veulent renverser la volonté du Peuple par des fraudes électorales massives.

Au vu de tout cela, la Jeunesse du CFC exige purement et simplement :

-          L’annulation des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 ;

-          La mise en place d’une nouvelle Commission Electorale Indépendante digne de ce nom dirigée par une personnalité neutre et compétente, choisie par consensus en lieu et place de notre « bon et juste Pasteur envoyé de Dieu Joseph BINGUIMALE » ;

-          L’informatisation des listes électorales et des cartes d’électeurs afin de garantir la crédibilité des élections, gage d’une paix durable tant réclamée par le Peuple.

D’ores et déjà, la Jeunesse du CFC rejette en bloc tous les résultats qui seront proclamés par une CEI moribonde aux ordres du général Président Bozizé et qui seront validés par la Cour Constitutionnelle car il ne faut pas se faire d’illusions.

La Jeunesse du CFC prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qui découleront s’il arrivait que BINGUIMALE et BOZIZE s’entêtent à détourner la volonté du Peuple.

La lutte continue et la Victoire est certaine car rien ne peut se faire contre la volonté du Peuple !

Fait à Bangui, le 30 janvier 2011

Le Coordonnateur de la Jeunesse du CFC

Moïse Kamel MBELETE

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