27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 06:07

Centrafrique : Inquiétudes du PS français sur les divergences entre la France et l'UE

 

 

logo PS

 

 

Centrafrique : une France complaisante ?

Le Parti socialiste s'inquiète des divergences entre la France et l'Union européenne au sujet de la situation démocratique en Centrafrique. L'Union européenne, principal financeur du processus électoral, a fait part de ses réserves quant au déroulement de l'élection présidentielle. L'UE a ainsi refusé d'envoyer un représentant à « l'investiture » de François Bozizé, alors que la France était la seule grande puissance à y être représentée. L'UE a également exprimé des réticences pour financer le second tour des élections législatives, en raison des importantes irrégularités constatées lors du premier tour. Ce second tour, prévu dimanche prochain, boycotté par l'opposition, ne doit pas ressembler au premier, alors que de très nombreux bureaux de vote n'avaient pas été pris en compte dans le résultat final, remettant en cause la sincérité et la représentativité du scrutin.

 Le PS appelle donc le gouvernement français à clarifier sa position et à rendre publics les éléments qui le conduisent à se désolidariser des conclusions de l'observation conduite par l'Union européenne.

 

25/03/2011

Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international

 

Source : www.parti-socialiste.fr

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:20
Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 14:46

 

 

urgent

 

Bangui, 25 mars (C.A.P) – La Place Marabéna où devrait se tenir cet après-midi le meeting de l’opposition regroupée dans la plateforme du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections 2011 (FARE) est occupée tôt ce matin par les forces de sécurité du régime bozizéen dont de nombreux soldats de la garde présidentielle.

C’est le signe que le pouvoir veut interdire ce meeting dont il doit craindre le succès, les organisateurs ayant lancé un appel radiodiffusé à quasiment toutes les forces vives du pays (centrales syndicales, partis politiques, associations de jeunesse, des femmes société civile et autres…). On redoute de sanglants affrontements avec les forces de répression eu égard à la détermination des participants au meeting.

Ce bras de fer a lieu au moment même où se trouve depuis jeudi soir à Bangui pour une visite officielle de 48 heures en Centrafrique le président sénégalais Abdoulaye Wade dont l’entourage prétend qu’il s’agirait d’une mission de bons offices pour tenter de rapprocher Bozizé et ses adversaires de l’opposition qui refusent absolument de reconnaître  sa prétendue victoire électorale dès le premier tour du double scrutin du 23 janvier dernier dont un rapport de l’Union Européenne vient de remettre en question et de qualifier d’élections sujettes à caution.

Selon nos informations, Abdoulaye Wade devrait recevoir les principaux leaders de la plateforme du FARE notamment les trois candidats à la présidentielle Martin Ziguélé du MLPC, l’indépendant Ange Félix Patassé qui encore convalescent, et Emile Gros Raymond Nakombo du RDC, pour s’entretenir avec eux sur une éventuelle solution de sortie de crise.

La question se pose de savoir si le président sénégalais qui a déjà beaucoup de difficultés à résoudre les innombrables problèmes non seulement chez lui au Sénégal avec la Casamance mais aussi en Afrique de l’Ouest dans la CEDEAO avec les crises complexes comme celles notamment de la Côte d’Ivoire, du Bénin qui vient d’éclater et la situation au Burkina etc…réussira à dégeler la crise postélectorale en Centrafrique.   

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:19

2011 1 21 /03 /Mars /2011 21:46

 

 

 

Internationale-Socialiste.jpg

 

Déclaration du Presidium de l'IS à Athènes

19 mars 2011



Réunion du Présidium de l’Internationale Socialiste
Athènes, Grèce, 19 mars 2011

original: anglais




Les luttes démocratiques dans le monde arabe

Le Présidium de l’Internationale Socialiste est réuni aujourd’hui à Athènes, au pied de l’Acropole, à un moment crucial pour les démocrates et le monde arabe, où des citoyens se mobilisent pour la démocratie, les droits et libertés. De Grèce, le berceau de la démocratie et le pays qui nous a donné ce terme, nous sommes aux côtés de ceux qui font avancer ces changements historiques à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.

 En tant que mouvement mondial qui repose sur la démocratie, nous sommes grandement encouragés par ces développements. A ce moment crucial, nous avons examinés avec des leaders de la région des moyens pour approfondir, intensifier notre soutien à leur égard ainsi que pour les gens de toutes conditions sociales qui sont unis dans cette cause commune.

Nous exprimons notre solidarité non équivoque pour ceux qui sont engagés dans la lutte pour la démocratie, non seulement en ce moment en Afrique du Nord et le Moyen-Orient, mais également pour ceux qui défendent la démocratie à chaque moment dans d’autres parties du monde. Notre Internationale a un significatif passé de contributions aux luttes démocratiques précédentes; en Europe du Sud dans les années 70, en Amérique du Sud et les Caraïbes dans les années 80 et encore en Europe Centrale et Orientale et Asie dans les années 90 des partis social-démocrates, travaillistes et socialistes de l’Internationale Socialiste ont activement participé dans le processus de démocratisation. Il est vital que nous utilisions ces expériences, soutenant les démocrates d’aujourd’hui et reconnaissant ce moment qui a une importance similaire pour le monde arabe.

 Ce printemps arabe a commencé avec les révolutions en Tunisie et a gagné en force avec les évènements inspirants qui ont balayé l’Egypte. Les citoyens de Tunisie et les citoyens d’Egypte ont fait entendre leurs voix et ont fait avancer une vague démocratique de changement. Ces révolutions post-modernes ont la caractéristique commune d’avoir été initiées par des jeunes hommes et femmes dépassant toutes les divisions sociales et factions, utilisant les seules armes auxquelles ils avaient accès, les technologies modernes et médias sociaux. Ils ont réussi de façon très spontanée de faire connaître au monde leurs revendications, soulignant le désespoir causé par des sociétés paralysées par la corruption, le népotisme et la concentration injuste des richesses.

Le succès de la transition vers la démocratie en Egypte et Tunisie est d’une importance vitale pour la région entière et en particulier pour ceux qui, en réponse à leurs demandes, ont été confrontés à la violence et la répression. En Libye, nous pouvons voir que la voix du peuple n’a pas été entendue par le régime et une situation très dangereuse est entrain

 de se développer. Nous condamnons toutes attaques de civils innocents et soutenons la mise en œuvre de mesures nécessaires qui peuvent sauver des vies humaines et promouvoir une sortie démocratique de la crise. Extrêmement préoccupés par la violence contre des civils au Yémen, nous exprimons toute notre solidarité avec le Parti socialiste du Yémen. Une transition claire, rapide et effective vers une démocratie complète en Egypte serait cruciale dans ce pays clef pour le progrès de la démocratie dans l’ensemble de la région. En Tunisie, nous sommes tout aussi engagés à accompagner ces processus en soutenant tous les acteurs démocratiques là-bas parmi lesquels le FDTL. Au Maroc, nous nous félicitons des développements positifs avec une réforme constitutionnelle importante en cours, soutenue par notre parti membre l’USFP. Dans ce contexte, nous réitérons également notre soutien pour le droit absolu du peuple palestinien à la liberté, la démocratie et à un Etat.

Le chemin vers la démocratie dans ces pays fait partie de la continuation d’un processus de démocratisation du monde qui a vu augmenter constamment le nombre de pays avec un système démocratique pendant ces vingt dernières années. Notre organisation contribue à un avenir démocratique dans beaucoup de pays partout au monde qui depuis peu seulement ont fait leurs propres transitions, et où l’IS a des partis membres au gouvernement. Le défi dans beaucoup d’endroits est de développer la démocratie, d’ancrer ses principes dans les institutions de l’Etat et d’assurer qu’elle évolue et mûrisse.

 Ce processus de faire réussir la gouvernance démocratique a de nombreuses caractéristiques, mais parmi les plus essentielles sont les principes d’élections libres et justes, la reconnaissance de résultats d’élections démocratiques, la responsabilité de ceux au pouvoir, l’égalité des chances de participer et la jouissance et la reconnaissance de tous les droits et libertés fondamentales et des médias libres. Mais la démocratie est plus que la simple tenue d’élections, c’est le droit d’exercer un vote sans intimidation ou peur, de participer à un processus électoral transparent, de faire campagne et d’être entendu en tant que candidat de l’opposition. Une démocratie est définie par des institutions fortes qui agissent en impartialité, de façon indépendante et au bénéfice de tous les citoyens.

Le Présidium de l’Internationale Socialiste, se réunissant à Athènes le 19 mars 2011, souligne l’importance de la cause démocratique pour l’identité de la social-démocratie, et sur cette base, notre organisation se tient prête à travailler avec toutes les forces démocratiques émergeant aujourd’hui à travers le monde arabe, qui partagent notre engagement pour une bonne gouvernance, la justice sociale, la durabilité et la paix.

 

 

INTERNATIONALE SOCIALISTE, MARITIME HOUSE, OLD TOWN, CLAPHAM, LONDRES SW4 0JW, ROYAUME-UNI
T: (44 20) 7627 4449 | F: (44 20) 7720 4448 / 7498 1293 | E: secretariat@socialistinternational.org

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:16
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:12

 

 

Caravane CRPS

 

 

COMMUNIQUE RADIO

 

Les partis et associations politiques de l’opposition démocratique :

RDC ; MLPC ; CRPS ; ASD ; LONDO ; LE CANDIDAT INDEPENDANT ANGE FELIX PATASSE et le Comité de Soutien à la candidature de ANGE FELIX PATASSE organisent un grand meeting unitaire le vendredi 25 Mars 2011 à 13H précises à la place MARABENA.

A cette occasion, toutes les militantes et tous les militants des parties et associations politiques précités, les autres partis de l’opposition démocratique, les organisations de la société civile, les syndicats, les commerçants et boubanguéré, toute la population de Bangui et ses environs sont conviés à ce grand meeting.

  Compte tenu de l’importance du message qui sera délivré à cette occasion, la présence de toutes et tous est vivement souhaitée.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 12:26

10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 23:16

 

  P2030053

 

 

 

FRONT POUR L’ANNULATION ET LA REPRISE

DES ELECTIONS DE 2011 (FARE – 2011)

 

 

« E  Boungbi-E sô Kodro ti é »

 

 

 

DECLARATION N° 1

 

 

 

Le Général François BOZIZE, proclamé élu le 12 février 2011 au 1er tour d’un scrutin entaché de fraudes massives et d’irrégularités avérées, prêtera serment le 15 mars 2011 devant une Cour Constitutionnelle dont l’impartialité et l’indépendance sont sujettes à caution.

 

Le choix du 15 mars n’est pas fortuit : il atteste le mépris de François BOZIZE pour la démocratie car c’est la date anniversaire de son coup d’Etat du 15 mars 2003.

 

En effet, l’Opposition centrafricaine avait à maintes reprises attiré l’attention de tous les acteurs et partenaires sur les risques de dérapage du processus électoral (listes électorales manuscrites non fiables, récépissés de deux modèles différents tenant lieu de carte d’électeur, absence de sécurisation du matériel électoral sensible, violation du code électoral sur le nombre et la localisation des bureaux de vote et centres de dépouillement, la désignation des Présidents de bureaux de vote et leurs Assesseurs, etc.).

 

Malgré cette situation, l’Opposition et le Candidat indépendant Ange-Félix PATASSE ont décidé de participer à ces élections afin de préserver la paix et sauvegarder la stabilité politique de notre pays.

 

Force cependant est de constater que le 23 janvier 2011, jour du 1er tour du scrutin, de nombreuses et très graves irrégularités ont été relevées sur toute l’étendue du territoire, comme le confirment les rapports des Observateurs internationaux les plus crédibles tels que l’EISA et l’OIF (absence et omission délibérées des personnes dûment recensées des listes électorales, circulation des cartes d’électeurs parallèles, existence de listes d’électeurs et d’urnes parallèles, création de bureaux de vote fictifs, refus de délivrance des PV de dépouillement et feuilles de résultats aux représentants des candidats de l’Opposition, intrusion des forces de défense et de sécurité ainsi que les représentants de l’Administration dans les bureaux de vote et leur immixtion dans les opérations électorales, nombre excessif de votants par dérogation, falsification des résultats et non comptabilisation des résultats de 1262 bureaux de vote représentant plus de 500 000 électeurs environ soit 27% du corps électoral, etc.).

 

Face à cette situation, dès le lendemain du scrutin, les Candidats de l’Opposition et le Candidat Indépendant Ange-Félix PATASSE ont solennellement pris la décision de rejeter en bloc les résultats qui en seront issus.

 

Ensuite, tirant les leçons des résultats du 1er tour des législatives, ils ont décidé de retirer l’ensemble de leurs candidats retenus pour le second tour.

 

Suite à ces prises de position, l’Opposition politique dans sa globalité fait l’objet de tracasserie et de harcèlement de tous ordres de la part du pouvoir :

 

·         Arrestation-libération de Mr Apollinaire MBESSA,  Candidat du RDC aux élections législatives ;

 

·         Poursuites judicaires engagées contre Me HOTTO Fleurie-Blaise, Secrétaire Général Adjoint du RDC, ancien commissaire de la CEI ;

 

·         Interdiction de quitter le territoire fait à Me Nicolas TIANGAYE, Président de la CRPS, Porte parole du CFC et du FARE, à  Jean-Michel MANDABA, Secrétaire Général du MLPC, et à Guy-Simplice KODEGUE, Porte parole du Candidat Indépendant Ange-Félix PATASSE et Porte parole Délégué du FARE-2011 ;

 

·          Arrestation de Monsieur SAYO – NINGATOLOUM Armel, Responsable de la sécurité de l’Ancien Chef de l’Etat Ange-Félix PATASSE, du Pasteur BAKA Fulgence ;

 

·         Le lynchage médiatique des leaders de l’opposition par des responsables gouvernementaux sans la moindre réaction du Haut Conseil de la Communication (HCC).

 

C’est pourquoi, le FARE 2011 :

 

·         Exige l’annulation pure et simple des élections groupées du 23 janvier 2011 dont les résultats ne reflètent nullement la volonté du peuple centrafricain ;

 

·         Exige la reprise de ces élections dans le strict respect de la Constitution, du Code électoral, des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) et ce de manière consensuelle ;

 

·         Met solennellement la Cour Constitutionnelle devant ses responsabilités face à l’échec du processus électoral ;

 

·         Maintient le retrait de ses candidats du 2ème tour, et dénonce avec force les tentatives de la CEI d’imprimer des bulletins de vote au nom des candidats du FARE dûment retirés de la course ;

 

·         Interpelle la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, Mme Sahle-Work ZEWDE, Co Présidente du comité de pilotage des élections, afin qu’elle assume ses responsabilités avec objectivité et courage, condition sine qua non du maintien d’une paix durable  et de la stabilité en RCA, conformément au mandat des Nations Unies ;

 

·         Exhorte la Communauté internationale, partenaire de la RCA dans son processus électoral et membre du comité de pilotage notamment l’UE, L’OIF, l’UA, la France, les USA, le Nigéria, la CEAC et la CEMAC afin d’œuvrer pour sauver la démocratie en RCA, gage de paix, de stabilité et de bonne gouvernance ;

 

·         Lance un vibrant appel aux partis et associations politiques, aux organisations de la société civile (syndicats, mouvements de Jeunesse, des Femmes, les Démocrates, militants des droits de l’homme, confessions religieuses) afin de prendre conscience de la grave menace qui pèse sur la démocratie centrafricaine par un retour au monopartisme et à la dévolution dynastique du pouvoir de l’Etat et de rejoindre massivement le FARE en vue d’exiger l’annulation et la reprise des élections de 2011 ;

 

·         Se réserve le droit d’organiser des actions de masse multiformes  pour atteindre ses objectifs ;

 

·         Exige la libération sans condition de Monsieur SAYO – NINGATOLOUM Armel, du Pasteur Fulgence BAKA, la cessation des poursuites judiciaires à l’encontre de Me HOTTO, le respect de la liberté de circulation des responsables de l’opposition et l’arrêt des lynchages médiatiques à leur encontre.

 

 

Fait à Bangui, le 09 mars 2011

 

ONT SIGNE :

 

 

 

Emile Gros Raymond NAKOMBO

Candidat à l’élection Présidentielle

Coordonnateur de FARE-2011

 

 

Martin ZIGUELE                                                Ange – Félix PATASSE

Président du MLPC                                       Candidat Indépendant

Candidat à l’élection Présidentielle           à l’élection Présidentielle

 

 

Louis Pierre GAMBA                            Me. Nicolas TIANGAYE

Président du RDC,                                Président de la CRPS,

Président du CFC                 Porte parole du CFC et du FARE- 2011

 

 

 

Christophe BREMAÏDOU                              Ferdinand DAGO

Président de l’ASD                                        Président de LONDÖ

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 12:15

2011 4 10 /03 /Mars /2011 23:22

 

Emile Gros Raymond  PhotoPatasse-copie-1

 

Zig Mart  Tiangaye Nicolas

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 10 Mars 2011 13:47

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), une plate-forme de l’opposition, organise le samedi 12 mars 2011 à Bangui au siège du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) sa première sortie officielle. Selon des sources proches de l’opposition, une  assemblée générale se tiendra à cette date pour la mise en place du bureau dirigeant de cette plate-forme politique.

Le FARE-2011 a été créée le 4 mars 2011 à Bangui, à quelques jours de la tenue du second tour des législatives prévue le 27 mars. L’objectif visé par le front « est de lutter pour défendre la Constitution de la République, obtenir l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 janvier 2011 dans le respect du code électoral et, obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition».

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections regroupe plusieurs entités de l’opposition telle que le RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), l’Association Londo, le CRPS (Convention républicaine pour le progrès social) de Nicolas Tiangaye, l’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) d’André Mbrémaïdou, le candidat indépendant et 2e du scrutin présidentiel Ange Félix Patassé, et certaines organisations de la société civile.

  Publié dans : Politique

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:30

mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 02:21

 

 

monica

 

 

En marge de sa participation au nom de la République centrafricaine aux réunions de l’ITIE du 1er au 3 mars dernier à Paris, le Premier Ministre Faustin Archange Touadéra a également été reçu à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) mais selon nos informations, l’entretien que ce dernier a eu en lieu et place de Bozizé avec les responsables de la Francophonie n’aurait pas été satisfaisant du point de vue des autorités de Bangui.

Le rapport dressé par la mission d’observation du scrutin du 23 janvier dernier conduite au nom de cette institution par l’ex-président burundais Pierre Buyoya avait relevé beaucoup trop de graves irrégularités et dysfonctionnements qui ne pouvaient que discréditer ces élections groupées et conduire l’OIF à être perméable à l’idée d’une annulation, du moins des législatives. S’en étant douté, Bozizé avait voulu venir lui-même à Paris afin entre autre d’y rencontrer le Secrétaire Général de l’OIF, le président Abdou Diouf, mais il a été contraint de renoncer au dernier moment en raison de la crise postélectorale dans son propre pays ainsi que de la gravité de la situation en Libye.  

C’est sans doute non sans une certaine déception à l’égard de l’OIF que Faustin Touadéra a dû quitter Paris pour regagner Bangui via Douala. Il a dû se heurter à l’idée qui semble faire de plus en plus son chemin non seulement à l’OIF mais aussi à l’Union Européenne pour une annulation pure et simple des élections législatives du 23 janvier 2011 gravement entachées comme cela est désormais établi, de fraudes et d’inacceptables irrégularités. Cette perspective ne doit sûrement pas être du goût de Bozizé et sa clique dont l’objectif est d’obtenir coûte que coûte cent (100) députés KNK sur 105 sièges à l’Assemblée nationale mais ont-ils les moyens de résister longtemps à leurs principaux appuis que sont l’UE, la France, l’OIF ?

Est-il en effet besoin de rappeler que sans les différents appuis décisifs de la France, de l’UE, de l’OIF et certains partenaires au développement, l’Etat centrafricain n’aurait certainement pas atteint le point d’achèvement pour être admis à l’initiative PPTE du FMI avec son corollaire, l’annulation des dettes du pays par le Club de Paris et le tout reste qui s’en est suivi. Or force est de constater qu’à partir de ce 7 mars  il ne reste plus que 20 jours du second tour des élections législatives prévues pour se tenir le 27 mars. Théoriquement, dans en gros une semaine, devrait démarrer la campagne électorale pour ce scrutin. Or, la Cour constitutionnelle qui est submergée par les nombreux recours n’a toujours pas vidé le contentieux issu du premier tour du scrutin.

Bozizé quant à lui, ne pense qu’à son investiture du 15 mars prochain où il tablerait sur la présence d’au moins dix chefs d’Etat même si certains observateurs avisés estiment qu’il prend ses désirs pour la réalité. Très peu de chefs d’Etat l’ont officiellement félicité depuis sa prétendue réélection. Il a néanmoins déjà commencé à échanger avec son entourage clanique au sujet de ceux qu’il doit remercier pour services rendus en les appelant au bord de la mangeoire, notamment avec la désignation de son prochain Premier Ministre et la formation de son prochain gouvernement, au profil de celui qu’il compte faire élire au perchoir de l’Assemblée nationale à majorité écrasante de sa famille et du KNK son parti.

Ainsi, selon certaines indiscrétions parvenues à notre rédaction, le président de l’Assemblée nationale sortant, Célestin Leroy Gaombalet alias Gaou la fumée devrait remplacer à l’ambassade de la RCA à Paris, Jean Willibyro-Sacko qui a laissé vacant ce poste pour devenir Ministre d’Etat à l’Administration du territoire. L’idée que l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï puisse enfin quitter le très juteux ministère des mines pour occuper le perchoir a été jugée saugrenue par certains dans le proche entourage de Bozizé. Ceux-ci auraient fait comprendre à celui-ci qu’il était très risqué de mettre Ndoutingaï au perchoir car ce garçon corrompu et un des multimilliardaires du gouvernement, est un chef de milice et ne fait pas mystère de ses envies d’être un jour à la place du calife.

Pour la primature, Bozizé hésiterait encore sur l’idée de la reconduire une seconde fois Faustin Touadéra mais certains de ses proches du clan le lui déconseillent. Toujours pour la primature, on reparle de Jean Willibyro Sacko et de Jean Jacques Demafouth. Le nom de ce dernier est également avancé pour remplacer le colonel Mahdi Marboua comme Inspecteur Général d’Etat.  

Tout cela est dans l’air et ne tient pas compte d’un climat de crise politique postélectorale et dans un contexte de contestation farouche des résultats des élections groupées du 23 janvier dernier par une opposition déterminée cette fois-ci. Elle vient de mettre en place une structure, le (FARE) pour l’annulation de ce double scrutin et la reprise de nouvelles élections dignes de ce nom. Une preuve de sa volonté ferme est son refus de prendre part au second tour des législatives du 27 mars prochain.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 21:50
OPINIONS

TACTIQUE ET STRATEGIE EN POLITIQUE : LES LIMITES OBJECTIVES DE L’OPPOSITION CENTRAFRICAINE



TACTIQUE ET STRATEGIE EN POLITIQUE : LES LIMITES OBJECTIVES DE L’OPPOSITION CENTRAFRICAINE
Le matérialisme dialectique nous enseigne que la loi de la lutte entre les forces contraires est universelle comme l’identité des contraires, leur conditionnement mutuel et leur transformation réciproque.

Ainsi, quand le matérialisme dialectique nous recommande de tenir compte des rapports de forces en présence, c’est parce qu’ils sont applicables aux forces et rapports de forces auxquels nous devons nous adapter. Mais cela ne veut nullement dire un aplatissement, encore moins une soumission à l’autre, une démission devant la force adverse du fait de sa puissance apparente et illusoire, mais bien au contraire, de coordonner des actions, des manœuvres habilement menées pour atteindre les objectifs qu’on s’est fixés, en tenant compte de ces rapports de forces. Ainsi, en parlant d’une stratégie électorale, il faut la dilater jusqu’au rapprochement politique dans les alliances objectives et non contre nature, elles mêmes conditionnées par plusieurs facteurs inhérents à la situation socio-économique du moment en vue d’inverser ou de créer de nouveaux rapports de forces à son profit. L’importance des pressions économiques et la vulnérabilité des opinions publiques pèsent considérablement sur les choix stratégiques en période électorale. L’ensemble des moyens habiles employés pour obtenir les résultats recherchés est une donnée fondamentale susceptible de créer une interaction réciproque entre la tactique et la stratégie.

Partant du matérialisme dialectique, on peut dire que l’opposition centrafricaine a manqué d’intelligibilité dans la lecture de la grille du processus électoral, surtout dans l’articulation de sa stratégie et de sa tactique avant, pendant et après les élections, en fondant toute son analyse sur le soutien de la communauté internationale, cette nébuleuse qui fonctionne selon les rapports de forces définis sur la base des intérêts de ses membres.

Une analyse lucide du processus électoral fait apparaitre que les irrégularités nées de l’impréparation ayant émaillée les scrutins du 23 janvier 2011 sont dues non seulement à l’incompétence tant décriée de celui qui avait la charge de les organiser et que l’opposition n’a pas pu évincer là où l’opposition tchadienne a réussi à s’imposer, mais aussi à la ferme volonté du pouvoir de créer la confusion pour pêcher en eau trouble, tellement obnubilé à l’idée d’opérer un passage en force dès le 1er tour en vue de prendre une revanche sur l’histoire par tous les moyens et avec tous les moyens possibles et imaginables, François Bozizé ayant mal vécu sa mise en ballotage par Martin Ziguélé aux élections présidentielles de 2005, mais redoutant surtout une possible alliance au 2ème tour entre Patassé et Ziguélé – qui le mettrait dans un face à face avec Patassé.

Le Président Bozizé est un homme entier qui ne fait pas dans la demi-mesure, s’enfermant souvent dans une psycho-rigidité derrière le masque d’un père débonnaire et calme, tel un cobra qui cherche à séduire sa proie par une danse macabre d’hypnose avant de l’avaler par sympathie. Il est souvent pris de violents coups de colère qui déstabilise cette sérénité trompeuse.

L’opposition le sachant parfaitement n’a élaboré ni collectivement, ni individuellement une riposte encore moins une stratégie à la mesure du personnage, sauf l’exigence des reports successifs de la date du déroulement des échéances électorales qu’elle s’est montrée incapable de mettre à profit pour s’affirmer et qui finalement ne lui a servi à rien. Quand on sait que le pouvoir avait mis en place depuis longtemps une organisation méthodique de très grande envergure, par une série de manœuvres destinée à quadriller le pays pour réussir ce festival de fraudes : bourrage d’urnes, bureaux de vote non comptabilisés (27% d’ »oublis », violences et intimidations d’opposants, d’où son refus de céder quoique ce soit qui puisse rendre facile à l’opposition l’appropriation du pouvoir.
Refus de rendre pleinement opérationnel le comité de suivi des recommandations du dialogue politique inclusif

Refus de s’investir dans la réalisation du DDR. Cette phase de trois opérations retenue comme les préalables non négociables à l’organisation des élections nationales transparentes et crédibles.
Refus enfin de respecter l’indépendance de la Commission Electorale Indépendante (CEI) dont les comités locaux dans les provinces ont été investis par les militants du KNK avec la participation active des préfets et sous-préfets aux ordres du pouvoir.

L’opposition ayant relevé ces manquements graves n’a pu y apporter la thérapie appropriée, restant au niveau de la description et de l’observation, au lieu d’une riposte graduée et d’une stratégie engagée pour enrayer ces velléités de fraudes en état de planification, a fini par tomber dans le vide institutionnel qu’elle a provoqué sans réussir à le maitriser, alors que cette période était choisie comme celle de toutes les surprises pour le Président Bozizé qui déclinera malicieusement l’offre d’un accord politique pour la gestion de cette séquence consistant à la mise en place d’un gouvernement et d’un parlement de transition.

Le pouvoir ayant perçu cette faille s’y est engouffré en utilisant comme prétexte de sa détermination à aller aux élections, la pression de la fameuse communauté internationale qui, dans sa position de principe, exige le strict respect des délais constitutionnel. François Bozizé en a profité pour maintenir et entretenir l’insécurité en vue de créer les conditions d’une victoire électorale surprise sur ses adversaires pris dans le piège de la non participation aux élections sans la fin certifiée du DDR qu’ils avaient envisagé un temps soit peu. Quel machiavélisme !

Pour enfoncer le clou, François Bozizé n’hésitera pas à mettre encore une fois de plus la cour constitutionnelle et le parlement à contribution pour proroger gratuitement son mandat. A la surprise générale, et avec un grand désarroi dans les Etats majors de l’opposition, la majorité des députés de l’opposition votera par cupidité et opportunisme la révision d’une des plus importantes dispositions de la constitution en faisant sauter le verrou de la limitation du délai du mandat présidentiel en contrepartie d’une enveloppe de 250.000 FCFA chacun ; mais aussi pour proroger leur propre mandat alors que quand bien même ils avaient voté contre, leur mandat serait également proroger du fait de la majorité absolue que le pouvoir et ses alliés détiennent au parlement. Cela aurait pu permettre à la communauté internationale d’apprécier la situation à sa juste valeur et à l’opposition de constater dans sa stratégie de déstabilisation, une vacance du pouvoir qui pouvait lui permettre de créer les conditions de négociation  gagnant-gagnant en vue d’exiger un partage du pouvoir. Comme en une chose malheur est bon, les voilà renvoyés dans leur famille par le peuple trahi qui les jettera sans nul doute dans la poubelle de l’histoire. Cette stratégie a permis à contrario à François Bozizé d’avoir les coudées franches dans la gestion du processus électoral et des résultats que nous connaissons : 66,8% pour la CEI, 64,37% pour la cour constitutionnelle qui ne donnent aucune explication sur ce différentiel de 2,43%.

Comme on peut le constater, l’opposition centrafricaine est victime de sa propre turpitude et ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Evoluant dans le désordre du chacun pour soi, elle recueille les fruits de ses errements : un pas en avant, deux pas en arrière devant les difficultés qu’elle n’a pas su prévenir, elle s’est enfermée dans une valse d’hésitations par manque de vision stratégique. Ayant pris une part active au processus électoral au sein de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et aux multiples rencontres organisées au palais de la renaissance à l’initiative du Chef de l’Etat, elle n’a fait à aucun moment preuve d’une stratégie commune et coordonnée basée sur un mot d’ordre mobilisateur en vue d’une action concertée de grande envergure pour imposer son point de vue. Or, l’expérience nous renseigne que nulle part en Afrique, un président qui se succède à lui-même n’organise les élections sans la contribution de l’administration, des forces de défense et de sécurité ainsi que des institutions de la république.

C’est à l’opposition de prendre des initiatives courageuses pour transformer ces obstacles en moyens d’action en se donnant les moyens de sa politique, pour ne pas se voir réduit à faire la politique de ses moyens. « On ne va pas à une lutte politique comme à un dîner de gala », disait l’autre. Elle doit jouer pleinement son rôle dans le cadre des lois et règlements en vigueur qui définissent l’opposition politique comme étant « l’ensemble des partis et des forces politiques opposés à la majorité parlementaire, au gouvernement qui en est issus ». La constitution quant à elle précise le statut et le rôle des partis politiques en ces termes : « les partis ou groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale.
Ils se forment et exercent librement leurs activités. Ils sont tenus de respecter le principe de la démocratie, de l’unité et de la souveraineté nationale, des droits de l’homme et la forme républicaine de l’Etat, conformément aux lois et règlements ».

Malheureusement dans beaucoup d’affaires : violation de la constitution, violation des droits de l’homme, violation des textes et lois portant sur les droits des partis politiques à accéder à la radio et à la télévision d’Etat, les droits de manifester pacifiquement, de tenir des meetings, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce sont beaucoup plus des individualités, des personnalités indépendantes qui défendent la loi en lieu et place des partis politiques, lesquels donnent l’impression d’être tellement tétanisés par la peur, incapables d’organiser le moindre meeting ou une manifestation pour atteindre non seulement le plus grand nombre de leurs adhérents, mais également de faire passer leurs idées dans l’opinion nationale et internationale aux fins de créer ou d’inverser les rapports de forces à leur profit, au lieu de s’agiter dans des conférences de presse ou par des communiqués de presse rédigés dans leur salon, de s’égosiller dans des interviews à Radio France International ou à la BBC, se comportant beaucoup plus en sophiste qu’en homme politique, car constamment cloitrés dans des salles de réunions où ils apparaissent beaucoup plus comme des moines trappistes en plein exégèse.

Face à cette farce électorale dont les conséquence risquent d’être incalculables pour la stabilité du pays, des actions de masse peuvent surgir si l’opposition avait la capacité de mobilisation ou s’en donnait les moyens pour appeler les citoyens à manifester pacifiquement, siégeant en silence dans des assemblées publiques, occupant pacifiquement une chaussée le temps d’un sit-in, la marche pacifique combinée avec des meetings d’explications, ce sont ces quelques actions politiques qu’on associe souvent à une désobéissance civile.

C’est dans cet élan que les intellectuels progressistes, avant-garde de la lutte pour la justice et le progrès social contribueront efficacement à libérer les esprits, observer le style d’oser penser, appeler et agir. Tirant les leçons de l’expérience de l’histoire de lutte des autres peuples, ils feraient faire un grand bond en avant. En effet, l’histoire nous apprend que maintes fois, le Président Mao nous a recommandé de mettre la stratégie et la tactique au poste de commandement dans toute action politique en donnant libre cours au mouvement. C’est ainsi qu’en mobilisant l’esprit créateur et révolutionnaire du peuple chinois, qu’un grand bond en avant fit son apparition dans toute la Chine et les communes populaires. Ce qui lui a permis, grâce à cette dynamique de masse, de porter les coups les plus durs aux ennemis de l’intérieur, particulièrement à Liou-Chao-Chi et Yang-Hsien-Tchen, qui se creusèrent la cervelle pour systématiser des absurdités, niant l’action des masses populaires dans l’histoire, en tentant de rejeter la ligne générale du grand bond en avant.
Lénine avait lui aussi critiqué sévèrement dans : « matérialisme et empiriocriticisme » la théorie machiste comme un sophisme idéaliste, subjectif et réactionnaire prônés par Liou-Chao-Chi, Yang-Hsien-Tchen et consorts qui, en vue d’attaquer la théorie de la réflexion active des masses populaires, ont poussé le cynisme jusqu’à dénaturer la réalité de l’action des forces populaires dans la lutte politique au mépris de toute logique. Le Président Mao, chaque fois qu’il était mis en minorité ou en difficulté au bureau politique ou au comité central du Parti Communiste Chinois (PCC) a toujours eu recours aux masses populaires pour faire triompher les idéaux de la révolution et du Parti. Il en est ainsi du grand bond en avant, de la révolution culturelle concentrée dans le slogan émancipateur de : « que cent fleurs éclosent et que cent écoles rivalisent ».

Certains leaders de l’opposition, qui se sont infiltrés au sein du Collectif des Forces du Changement (CFC), ont tenté de lancer une attaque surprise comme la clique de Liou-Chao-Chi afin de dévier la CFC de sa juste lutte pour la transparence des élections, en cultivant un climat de suspicion et de méfiance, en évitant des prises de position commune sur les élections au point de créer une cacophonie dans les rangs de l’opposition.

Mais en mobilisant les masses populaires, on peut mener des luttes victorieuses aux côtés du peuple et avec le peuple, en approfondissant sa connaissance de l’essence des choses, pour dévoiler et résoudre les contradictions qui apparaissent dans la marche en avant, en mettant l’accent sur le travail politico-idéologique.


l’Ambassadeur SISSA LE BERNARD N’ZAPA – A-NAI-COLO


Jeudi 3 Mars 2011
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:56

Ange-Félix Patassé admis d'urgence à la clinique Chouaib à Bangui

 

 

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Bangui, 5 mars (C.A.P) - L'ex-président Ange-Félix Patassé a été admis d'urgence à la clinique Chouaib ce samedi 5 mars en fin d'après-midi à la suite d'un malaise dont il a subitement été victime a-t-on appris d'une source proche de sa famille. En début de soirée ce samedi, son état se serait subtantiellement amélioré toujours selon une source proche de son entourage qui a même ajouté qu'il se serait notamment alimenté.  

 

Le refus opposé à certaines personnalités venues pour lui rendre visite par l'équipe médicale qui avait pris en charge l'ancien président donne à penser que l'état dans lequel il avait initialement été conduit à la clinique était d'une certaine gravité dit-on également dans son entourage qui n'hésite pas à faire un lien entre l'état du célèbre malade et les récentes tracasseries dont il était l'objet par son entourage interposé de la part du pouvoir bozizéen. 

 

La police politique avait en effet effectuée une descente musclée au siège de la coordination de sa campagne électorale à la recherche d'armes de guerre dit-on, fouilles qui s'étaient révélées infructueuses mais qui avaient néanmoins entraîné l'arrestation de cinq personnes présentes sur les lieux. Quatre seront relâchées quelques jours après sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elles mais la cinquième personne serait toujours détenue jusqu'à présent.

 

L'arrestation dans des conditions rocambolesques par la gendarmerie en compagnie d'un élément de la FOMAC et un pasteur le 1er mars dernier de Armel Ningatoloum Sayo, responsable de la sécurité de Patassé et un des fils de son actuelle épouse, serait la goutte d'eau qui  aurait sérieusement donné des soucis à l'ancien président, ce qui serait la cause de ses ennuis de santé ose-t-on avancer dans l' entourage de l'ex président. 

 

Il y a lieu de rappeler qu'Ange Félix Patassé a eu 76 ans le 25 janvier dernier. Il a signé il y a à peine vingt quatre heures la plate-forme du Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE) aux côtés des leaders du Collectif des Forces du Changement (CFC) notamment Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé etNicolas Tiangaye, candidats aux dernières élections préésidentielles et législatives transformées par Bozizé et le KNK en une véritable et honteuse mascarade.   

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