21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 22:20

Les nouvelles de Sassara des réunions du 9, 11 et 18 septembre 2010
(Centrafrique-Presse 21/09/2010)
 


Une réunion des agents des différents services de renseignements s’est tenue le jeudi 9 septembre 2010 à Damara de 22 heures à l’aube, sous la présidence de François Bozizé, assisté de son fils Francis Bozizé, de ses frères militaires et gendarmes, ainsi que de Joël Moïdamsé Sinféi, le véritable coordonnateur des renseignements à la Présidence et « homme de l’ombre » de Bozizé.

Cette réunion a débattu des points suivants :

Francis Bozizé a présenté aux agents de renseignements les appareils miniaturisés qu’ils ont acquis pour les équiper et renforcer leur efficacité : des mini appareils enregistreurs pour enregistrer les propos des personnes ciblées pour les enquêtes, et des appareils anti-agresseurs pour neutraliser par simple jet des personnes indésirables, sans attirer l’attention et sans bruit. Francis Bozizé que son père a chargé de tous les aspects sécuritaires du pays quand il est absent, a poursuivi sa démonstration en ajoutant que ce dispositif est plus discret que les coups de feu avec des armes.

François Bozizé a ensuite pris la parole pour annoncer aux agents de renseignements que l’ex-Président Ange Félix Patassé lui a fait parvenir un message lui demandant de l’aider encore à rouvrir une action judiciaire contre Ziguélé dans l’affaire du MLPC au niveau de la justice. François Bozizé a demandé à tout le monde de réfléchir à l’opportunité et aux conséquences possibles de l’appui sollicité par Patassé. Rendez-vous leur a été donné à la réunion du samedi 11 septembre pour arrêter une décision.

A la sortie de la réunion, le Capitaine Vianney Semndiro a pris de côté cinq agents de renseignements et leur a distribué 5000 francs F CFA chacun pour qu’à la réunion du samedi 11 septembre, ils soutiennent la demande de Patassé afin que Bozizé puisse l’appuyer dans sa lutte judiciaire contre Ziguélé qui est un vrai danger pour le régime.

François Bozizé a ensuite demandé à Francis de lui faire le point sur « l’opération Koudoufara », qui est la stratégie d’approche des candidats à la députation de l’opposition pour les retourner contre leur propre camp. Francis a demandé à le faire à la réunion suivante.

Enfin, François Bozizé a informé l’assistance que malgré les rapports mensongers d’Elie Ouéfio, maintenu ministre résident de l’Ouham-Pendé malgré son départ du gouvernement, les informations qui lui parviennent par d’autres canaux indiquent que 90% de l’électorat de l’Ouham-Pendé est toujours favorable à Ziguélé. L’effet Patassé n’a pas vraiment joué. Il s’est dit très déçu par cette situation malgré d’importants moyens qu’il a mobilisés et remis à Elie Ouéfio pour le travail dans cette préfecture. Il a conclu en disant que la seule solution maintenant est de bien réfléchir à la création d’incidents pour annuler les votes de plusieurs bureaux de vote dans cette région.

Il a continué en disant que dans les régions de l’Est, les moustiquaires imprégnées distribuées par le ministre André Nalké Dorogo, transfuge du MLPC, et présentés aux populations comme don personnel de François Bozizé, sont un excellent moyen de campagne. Il demande que l’OMS soit mise sous pression pour en fournir le maximum possible au Ministre André Nalké pour continuer ce travail dans d’autres préfectures, en insistant lors des remises que ces moustiquaires imprégnées sont des dons non pas de l’OMS mais du Président Bozizé qui se soucie de leur santé.



Réunion du samedi 11 septembre 2010

La réunion du samedi 11 septembre a eu lieu a Sassara, de 22 heures à 1 heure du matin. Elle était présidée par Francis Bozizé, son père étant en déplacement hors du pays .Il était assisté de ses frères dans l’armée et la gendarmerie, et de Joël Moidamsé Sinféi, coordonnateur du renseignement.

Cette réunion avait pour but de recueillir l’avis des agents de renseignements sur la suite à donner à la demande d’appui d’Ange Félix Patassé contre Martin Ziguélé dans l’affaire judiciaire du MLPC, afin de diviser et de perturber l’électorat du MLPC. Sur les 50 agents de renseignements sollicités, 35 se sont prononcés contre toute implication du Président Bozizé dans une affaire judicaire que Patassé avait déjà perdue jusqu’à la cour de cassation. Ils ont ajouté que la manœuvre serait tellement grossière que ni la justice ni la population ne verraient cela d’un bon œil, et que Ziguélé en serait le plus grand gagnant devant l’opinion. Par contre, 15 agents étaient pour l’aide à apporter à Patassé.

Après des échanges nourris, la décision a été précise de ne pas donner une suite favorable à la demande Patassé, car il n’a aucune chance de gagner un éventuel procès dans cette affaire.

En divers, le problème de la location de la villa Baba à Sica 2 pour la Direction Nationale de campagne du MLPC, dont une partie du mobilier a été saccagé par l’ex-Ministre d’Etat Gonda a été évoqué. Francis Bozizé a affirmé que c’est Henri Pouzère, en tant que coordonnateur de l’UFVN et habitant à Sica 2, qui a œuvré pour que cette villa soit louée au MLPC. Il a poursuivi en disant qu’il faut aussi contrecarrer Jerry Baba, le bailleur, dans toutes ses actions et déterrer ses dossiers judicaires notamment l’affaire Moov.

Un lieutenant de la Grade Présidentielle a informé l’assistance que lors des obsèques de Simplice Moholo à Boda le week-end du 10 au 12 septembre, Ziguélé a fait le déplacement de Boda avec trois véhicules dans sa suite, et cela signifie donc qu’il est déjà en campagne. Des mesures énergiques doivent être prises pour l’empêcher de faire une campagne déguisée.



Réunion du samedi 18 septembre 2010

Cette réunion qui a duré de 16 h à 19h a été présidé par Francis Bozizé, en l’absence de son père en déplacement hors du pays.

La réunion s’est focalisée sur l’évaluation des opérations de déstabilisation des partis de l’opposition démocratique. Ainsi, il a été évoqué les difficultés de la ministre Solange Ndakala à Bambari 2, rejetée par la population locale, et de la nécessité d’envisager à partir des situations similaires, les voies et moyens d’acheter des candidats les mieux placés de l’opposition pour les retourner.

Francis Bozizé a informé l’assistance qu’il a déjà remis de l’argent à beaucoup de personnes contactées, mais celles-ci lui ont demandé d’être patient, afin d’éviter des réactions comme dans l’affaire de David Gbéti du RDC qui selon lui, n’a pas été bien menée. Les soutiens de David Gbéti au sein du RDC ont été rapidement identifiés par leur Bureau Politique, et toute la stratégie du pouvoir mise à nu. En plus, les personnes qui ont servi d’intermédiaire à David Gbéti (une est aux affaires étrangères et une autre est une dame, épouse d’un haut-fonctionnaire) ont plus « mangé » que les jeunes destinataires des subsides. Alors a-t-il conclu, la prudence est de mise cette fois-ci.

Sur le plan opérationnel, 50 nouveaux téléphones portables ont été remis aux agents de renseignements, qui seront répartis en groupe de 5 par arrondissement, pour surveiller et informer la hiérarchie des réunions de l’opposition.



Réunion d’urgence du dimanche 19 septembre 2010

Une réunion d’urgence a été convoquée le dimanche 19 septembre de 12 h à 15 h, sous la direction de Francis BOZIZE, pour faire le point sur le déplacement de Martin Ziguélé dans la Nana-Mambéré.

Dès le début de la réunion, Francis Bozizé a appelé au téléphone le Commissaire Spécial de la ville de Béloko et a mis le haut-parleur du téléphone en marche. Le commissaire spécial les a informés que Ziguélé est entré à Baboua le jeudi 15 septembre à 17h30 et a été escorté par une foule très importante, il s’est directement rendu au domicile de la famille de Charles Massi. Il a tenu un meeting devant la maison familiale et a promis un soutien à la famille Massi en cas de sa victoire.

La même nuit, en toute discrétion, le Préfet de Bouar s’est rendu en moto conduit par un soldat à Baboua pour vérifier la situation. Ne pouvant rencontrer lui-même Ziguélé, il a demandé au sous-préfet de Baboua, Marc Ouéfio, assisté de ses collaborateurs et du maire, d’aller sous prétexte de visite de courtoisie, sonder Ziguélé sur ses intentions de tenir la place mortuaire de Massi.

Un fils de Bozizé a immédiatement réagi pour demander la liste des localités visitées par Ziguélé. Le commissaire spécial de Béloko a cité au téléphone une par une, les villes et les villages où Ziguélé s’est arrêté.

Le débat a repris entre les participants qui ont demandé que les meetings des opposants soient purement et simplement interdits à l’intérieur du pays. En cas d’impossibilité de les interdire, il faut demander aux forces de l’ordre de les perturber.

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 21:58

 

 

 

 

drapeau rca A QUOI SERVENT LES ELECTIONS EN AFRIQUE ?
 
(Libre antenne 20/09/2010)
 

A l’approche des échéances déterminantes pour la plupart de pays africains en général, et plus particulièment la République centrafricaine, beaucoup sont les citoyens qui s’interrogent encore sur l’utilité des élections, la nécessité d’aller voter, se demandant « à quoi servent les élections dont les résultats sont connus d’avance ? »

La République fonctionnant selon le principe du gouvernement représentatif, la fonction première des élections est de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants, qui doivent conduire leur destinée et leurs représentants, qui rédigeront et voteront la loi en leur nom au Parlement. Ainsi, l’élection est une délégation de Souveraineté. Elle constitue, au sein d’une société organisée, une « soupape de sécurité ». En effet, la possibilité pour les citoyens de pouvoir régulièrement exprimer une alternance ou, au contraire, de donner un nouveau mandat au pouvoir sortant, évite que les désaccords politiques majeurs ne trouvent un autre terrain d’expression (la rue) et d’autres modalités (la violence), comme c’est souvent le cas dans le continent.

L’élection peut aussi permettre de régler une crise. Lorsqu’un débat extrêmement important divise les citoyens, le recours au suffrage universel peut permettre de trouver une solution. Ainsi, par exemple lors des événements de mai 1968 en France, la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation à des élections législatives par le Général De Gaulle permirent de calmer les tensions dans la rue.

Or concernant le continent africain, organiser les élections sensées permettre aux peuples de choisir librement leurs dirigeants dans les différentes institutions est devenu quasiment un jeu d’enfants. Pendant que sous d’autres cieux, le rapport entre candidat et électeur a pour objet un cahier de charges à remplir par celui qui vient solliciter le suffrage et sensé conduire au bien être du plus grand nombre, en Afrique et dans la plupart des pays du continent, les jeux sont joués d’avance. Le parti au pouvoir s’arrange toujours pour faire évoluer les choses en faveur de l’élection de son favori, souvent le chef d’Etat sortant, s’il ne s’agit pas tout simplement de son propre fils en cas de vacance du pouvoir. Ce qui semble être le cas au Congo Brazzaville et au Gabon pour ne citer que ces deux pays dont tous connaissent leur attachement à la nébuleuse Francafrique. Dès lors que les jeux sont joués d’avance, à quoi servent alors réellement les simulacres d’élections ?

Une « élection démocratique » est le fait pour un peuple d’un pays donné de se choisir librement et sans aucune contrainte, à un moment donné de l’histoire de son pays ses propres dirigeants sensés exécuter un programme convenu au préalable, et ce, en vue de son bien être. Il ne souffre alors d’aucun doute que le pouvoir qu’exerce les hommes politiques issus des urnes a pour objectif principal l’amélioration du vécu quotidien des citoyens, l’amélioration des conditions de vie et d’existence dans le pays, la protection de l’intégrité territoriale et la défense des intérêts nationaux dans le concert des nations. Tel devrait être la nature du contrat liant les différents hommes politiques à leurs peuples respectifs. Et la survie ou la validité de tels contrats tient ni plus ni moins qu’à l’entière exécution de cette espèce de cahier de charges liant l’électeur à l’élu. Cette stratification de rapports socio-politiques fait que les candidats à l’élection s’engagent à être au fait au service de leurs peuples qui agissent en véritable souverain. Le pouvoir détenu par les hommes politiques est donc l’émanation de ceux-ci ; et à leur niveau, ils l’exercent par procuration.

Cette relation ou ce type de contrat n’est valable que si chacune des parties respecte et exécute scrupuleusement sa part de responsabilité ; ce qui malheureusement ne semble pas être le cas pour la plupart de pays du continent d’Afrique subsaharienne (rien qu’à voir l’écart entre les promesses électorales et les réalisations pendant le temps du règne et d’exercice de l’impérieum tant convoité et pour lequel beaucoup de candidats sont prêts à vendre leurs âmes au Diable). A cette imposture viennent s’ajouter tous les engagements avec les milieux des esprits : entendez par là les loges ou sectes pernicieuses, les marabouts, les sorciers et autres petits féticheurs du quartier, au point que tout le monde se fait poli, docile et candide ; mêmes les loups se couvrent de la peau d’agneaux pour la circonstance. Mais après la publication de résultats des urnes, on assiste à une espèce de transformation quasi mystique de tous ces agneaux : l’arrogance, le mépris, l’ingratitude, le mensonge, l’insouciance, les rapines , etc... La vraie nature revient jusqu’au prochain scrutin. C’est un peu ça le vilain jeu appelé à tort « élection » en Afrique, mais qui en réalité est un vrai marché de dupe.

A cause de peu d’exigences des citoyens et l’absence de la culture politique, les politiciens véreux abusent toujours du peuple ; raison pour laquelle la classe politique africaine devient davantage plus riche pendant que le peuple, lui, continue à tirer le Diable par la queue. Telle est quasiment l’état des lieux de la situation politique dans le continent ou encore la nature de rapports entre la classe politique africaine et le peuple souverain.

Election politique : un non sens en Afrique, quand on examine l’état de rapports entre la classe politique dirigeante africaine et les populations paupérisées et meurtries, il y a lieu de se demander pour quoi on dépense autant d’argent dans cette partie du Monde pour organiser les pseudo élections pendant que les résultats pour la plupart de pays sont connus d’avance ?

A quelques exceptions prêt, il faut avouer qu’en dépit de la tenue depuis la période des indépendances des élections sur le continent africain, les vraies élections politiques sont à comptées aux bouts de doigts. Beaucoup de pays n’ont eu à offrir à leurs peuples que de simulacres d’élections et où les jeux sont faits longtemps en avance. C’est pour cela que nous africains doivons avoir du respect pour les pays comme le Ghana, le Bénin, l’Afrique du Sud, le Mali et dans une certaine mesure le Sénégal pour le bon exemple qu’ils offrent au continent en matière électorale. Combien demain vont leur emboîter le pas sur ce bon chemin ?

En réalité, le contrat de gouvernement n’est qu’une chimère dans la plupart de nos pays d’Afrique où nombre de dirigeants politiques ne respectent les clauses contractuelles que l’instant de la période pré électorale et celle des élections proprement dites, ce qui relève d’ailleurs du calcul politicien et de la ruse de ceux-ci pour mieux appâter les électeurs dont ils ont besoin du suffrage pour être élus au poste convoité. La plupart des politiciens africains considèrent leur peuple comme un citron appelé à être jeté à la poubelle dès que l’on a fini de tirer tout le jus qu’il contient. Inutile donc pour eux de s’en encombrer après la publication de résultats (ce qui ressuscite le vieux débat sur la capacité des africains à s’adapter aux principes démocratiques).

Cela dit, pour beaucoup, la démocratie demeure encore un vrai « luxe » pour les peuples d’Afrique par la faute de leurs dirigeants et de leurs élites ; au point que les pays qui pratiquent de vraies règles démocratiques et recourent aux élections libres et transparentes pour permettre à leurs peuples de choisir librement leurs dirigeants sont évidemment rares.

Si l’exercice démocratique est une réalité dans les pays d’Europe et d’Amérique, et auxquels s’ajoutent de plus en plus depuis un certain temps les pays dits émergeants d’Amérique latine et de l’Asie du Sud-Est, la situation en Afrique est encore toute triste et exige une assistance d’urgence de la part de la communauté internationale qui doit exercer une espèce de droit d’ingérence humanitaire en faveur des peuples du fait des turbulences et violences politiques de toutes sortes dans leurs pays respectifs.

Il faut aussi que l’occident aide l’Afrique à se départir de ces vilaines pratiques de tricheries électorales, de la fraude avilissante et du vol du scrutin. Il n’y a que cette voie qui peut permettre d’arrêter les velléités de retour au cercle infernal et vicieux que sont les rebellions, les coups d’état et/ou tentatives de coup d’état, le banditisme de grand chemin (coupeurs de route), etc. Si aujourd’hui les jeunes acceptent de mourir en mer pour atteindre l’occident, pas impossible que demain ils acceptent de devenir de vrais martyrs. Continuer à appuyer la dictature en Afrique, cautionner la fraude électorale et laisser les politiciens voler les scrutins conditionnent à petit feu la jeunesse africaine à de réflexes de survis qui la préparent à se lancer demain dans des aventures aux conséquences incalculables.

Houfouet Boigny, Mobutu, Bongo partis, il est grand temps pour que les anciennes puissances coloniales arrêtent de téléguider les élections en Afrique. Il y a lieu de penser plutôt qu’elles ont intérêt aujourd’hui à aider les peuples africains à choisir librement leurs propres dirigeants politiques sur la base d’un contrat social axé sur la recherche constante du bonheur du peuple.
Dans bien des pays africains, en dépit de la longévité des présidents fondateurs et autres pères de l’indépendance, les peuples croupissent toujours sous la misère. Non pas que ces pays ne disposent pas d’atouts nécessaires pour assurer le développement, mais bien pour la simple raison que ces dirigeants politiques ont fait de la carrière politique une voie royale de l’enrichissement facile.

Par ailleurs, en voyant ce qui se passe au tour de nous, nous allons vite nous rendre compte qu’il est grand temps pour que l’occident aide l’Afrique à cesser de gaspiller inutilement les maigres ressources pour organiser les simulacres d’élections. A cet effet, nous suivons assez souvent les appels pathétiques lancés sur les ondes de radios et autres médias par les opposants politiques de certains pays invitant le peuple à la désobéissance civique par rapport aux élections présidentielles et/ou législatives. Ces appels font état de fraudes dans le processus électoral pour assurer l’élection du candidat du pouvoir ou du président sortant dès le premier tour. Non pas qu’il dispose d’un projet de société viable à proposer au peuple pour un contrat social, mais juste décider d’abuser encore du peuple qui n’a que trop souffert de toutes ces années d’un règne sans gage. Tout cela est tout simplement triste et lamentable.

Cependant, en dépit de ces turpitudes, le vote reste malgré tout un droit imprescriptible des individus dans une république, droit sans lequel ils cessent d’être citoyens. Le droit de vote est la base de la démocratie. Il permet aux citoyens d’exprimer leur volonté ; ils peuvent ainsi élire leurs représentants (parlementaires) et leurs gouvernants (président de la République), et participer directement à la prise de décision politique lorsqu’un texte est présenté à leur approbation par la voie du référendum. Cela dit, quelque soit les résultats d’un vote, il ne reste pas moins un acte citoyen et/ou un devoir civique. DONC VOTEZ, VOTONS !!!





Médard POLISSE BEBE

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:05

carte Rep.Centrafricaine

 

 

PROFESSION DE FOI

DE

MARTIN ZIGUELE

CANDIDAT DU MLPC

A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DE

2010

Centrafricaines, Centrafricains

Chers compatriotes,

Depuis plus de 15 ans, la prolifération et la circulation incontrôlée d’armes de guerre et de

groupes armées de toutes sortes, consécutives aux diverses mutineries, rébellions et coups

d’Etat que notre pays a subies, sont devenues une triste réalité quotidienne sur notre territoire.

Notre pays, naguère havre de paix et appelée à juste titre la « Suisse africaine », est désormais en

proie à une insécurité et une criminalité dont on peut légitimement se demander si on peut en

sortir un jour. Ballotés entre la peur, l’exclusion et le désespoir, les Centrafricains ne vivent plus

mais végètent dans un environnement sécuritaire et économique incertain. La République

centrafricaine, notre chère patrie, est devenue un enfer pour ses propres enfants.

Le spectre de la guerre civile devient chaque jour plus réel, ainsi que les risques d’une partition

du territoire, ou tout au moins de son occupation de fait par des groupes armés étrangers qui

font subir aux populations les pires exactions et humiliations que la RCA n’a jamais connues

depuis son indépendance.

Gravement désorganisée malgré de multiples promesses de réformes, notre armée nationale est

devenue extrêmement politisée, tribalisée et sa hiérarchie désarticulée et démotivée. La

discipline, vertu cardinale de toute armée, a disparu de son univers et elle n’est ni en mesure

d’endiguer le fléau de l’insécurité ni de protéger l’intégrité de notre territoire, encore moins

notre population et ses maigres biens.

L’espoir n’est pas perdu pour notre Armée, car aujourd’hui des officiers, sous-officiers et

hommes du rang, fidèles à leurs engagements pour la Patrie, tentent encore d’incarner les

valeurs dignes d’une armée républicaine malgré toutes sortes de frustrations et d’injustice.

Il en est de même pour l’Administration publique, où les promotions aux hautes fonctions ne

répondent plus aux critères de compétence, d’expérience, et de probité morale.

L’exode massif des populations rurales de tous âges vers les villes, accentué par l’insécurité, a

achevé de plonger nos villages dans un état de dessèchement et de détresse sans précédent. Le

chômage des jeunes, résultant de ce véritable naufrage socio-économique et des effets conjugués

de la descente aux enfers du système éducatif, est extrêmement préoccupant. Par conséquent,

faute de formation et de qualification, notre jeunesse, socle du futur de notre pays, est

abandonnée à elle-même.

S’agissant de notre industrie, ce qui reste de son maigre tissu est sinistré du fait des troubles

politico-militaires récurrents qui ont fait partir définitivement de notre pays plusieurs

entreprises industrielles qui y opéraient naguère.

Nos villes de province, sous-préfectures et préfectures, sont tombées dans un indescriptible état

de délabrement, de même que les réseaux de communication, et je l’ai personnellement constaté

au cours de mes nombreuses tournées à l’intérieur du pays, à travers nos villages et nos villes.

La République centrafricaine, pays à forte potentialité et à vocation agricole et pastorale, connait

une chute continue de ses productions agricoles et animales. Les filières du coton, du café, du

tabac, de l’arachide, du manioc, du mil, etc. sont toutes sinistrées, ou ont tout simplement

disparu. En conséquence, le monde rural, complètement détruit par les rébellions et plusieurs

années consécutives de mévente de produits, est laissé à l’abandon.

Pour la première fois, dans l’histoire de notre pays, la famine sévit partout sur le territoire

national et plusieurs centaines de milliers d’enfants centrafricains et des mères sont victimes

d’une scandaleuse malnutrition sévère dont les échos défraient la chronique internationale.

Tant à Bangui qu’en province, le VIH/SIDA et les maladies opportunistes comme la tuberculose,

ne cessent de ravager les Centrafricains, hypothéquant gravement le développement et l’avenir

de notre pays.

La mortalité infantile due aux conséquences du paludisme et des maladies diarrhéiques, la mort

en couches des mamans et nourrissons par manque de couverture médicale préventive et

curative, sont autant de facteurs de précarisation et d’aggravation des conditions de vie des

Centrafricains aujourd’hui. Ce n’est pas par hasard que la République centrafricaine figure en

queue de peloton parmi les pays à faible revenu et classée au 179

 

ème

rang mondial sur 182 pays,

avec un indice de développement humain (IDH) de 0,369 selon le Rapport 2009 du Programme

des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

La mauvaise gouvernance s’est installée au coeur même du pouvoir : la confusion des rôles et des

attributions des différents responsables politiques au plus haut niveau de l’Etat, comme l’atteste

par exemple la position de caissier effectif de l’Etat assumé et revendiqué par l’actuel Président

de la République, entraîne la déresponsabilisation et la désorganisation consécutives de notre

administration et de nos institutions. La fragilisation délibérée des pouvoirs judicaire et

législatif, ainsi que la politique de la carotte et du bâton utilisée à l’encontre des contre-pouvoirs

classiques entraînent le pays vers une situation de non-droit généralisée, ainsi que de violation

massive mais impunie de la Constitution, et des libertés individuelles et collectives.

Fait plus grave pour notre avenir économique, notre pays, en 2008 et en 2009, et de manière

constante, est placé au dernier rang du classement mondial du climat des affaires par la revue

« Doingbusiness » de la Banque Mondiale. Parler dans le contexte actuel d’attirer des

investissements privés nationaux et étrangers pour relancer la croissance et créer de la richesse

et des emplois dans un tel environnement est une supercherie.

Ce tableau éloigne dangereusement notre pays de la trajectoire de l’atteinte des Objectifs du

Millénaire pour le Développement (OMD) d’ici à 2015, malgré l’engagement et le soutien

multiforme des partenaires au développement dans le cadre de l’Initiative des Pays Pauvres Très

Endettés (PPTE).

Voilà l’état réel de notre pays actuellement.

Il ne sert à rien de chercher à expliquer comment en est-on arrivé là, ni d’essayer de désigner des

responsables de cette situation chaotique dont nous ne pouvons nullement être fiers.

Malheureusement, la gestion qui est faite de notre pays depuis plusieurs décennies, renvoie sans

cesse au lendemain l’amorce de son développement, ainsi que l’amélioration des conditions de

vie des populations qui, de ce fait, ne croient plus en rien ni à personne.

Mais comme vous vous en doutez, chers compatriotes, il n’y a pas de fatalité à cela.

C’est pourquoi je veux être le Président de la République pour engager des réformes hardies et

redonner réellement espoir aux Centrafricains, car je sais que cela est possible et réalisable.

J’invite donc solennellement mes concitoyens à un nouveau contrat social, qui nous permettra de

réussir cette transformation d’ici à 2015.

Pourquoi 2015 ? Parce que c’est l’échéance historique où, au plan mondial, tous les Etats feront

le bilan des engagements pris par les gouvernements pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire

pour le Développement auxquels notre pays a souscrits. Sans une alternance politique

maintenant, cette échéance historique sera, malheureusement, un autre rendez-vous manqué

pour les centrafricains.

C’est pourquoi, avec conviction, Je m’engage à mettre un terme à notre descente aux enfers en

changeant qualitativement la gestion de notre pays, afin de briser ce cercle vicieux de la

mauvaise gouvernance, du non-développement et de la souffrance. Je m’engage à redonner enfin

espoir aux Centrafricains et à notre pays, en focalisant immédiatement et essentiellement mes

actions sur les priorités suivantes :

 

La refondation de l’Etat par la restauration de son autorité effective partout sur le

territoire national : notre pays doit être gouverné et administré dans sa totalité. Cela

implique l’instauration très rapide d’un climat de paix et de sécurité, la consolidation de

l’Etat de droit, la promotion de la bonne gouvernance et une politique volontariste

d’éducation civique : la défense et la promotion de l’intérêt général seront ainsi l’axe

central de la politique de l’Etat.

 

La promotion du secteur de l’Agriculture et de l’Elevage en vue de la réduction de cette

pauvreté massive et endémique sous laquelle ploie la très grande majorité de nos

compatriotes. Cette relance du secteur rural sera accompagnée d’une remise en état des

infrastructures essentielles à la fluidité des échanges à l’intérieur du pays, et par le

développement d’un secteur privé qui en transformera ses différentes productions, afin

de créer cette plus-value indispensable à notre croissance économique durable et

endogène.

 

Le développement et la protection du capital humain.

Centrafricains, centrafricaines, chers compatriotes, si vous me faites confiance, ensemble

nous changerons réellement les choses.

La seule ambition qui m’habite est celle de transformer notre Patrie, la République

centrafricaine, de sa situation de sinistré en un pays où il fait bon vivre et travailler.

Je serai le Président de ce Grand Changement !

OUI ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER NOTRE VIE

TOUS UNIS NOUS VAINCRONS !

Martin ZIGUELE

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 08:46

 

 carte Rep.Centrafricaine

 

 OPERATIONS ACTIVITES RESP. DEBUT FIN OBS.

 

Chronogramme des élections présidentielle et législatives de 2011 adopté le 10 aout 2010 à Bangui

 

Elaboration du Plan Cadre de Sensibilisation

Lancement officiel des activités de sensibilisation et d'éducation Civ.

Campagne itinérante de sensibilisation des populations

Harmonisation du Plan de sécurisation du Processus Electoral Forces de Défense et

Sécurité MICOPAX FOMAC

Convocation du Corp» electoral

Recensement

Actualisation des Centres et Postes de Recensement

Décret portant convocation du Corps Electoral

Décret portant découpaqe électoral

Décret établissant la liste des Pays concernés par

des  électeurs le recensement

 

Chronogramme processus électoral adopté le 10 aout 2010

 

14/08/2010 cei-chronogramme Page 1

 

 

 

1 CEI/NDI/OSC 18/06/10 05/04/11

Campagne de masse 01/08/10 05/04/11

01/08/10 20/01/11

 

2 Sécurisation du Processus 17/06/10 30/04/11

Déploiement des Forces de Défense et de Sécurité

 

3 Observation électorale Accréditation Mandataires des Partis Politiques et des Candidats CEI/MATD/MAEIF 04/08/10 30/11/10

Accréditations des Observateurs Nationaux et Internationaux

 

4 CEI/PRESTATAIRES 26/07/10 05/08/10

Conseil des Ministres 30/07/10 30/07/10 art 54 CE

Conseil dos Ministres 30/09/10 30/09/10

Publication du Répertoire des Centres et Postes de recensement CEI/MATD 09/08/10 09/08/10

Désignation des membres des Postes de Recensement CEI 10/08/10 14/08/10

01/08/10 01/08/10 art 180 .CE

Production listing vierge PV d'inscription récépissés et autres CEI/PRESTATAIRES 01/08/10 14/08/10

CEI/PARTENAIRES 10/08/10 12/08/10

Recomposition partielle des Comités Locaux CEI/FACA/FOMAC/MICO 16/08/10 19/08/10

20/08/10 25/08/10

CEl/Administration

Atelier de mise à niveau des commissaires et experts sur l

es

opérations de recensement électoral

Déploiement des missions sur le terrain

Mise à niveau des membres des comités locaux sur le recensement électoral

 CEl/EXPERTS

 

 

 

 
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:49

Elections en RCA, les commissaires locaux accordent leurs violons avec les responsables de la CEI

Vendredi, 03 Septembre 2010 14:34

 

 

Les présidents et les rapporteurs des comités locaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ne vont plus manifester leur mécontentement par une grève.

C’est le résultat d’un accord conclut le jeudi 2 septembre 2010 à l’Assemblé Nationale, entre ces derniers et le  Pasteur Joseph Binguimalé, président de la CEI.

Selon certains commissaires locaux, interrogés par Radio Ndeke Luka, il a été question d’une plainte en vue de revendiquer les arriérés d’indemnisation qu’ils devaient percevoir depuis leur prise de fonction, et non  d’une grève comme cela a été rapporté au président de la République.

D’autres précisent que l’heure est de se pencher sur les dossiers brulants tels que la révision de la liste électorale et le recensement des électeurs, une opération décisive qui s’ouvrira le 9 septembre 2010.

Pour le rapporteur général de la CEI, Rigobert VONDO, l’issue de cette révision permettra d’amorcer les étapes clés des échéances électorales du 23 janvier 2010.

Monsieur VONDO a affirmé que le rôle de la CEI est de « tout mettre en œuvre pour éviter les dérapages, être attentif aux doléances des commissaires et rendre compte au chef de l’Etat pour un meilleur résultat ».

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:27

carte Rep.Centrafricaine

Le budget du financement des élections en Centrafrique débloqué

 

 

« Il n’y’a plus de problème de financement des élections groupées de janvier 2011, et rien ne peut plus arrêter le processus électoral en cours ».

C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission électorale indépendante Joseph Binguimalé, lors d’un point de presse, animé ce 30 août 2010 à Bangui.

Selon Joseph Binguimalet, sur le budget total des élections qui s’élève à 14 milliards de francs CFA, la plupart des partenaires financiers ont honoré leur engagement, ce qui justifie les appels lancés aux entreprises de la place pour soumissionner le marché d’impression de certains documents.

Au sujet de la gestion opaque  des fonds débloqués par le gouvernement centrafricain, le président de la CEI a déclaré qu’il s’agit plutôt d’une incompréhension, car l’achat des urnes et des isoloirs ne relève pas de la charge de la CEI mais plutôt des partenaires financiers de la Centrafrique.

Il a par ailleurs déclaré que le rapport de l’audit réclamé par  les autorités centrafricaines au sujet des présomptions qui planent sur la gestion des fonds  est déjà remis au gouvernement.

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