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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 23:10

A quoi sert Catherine Samba-Panza ?

csp

Par Albert FALL | LNC

L’image a fait le tour du monde.
Catherine M’Bala, épouse Samba-Panza, en ce lundi 20 janvier levait les bras au ciel en signe de triomphe.

Elle venait de gagner. 
La voilà devenue la première femme présidente de la Centrafrique.
Mais ce triomphalisme exagéré avait en soi quelque chose d’indécent, si on l’associe à la situation catastrophique du pays et également aux conditions de son élection.
Pas de quoi pavaner en étant élue par uniquement 135 personnes auto-proclamées représentants du pays.

Dans son tailleur rose très chic rive gauche parisien, elle faisait poupée Barbie.
Uniquement poupée ou également marionnette ?

Les compliments ont plu sitôt son élection sue.
A Paris, Yamina Benguigui la Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie n’était pas en manque de superlatifs pour la louanger : “Elle est formidable”.
Laurent Fabius le ministre des affaires étrangères non plus ne tarissait pas d’éloges.
Quant au président Hollande, c’est tout sourire qu’il applaudissait à son élection. Et comment !

MAMAN CATHERINE

Dès son élection, devant le CNT, elle lançait un appel : “Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes”, et d’ajouter : “À mes enfants ex-Séléka qui m’écoutent aussi, déposez vos armes”.

Vœu pieu, car la veille même du jour de sa prestation de serment le 23 janvier, les Anti-Balaka la fêtaient en assassinant des musulmans civils à Bangui.

CSP comme d’aucuns la surnomment, démarrait son mandat dans un cauchemar sanglant.

LE GOUVERNEMENT

Elle annonçait qu’elle le voulait resserré, pas plus de 18, ce sera 20, mais surtout fait de technocrates.
Le premier ministre nommé André Nzapayéké la relayait répondant à RFI le 26 janvier :
“Ce qui est certain, c’est qu’il faudrait tenir compte des réalités du terrain. Comme on le dit, c’est le terrain qui gouverne. Il y a différentes tendances aujourd’hui en République centrafricaine, nous en tiendrons compte, mais vraiment, il nous faut des technocrates, quelle que soit la tendance, ou bien la couleur politique de la personne qui va entrer au gouvernement. Une fois entrés au gouvernement, nous sommes des ministres au service de la République. On ne viendra pas défendre des intérêts partisans au sein du gouvernement.”

Cependant, surprise à l’annonce de la liste des membres du gouvernement de Nzapayéké.
Ca a ratissé large…
Les Séléka sont toujours là avec trois ministères clés, ce qui les satisfait amplement.
Mais la grosse surprise fut de voir entrer au gouvernement un Anti-Balaka – au passage contesté par les Anti-Balaka eux-mêmes – LÉOPOLD NARCISSE BARRA à la Jeunesse, aux Sports aux Arts et à la Culture.
Et l’on se demande ce qu’ont de technocrates des ministres comme Gisèle Bedan à l’Education Nationale, une ancienne surveillante du lycée Jean-Rostand de Mantes-la-Jolie (Yvelines – FRANCE), ou Antoinette Montaigne, élue d’une ville de la banlieue parisienne(Bussy-St-Georges) à la Communication et de la Réconciliation nationale ?
En somme un gouvernement fourre-tout, à l’image de la composition du CNT, le Conseil National de Transition, véritable cour des miracles.

CONDITIONS DE SON ELECTIONS

CSP n’a jamais été une élue à quoique ce soit en Centrafrique.
Son expérience politique en conséquence est nulle.
Ce qui, si ce n’est pas rédhibitoire, ni une sinécure, peut être un terrible handicap face à la tâche immense qui l’attendait.
Mairesse de Bangui durant quelques mois, un poste d’élue en temps normal, elle le fut par décret de Djotodia, deux mois après le coup Séléka de mars.

“Des billets circulaient”.

On la disait libre de toute influence, une indépendante en politique. 
Mais les circonstances de son élections prêtaient à investigation et révélèrent tout le contraire.
Et à Bangui au sein du CNT, les langues commencent à se délier.
Un parlementaire sous anonymat avouait que durant les phases de l’élection, des billets de F CFA circulaient pour favoriser l’élection de CSP au détriment de Désiré Kolingba AKA “Dédé Ngozo (manioc froid)”.

La filleule de la France. 
Décision de François Hollande, exécutée par le président congolais Denis Sassou N’Guesso, le CNT n’avait plus qu’à avaliser par une fausse élection.
A peine installée, Catherine Samba-Panza était déjà sous influence de la Françafrique.

Raison pour laquelle dès que élue, son premier voyage à l’étranger sera d’aller à Brazzaville pour remercier son parrain Sassou, puis derrière, d’aller à N’Djamena calmer Deby, furieux de s’être fait doubler par Sassou.
Car l’élection de CSP, Deby ne l’a pas vu venir.

SON ARMEE MEXICAINE

Le 4 février dernier, par décret, elle dévoilait la composition de son cabinet. 
31 personnes en plus, 22 conseillers, dont 9 avec rang de ministre et s’il vous plaît, même 2 au rang de ministre d’État. 
Du jamais vu dans le monde concernant de simples conseillers gouvernementaux.
Et même le Premier ministre, André Nzapayéké, se voit doublé par un membre du cabinet présidentiel au même rang que lui. 

Les copains et les copines de sa région maternelle ont des postes, voire même sa propre fille devenue sa cheftaine de cabinet.
Le discours sur un gouvernement restreint a fait long feu.

Politiquement, en voulant faire plaisir à tout le monde, elle s’est perdue.

Car comment s’insurger contre les exactions des Séléka et des Anti-Balaka quand en possède des représentants au sein même de son gouvernement ?

C’est ingérable, stupide, et cela la décrédibilise de facto.
Et la réalité du terrain valide.
Impact nul !
Ni les ex Séléka, ni encore moins les Anti-Balaka ne la respectent, ni encore moins ne l’écoutent.
En matière de gouvernance, elle n’a pas de feuille de route.

ERREURS ET IMMATURITE

Maman Cathy parle beaucoup, avec autorité. Mais ce ne sont pas les paroles qui font l’action. Car il faut savoir les mettre en application.
Déclamer est une chose, le faire en est une autre.

Elle déclarait récemment : « l’Etat n’est pas présent partout, mais l’embrasement du pays a été évité ».
Mais le pays dont elle parle, elle n’y va pas.
Sa seule sortie en province fut un petit saut de puce à M’Baïki, c’est tout.
Nul encore ne l’a vu à Bossangoa consoler les habitants de la terrible tragédie que vit cette ville, ni à Bouar, ni à N’Délé, ni à Berbérati, ni ailleurs en province.
A sa décharge, tous les politiciens centrafricains font de même.
Comme ses prédécesseurs, elle vit dans ce fantasme consistant à résumer la Centrafrique à seulement Bangui.

Conclusion, elle sert à quoi ?

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 22:58

Gilles Deleuze

PARIS (LNC) — Partie la fleur au fusil en Centrafrique le 5 décembre 2013, la France s’y trouve désormais embourbée dans une véritable pétaudière, pour user d’un vocable militaire.

Sangaris, une opération amateur, improvisée, faite à la va vite et mal pensée.
Et surtout, c’est arrivé trop tard.
Aveu d’un responsable français : «Les renseignements dont nous disposions étaient trop imprécis et reposaient sur une vision vieillotte de la Centrafrique. “Sangaris” n’a donc pas été pensé comme il aurait fallu».
Pourtant la propagande de l’armée française en décembre annonçait tout le contraire.
“Depuis 2 années nous suivons l’évolution des choses en Centrafrique, et nos réseaux électroniques ont l’oeil sur tout.” clamait-elle.
Pieu mensonge.

RCA, UN CASSE TETE CHINOIS POUR LA FRANCE

Un peu plus de 3 mois après, l’heure est venue d’un premier bilan, et il n’est pas reluisant.
Comme le reconnait un haut fonctionnaire français «La mission n’est pas un échec. Il y a des réussites évidentes. Mais il faut le reconnaître, tout ne s’est pas déroulé au mieux et aujourd’hui la France est dans une forme d’impasse en RCA».
Les quelques 2000 hommes sur le terrain ne parviennent toujours pas à sécuriser, ne serait-ce que la capitale Bangui.
Raison évoquée par le colonel De Lacan : “Les troupes envoyées n’étaient pas les plus adéquates pour une telle situation. Il fallait des gendarmes, et non des hommes préparés aux combats frontaux, et immatures aux combats de rue.”

Aujourd’hui, l’escalade criminelle en Centrafrique a atteint des sommets inimaginables.
Plus de 3.000 civils assassinées, souvent dans des conditions atroces en quelques mois. Etcela, devant les forces internationales impuissantes.

ET POURTANT….

Comme l’explique le Figaro, la France qui pensait qu’en chassant Michel Djotodia du pouvoir tout irait mieux, que les armes se tairont s’est trompée une fois de plus.
Pour Le Figaro : “Là où ils comptaient sur une débandade, ils ont découvert une résistance. Pire encore, personne ne semble avoir pris en compte l’autre groupe armé, les Anti-Balaka, un mouvement chrétien, qui a attaqué la capitale.” 

Aujourd’hui, ce sont les Anti-Balaka qui contrôlent pratiquement tous les quartiers de Bangui.
Et une fois de plus, les français ont sous estimé leur capacité de nuisance.
Ce ne sont pas des folkloriques arriérés armés d’arcs et de flèches qu’ils pensaient qu’ils étaient, mais d’authentiques soldats, disposant d’armement moderne, aguerris et très bien commandés.
L’ex président François Bozizé les soutient, les finance et les arme. Ce sont ses hommes déguisés sous le nom d’Anti-Balaka. Ceci au vu et au su de tous.

En province, après avoir été chassés de Bangui, les Séléka se regroupent et se réarment dans différentes villes de l’arrière pays comme BriaN’délé ou Birao, posant ce qui n’est plus une hypothèse, le risque de la partition du pays.
Une épée de Damoclès de plus sur la tête de ce pays déjà implosé.
Les Sangaris trop peu nombreux ne peuvent y être, les forces africaines non plus, autrement que de temps en temps, comme à M’Baiki où les Sangaris ne restèrent que quelques jours, et sitôt leur départ, le génocide musulman dans la ville démarrait.

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Accusés de toutes parts d’avoir favorisé les Anti-Balaka, et les laisser assassiner des civils musulmans, l’armée française se justifie depuis quelques jours en montrant ses trophées de guerre. 
Une manière de dire qu’elle ne chôme pas, et c’est assez impressionnant.

Visite du Chef d'Etat Major des Armées (CEMA), l'amiral Edouard
Trois containers entreposés dans le camp de M’Poko, 700 armes automatiques, dont des fusils-mitrailleurs AK-47, une dizaine de mortiers, une quarantaine de mitrailleuses légères et cinq mitrailleuses lourdes, environ 4000 machettes et armes blanches, du type de celles utilisées par les anti-balaka; plus de 80.000 cartouches de tous calibres, plus de 200 roquettes anti-chars, près de 350 obus de mortiers, une trentaine d’obus de gros calibre (supérieur à 120 millimètres) et une dizaine de mines anti-chars.

SORTIR DU GUEPIER

Ce n’est plus un secret, la France veut retirer ses soldats de la RCA au plus vite.
Mais la chose reste compliquée, ça ne coule pas dans le bronze, car l’ONU sur laquelle elle comptait pour la remplacer par des casques bleus, ne peut au mieux mettre en place un dispositif de remplacement pas avant septembre prochain.
Entre temps, la voilà contrainte de faire des heures supplémentaires à ses frais en attendant.

En outre, la Centrafrique n’a jamais été une priorité pour le gouvernement français socialiste.
Prié d’intervenir dès décembre 2012 pour éviter le pire, François Hollande bottait en touche par une phrase très malheureuse digne de la coloniale : “La France n’est en Centrafrique que pour y défendre ses intérêts”.

Comme nous le confiait un fonctionnaire du Quai d’Orsay il y a quelques jours, “La RCA n’est plus une priorité stratégique pour notre politique en Afrique centrale, y aller militairement toute seule était une erreur. En outre économiquement parlant, nos relations avec ce pays ont un encéphalogramme plat. C’est à peine si nos échanges commerciaux bilatéraux dépassent les 50.000 euros par an. Et puis il est pratiquement impossible d’en exploiter le sous sol très riche pourtant, tant les risques sécuritaires sont énormes.”

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 22:56

11 mars 2014 - "Internet et Wifi gratuit, don fait par le Pr.Gaston Mandata N'Guérékata" par Eric KOKOUENDO-KONGBO

L'Université de Bangui est à l'ère du numérique. Internet et Wifi gratuit, don fait par le Pr.Gaston Mandata N'Guérékata

 

Rappelez-vous son entretien à la TVCA : "Dès mon retour de Baltimore, j'installerai internet avec la Wifi à l'université de Bangui". 

Il l'a dit il l'a fait, depuis Samedi dernier, l'internet avec wifi gratuit a commencé à fonctionner à l'Université de Bangui, à l'institut polytechnique. 
Dès mardi sera connecté la Faculté des Sciences, puis le Rectorat. Il s'agit à terme d'implanter partout à Bangui et sur l'ensemble du territoire le numérique, ce qui permettra à nos étudiants d'apprendre même à distance, à nos entreprises de disposer d'un outil pour assurer leur développement, faire du développement économique basé sur le numérique...Un atout pour notre pays !

Il l'avait dit il l'a fait, internet à l'université de Bangui. 

Permettre aux étudiants centrafricains d'entrer dans le monde du numérique en se familiarisant aux langages informatiques etc.. . 
Certains pays d'Afrique ont dépassé le cap du haut débit, ils accélèrent le déploiement de la fibre optique, mettre en place des zones de wifi en libre accès... 
Le numérique ,pour faciliter les colloques, les congrès pour coordonner les stratégies et développer les synergies des entreprises dans la sous région. De faire venir des investisseurs, faciliter la communication, un homme a compris et au lieu de rester dans les communiqués, les critiques etc... le Pr. Gaston Mandata Nguérékata a commencé par doter l'université de Bangui, faire progresser les étudiants en menant des actions concrètes avec internet et wifi gratuit..

L'intelligence et le pragmatisme du Professeur Gaston Mandata Nguérékata un atout pour notre pays, pour l'avenir...

Affaire à suivre...
Eric KOKOUENDO
 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 22:50

Une grande manifestation pour le retrait des soldats tchadiens de la misca est prévue le lundi 24 mars jour de la prise de pouvoir de la seleka appuyée par les soldats tchadiens.

il est prévu dans tous les arrondissements de Bangui, dans chaque quartier de la capitale et en province:

1- la barricade des grands axes routiers (avec brûlure des pneus)
2- la sortie massive de la population sur les axes routiers
3- la protestation populaire contre les soldats tchadiens (banderoles,...)
4- Une marche sera organisée. L'arrivée est prévue devant l'ambassade du Tchad suivi de la remise du mémorandum du retrait des troupes tchadiennes
5- le soir à 20h , un concert de casserole marquera l’anniversaire de seleka. Un mal que le pays par devoir de mémoire doit inscrire dans son histoire pour la génération future.

Pour large diffusion

Mouvement Résistance en Marche
ADAM Valerie
Coordonnatrice
Bangui-RCA

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:48

TRIBUNE:L’AFRIQUE CENTRALE A L’HEURE DES PARTENARIATS GAGNANT PAR GASTON MANDATA NGUEREKATA

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sources: Jeune Afrique du 28 février 2014

 Le professeur Gaston Mandata N’Guerekata est ancien ministre de la RechercheScientifique et Technique et porte-parole du président André Kolingba, Doyen associé de la « Morgan State University », Baltimore, USA.

J’ai lu avec un très grand intérêt la contribution de l’ancien ministre d’État Camerounais chargé de l’Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, parue dans Jeune Afrique le 11 février dernier. Elle participe selon moi d’une analyse instinctivement lucide mais politiquement erronée. Oui, j’en suis convaincu, la constitution d’un bloc compact de pays associés en Afrique Centrale apparaît comme la seule voie possible pour inscrire pleinement nos nations dans la dynamique de la mondialisation et mettre un terme aux décennies de chaos qui ont jalonné l’histoire de la République centrafricaine. Cette dernière apparaît systémiquement défaillante et, comme le pressentaitBarthléméy Boganda, ne semble pouvoir exister qu’intégrée dans un ensemble plus grand qu’elle. Ce qu’il avait appelé, en son temps, les États-Unis d’Afrique Latine.

 

Un bloc compact de pays associés en Afrique Centrale apparaît comme la seule voie possible.

 

Oui, l’association est notre avenir. Toutefois, si mon analyse rejoint, sur ce point, celle de Marafa Hamidou Yaya, elle s’en éloigne totalement sur la question du périmètre. Sa théorie des « deux océans », la construction d’un ensemble « allant du Cameroun au Kenya », pour séduisante qu’elle puisse paraitre sur le papier, est à mon sens condamnée par la réalité du terrain et par l’Histoire. Pour plusieurs raisons majeures. La première est d’ordre linguisitique. La seconde est monétaire. La troisième est culturelle. La quatrième est politique. L’on peut comprendre qu’il puisse exister au Cameroun une tentation du Commonwealth – après tout, ce pays en fait partie – et que certains y voient un moyen commode pour s’inscrire dans le processus ambitieux et prometteur de la fédération des États d’Afrique de l’Est en gestation.

 

Il est indéniable que cet ensemble, qui regroupe pour le moment le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, qui souhaite atteindre le statut de fédération de plein exercice en 2015-2016, produise un fort pouvoir d’attraction sur certains courants dans les pays voisins. Tout laisse en effet penser que le dynamisme démographique de ses membres, la taille critique qu’attendrait ce bloc – 125 millions d’habitants, 1,8 millions de km2 – la stabilité relative des pays le constituant, et leur taux de croissance, seront en mesure, une fois réunis, de former un « émergent » particulièrement efficace. Pour autant, le Cameroun, la République du Congo-Brazzaville, la République Centrafricaine, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad sont francophones.

 

Il est important je crois de mesurer le frein considérable que représenterait une « partition » linguistique dans la construction d’un processus fédéral. De la même manière, si la fédération implique de consentir à certains abandons de souveraineté au profit de l’État fédéral – qui agit en retour au profit de tous ses membres -, abandonner ici et maintenant le Franc CFA serait contre-productif. Avec la langue française, le franc CFA est l’autre grand dénominateur commun sur lequel s’appuyer. Pourquoi repartir de zéro quand deux piliers aussi solides existent déjà ? Cela reviendrait, pour poser nos fondations, à délaisser la roche mère au profit de sols artificialisés, dont on sait trop qu’ils sont la cause de glissements de terrain en cas de fortes pluies…

 

L’Histoire Boganda-Opangault et l’amitié du peuple congolais à notre endroit m’incitent à l’optimisme.

 

Non, je ne crois pas à la théorie des deux océans, mais je crois à celle de la fédération des États d’Afrique Centrale sur la base de la Cemac, sans doute avec un groupe pilote d’États historiquement, culturellement et politiquement proches. Vu de la République centrafricaine, le Congo-Brazzaville et le Cameroun apparaissent à l’évidence comme le noyau dur idéal d’un projet de fédération, amené à grandir. Grâce à une adhésion du Tchad ? Je l’appellerai de mes vœux quand le moment sera venu, mais les événements récents imposent, avant d’entamer un tel processus, de lever les ambiguïtés et les malentendus qui ont brisé l’élan fraternel qui unissait nos deux peuples et qu’il nous appartiendra de retisser. Pour le moment, c’est trop tôt et, je le répète, vu de Bangui, nos deux partenaires naturels immédiats restent le Congo-Brazzaville et le Cameroun. Leur implication dans la tentative de règlement de la crise Centrafricaine, leur soutien permanent et positif au chevet de notre nation souffrante, notre culture commune, les qualifient au premier chef pour graver définitivement la stabilité de l’Afrique Centrale dans le marbre d’une constitution fédérale. Le Cameroun serait-il prêt à le faire ? Souhaitons-le. Le peuple congolais sera-t-il enclin à partager cette vision prometteuse, portée il y a 60 ans par Boganda, et soutenue, à l’époque, par un président installé à Brazzaville, Jean-Jacques Opangault ? L’Histoire Boganda-Opangaultet l’amitié du peuple congolais à notre endroit m’incitent à l’optimisme.

 

États stables, riches, qui se développent à vive allure, qu’auraient-ils à gagner en s’associant avec nous ? Si construire un état fédéral avec ces pays – avant d’être rejoints par d’autres – nous offrirait stabilité, ouverture maritime et transfert de technologies, que pourrions-nous, en retour, leur apporter ? Beaucoup de choses en vérité. Des ressources naturelles abondantes mais non encore exploitées (pétrole, diamant, or, uranium, cuivre, fer,…), une agriculture dynamique et 623 000 kilomètres carrés qui pourraient devenir le jardin de cette fédération. Si l’on se réfère à la théorie de la nation la plus favorisée, la qualité agriculturale de la République centrafricaine, qui n’est plus à démontrer, connectée à des infrastructures de transports modernisées – créées serait plus juste – mettraient nos 30 millions de « ressortissants fédéraux » à l’abri du besoin et permettraient même d’envisager un secteur agroalimentaire excédentaire et exportateur. Partenariat « gagnant gagnant » contre tentation d’un ensemble politiquement artificiel ? Je vote sans hésitation pour la première solution, en espérant être bientôt rejoint par d’autres.

 

 Interview réalisée par Jeune Afrique À Bangui, le 24 février 2014

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:43

ALLOCUTION DE DIEUDONNE NZAPALAIGA, ARCHEVÊQUE DE BANGUI

« Excellence, Monsieur le Président de la République française, aujourd’hui le peuple centrafricain est heureux de vous accueillir sur cette terre.

Aujourd’hui, nous sommes aussi dans l’attente d’un renouveau concernant la République centrafricaine où tous, musulmans, protestants, catholiques, nous pourrons nous tendre la main et vivre ensemble. Ce vivre ensemble a été mis en difficulté ces derniers temps. Nous voulons vous réitérer notre volonté à tous les trois de continuer à ramer, parfois à contretemps, pour dire qu’ici ce pays est un pays laïque. Ce qui est le plus important, c’est le vivre ensemble. Tous nous sommes Centrafricains avant de faire le choix d’une religion. Et cela nous voulons le réitérer.

Nous voulons aussi vous remercier pour votre implication, comme l’a dit la Présidente, pour que la paix revienne. Nous sommes conscients que le défi est énorme en intérieur, comme à l’extérieur. Vous avez fait lepremier pas en envoyant les SANGARIS parmi nous avec les MISCA. Maintenant nous attendons aussi que les Centrafricains prennent le relais, je veux dire, la refondation de l’armée centrafricaine pour défendre ce pays. Nous attendons aussi que la France puisse nous aider. Depuis des mois et des mois les Centrafricains ne reçoivent plus de salaires, ni pensions, ni bourses. Ce sera aussi un coup de pouce que vous donnerez en annonçant ou en écoutant les messages allant dans ce sens.

Nous espérons aussi que votre visite sera un signal fort pour que ceux qui doutent que ce pays ne pourra pas retrouver l’ordre constitutionnel puissent aussi être convaincus qu’il est possible de revenir, et de mettre en place des lois qui sont crédibles et fiables, qui vont régir ce pays.

Nous croyons que vos hommes, ici présents avec la MISCA – et nous espérons plus tard avec les forces des Nations unies qui vont arriver – pourront apporter de l’espoir et surtout la sécurité et que ce pays pourra être encore reconsidéré comme un pays où il fait bon vivre. Merci de votre visite.

NOTE DE LA REDACTION

On attendait une déclaration de la présidente sur l’importance de la reprise immédiate de service des FACAS , mais c’est l’Archevêque, comme à son habitude qui a eu le culot de parler de la refondation l’armée centrafricaine devant François Hollande.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:37

LOCUTION DE CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION CENTRAFRICAINE

CSP E

« Je voudrais, au nom du peuple centrafricain et en mon nom personnel, vous remercier pour votre visite en République Centrafricaine. En trois mois, c’est la deuxième fois que vous venez dans ce pays. C’est la preuve, s’il en était besoin, de la volonté de la France et de votre volonté personnelle à accompagner la République centrafricaine dans le processus de stabilisation de ce pays qui a tant souffert d’une spirale de crises depuis une vingtaine d’années.

Je voudrais, ici, renouveler toute cette gratitude. Sans votre intervention, sans votre implication personnelle, la République centrafricaine ne vous accueillerait pas aujourd’hui dans ce calme relatif. Grâce à l’intervention de la France et de l’opération SANGARIS, nous avons un calme relatif et une sécurisation progressive de ce pays.

Certes, il reste beaucoup à faire. Mais nous savons que grâce à vos interventions, grâce à l’appui de la France, un certain nombre d’instruments ont été pris au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies qui permettent aujourd’hui de mobiliser tout la communauté internationale en faveur de la République Centrafricaine. Et surtout en faveur de sa population, dans le domaine sécuritaire, dans le domaine humanitaire, dans le domaine budgétaire et dans le domaine institutionnel.

Aujourd’hui, nous vous accueillons dans ce sanctuaire religieux, qui, il y a quelques mois encore, recevait des milliers de personnes déplacées. C’est avec émotion et beaucoup de satisfaction que moi, Présidente de la République, je constate aujourd’hui que toutes ces personnes déplacées sont reparties chez elles. Cela démontre que la pression sécuritaire tend de plus en plus à baisser et que ces personnes commencent à avoir la confiance nécessaire pour regagner leur domicile.

Je voudrais vous réaffirmer ma volonté et celle de mon Gouvernement à poursuivre tous les efforts nécessaires pour la stabilisation de ce pays, pour qu’ensemble nous aboutissions aux objectifs finaux de cettetransition, qui consistent à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles pour permettre le retour de l’ordre constitutionnel rompu depuis le 24 mars 2013.

Voilà Monsieur le Président, en quelques mots, ce que j’avais à vous dire pour vous remercier pour votre visite. 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 15:12

CHRONIQUE DE CENTRAFRIQUE PAR GJK : Y’A –T-IL UN GOUVERNEMENT DANS LE COIN ?

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Plus d’un mois déjà passé, et la technocratie gouvernementale centrafricaine, n’a pas toujours fait ses preuves. De grâce, qu’on ne vienne pas nous rabâcher les oreilles avec ces sempiternelles rengaines du même style : « la tâche est énorme, les difficultés sont insurmontables, nous avons hérité d’une situation catastrophique, lescaisses de l’Etat sont vides, en RCA tout est priorité, nous demandons à nos compatriotes de nous laisser encore un peu de temps…etc ». Mais, quand vous-vous  battiez, pour être nommé Ministre, ne le saviez-vous donc pas ? On se demande même pourquoi, vous êtes là où vous êtes,  franchement !

Messieurs et Mesdames les Technocrates du Gouvernement de Transition de la République Centrafricaine, chers excellences, nous vous en prions, arrêtez de nous distraire. Nous n’avons plus de temps à perdre. Si ce n’était que pour tenir vos discours actuels, les mêmes déjà entendus du temps de vos brillantissimes prédécesseurs, vous ne faites pas  alors œuvre de technocrates. A ce jeu, l’Elève Certifié de l’Ecole Primaire Tropicale  et Indigène du Village Guitilitimô, que je suis, aurait fait mieux que vous. Vous êtes technocrates ? Messieurs et dames du gouvernement, s’il vous plaît, respectez-vous. L’intrépide et indomptable peuple de Centrafrique vous regarde, ne lui faites pas perdre patience. Et si vous n’êtes pas d’accord,  dressons ensemble si vous voulez, le bilan de ce gouvernement plus d’un mois  après son intronisation.

D’un côté, l’actifreprésentant le bien-être personnel des membres du gouvernement, peut ainsi être évalué: logement, frais d’installation et de représentation (costumes et vestes tailleurs), véhicules, chauffeur, aide de camp, personnel de maison, plusieurs voyages à l’étranger, frais d’entretien et indemnités diverses, nominations des membres de la FAMILLE,  parents, beaux-parents, amis, connaissances et enfants, conflits d’intérêts …

De l’autre côté, le passif représentant les souffrances et le désespoir  des populations: sécurité non rétablie, exilés et déplacés toujours confinés, salaires impayés, famine généralisée, victimes abandonnées, institutions scolaires fermées, taux de mortalité croissante, espérance de vie en déclin, multiples discours pleins de promesses non tenues…

Si l’on s’en tient strictement  à la  durée initiale,  devant mener au terme de la présente phase  de Transition, il était en fait prévu 12 mois. Nous voici rendus actuellement à 1/12 mois du parcours,  et 0% de réalisation. Nous sommes donc très loin des prouesses escomptées. Et là encore, si vous voulez douter,  calculons  ensemble votre performance générale, à cette allure, d’ici la fin prévue de votre mission. Sachant que n’importe quel chiffre X 0 = 0,  d’après nos calculs, au  bout de 12mois/12mois de transition,  nous aurons ainsi : 12 mois X 0% = 0%de réalisations. Equation posée et résolue par un techno-rien.

Belle performance, Mesdames  et Messieurs les « technomagiciens ». De toutes les manières, pourquoi vous gêner. Moins vous en faites, mieux vous vous portez,  et  plus,  la transition a la chance d’être prolongée comme Sangaris. Cette opération dite  militaire et qui engage 2000 hommes, dont il faut être sûr que la moitié sont des civils, – ingénieurs, hommes d’affaire et spécialistes de tout genre-,  parions si vous voulez,  prendra toutes les formes possibles,  tant que la France n’en aura pas fini avec le pétrole, l’uranium, le diamant, l’or,  et  toutes les richesses de la RCA.  Et que pensez-vous que HOLLANDE soit venu faire en Centrafrique ? Pleurer avec vous vos morts, et vos multiples malheurs ? Qu’on arrête ces discours qui infantilisent les Centrafricains, dé-responsabilisent les autorités de la RCA, et détournent l’attention de tous, des véritables questions inscrites à l’agenda international : la partition de la RCA, les profits à tirer de la vente du matériel militaire utilisé en Centrafrique,  et le partage de ses richesses entre les puissances étrangères.

Enfin, pour être plus indulgent à l’égard de nos Ministres technocrates non assermentés, disons simplement que rien ne leur  sert de finir ce qu’ils n’ont pas commencé, et de commencer ce qu’ils ne sont pas sûrs de finir. Là-dessus, Excellences, Mesdames et Messieurs,  personne ne peut vous faire le moindre reproche, et vous pouvez toujours continuer à dormir. De toutes les manières, tout le monde savait qu’il fallait absolument un gouvernement de transition et des Ministres, mais personne n’a jamais posé la question de savoir,  des Ministres pour faire quoi ? Et puisque vous voulez toujours douter, je mets quiconque au défi de me donner  le nom d’un seul Ministère qui fonctionne normalement, et je vous dirai que vous n’êtes pas en RCA.

En Centrafrique, les autorités, tel l’âne de Buridan,  semblent être  placés au milieu de  deux collines de priorités, l’une à droite,  l’autre à gauche. Mais puisqu’elles n’arrivent point à se déterminer pour trouver  des solutions aux priorités de droite,  qui donnent à manger, ni aux priorités de gauche, qui donnent à boire, le peuple, à force d’attendre et d’attendre encore que les autorités viennent à lui, se meurt lentement, de faim et de soif.

Pendant ce temps, chers Ministres, engraissez-vous, les membres duCNT (Conseil National de transition), qui ont fait autant,  ont tellement pris de poids, qu’ils se taisent depuis plus d’un mois, le temps de digérer.

Guy José KOSSA,
Certifié  de l’Ecole Primaire Tropicale et Indigène
Rédacteur Public  au Village Guitilitimô
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:35
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La deuxième visite d’amitié de CSP à N’djamena,  a été diversement appréciée,  très   commentée,  et surtout mal interprétée, par une partie  de la population de la  RCA.  Pour cette frange de centrafricains, ce déplacement de la Présidente au Tchad, ne pouvait  qu’être considéré comme une trahison, eu égard  au rôle  très négatif joué par  ce pays voisin, et son implication dans l’effondrement de la RCA. Dès son élection, il y ‘a un peu plus d’un mois, une partie de Centrafricains, avait déjà pointée du doigt, la nouvelle Présidente deTransition. Elle était ainsi accusée, à tort,  de faire partie de la galaxie Séléka,  et  même d’être une complice. Ses détracteurs,  sont allés  jusqu’à laisser entendre que CSP était sur la trace de ses prédécesseurs, dont la vassalité à l’endroit du Tchad, était le principal attribut.
Tel n’est pas le cas. En effet,  CSP veut à tout prix rechercher la paix,  et elle a profité par ailleurs de sa présence au Tchad, pour aller au chevet de ses compatriotes musulmans rapatriés de force dans ce pays
Selon une source proche de la Présidence tchadienne, bien que lescaisses de l’État centrafricain sont vides, Mme SAMBA-PANZA a « eu le culot »,  de refuser ouvertement, de solliciter une aide financière à son puissant voisin pétrodollar. Cette attitude digne,  est à mettre au crédit de la chef d’État, et a fortement contrarié son homologue DEBY. On s’en souvient, ce dernier avait déjà manifesté son agacement, quand il a reproché à Mme  CSP,  le fait  d’avoir écrit directement à BAN KI MOON, le Secrétaire Général de l’ONU pour demander l’envoi descasques bleus, en Centrafrique, sur la terre de ses propres ancêtres.
Après l’épisode de Brazzaville où elle était obligée de recadrer  son Premier Ministre pris sur le fait accompliSAMBA-PANZA, si elle persiste dans son élan, contribuerait efficacement, à valoriser l’image ternie de la RCA,  qui porte encore,  les vives marques de ses nombreuses blessures. Considérée comme un pays pauvre parmi les plus pauvres,  en dépit de ses énormes richesses, l’immaturité des dirigeants de  la RCA,  l’a plongée dans une crise sans précédent,  qui a atteint toute sa population .
Wilfried Maurice SEBIRO
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:31

LES PREMIERS COUACS DU PREMIER MINISTRE NZAPAYEKE

NZA
 NZAPAYEKE signifie Dieu est vivant (présent, omniprésent) en français. Ce technocrate n’a pas été choisi pour son nom qu’on attribuerait volontiers à un ange en mission divine pour sauver le peuple centrafricain qui ne sait plus à quel saint se vouer. Un mois après la nomination de NZAPAYEKE, les Centrafricains campent toujours dans les zones de déplacés, les fonctionnaires ne sont toujours pas payés, les FACAS revoient les démons qui ont hanté leur nuit durant les 9 mois du duo funèbres DJOTODIA-TIANGAYE, les ménages sont fatigués par le « koko na soussou »(Légume fin et poissons séchés) national à répétition, faute de viande. Tout marche au ralenti.NZAPAYEKE qui aurait pu faire l’unanimité si les Centrafricains avaient un protecteur,  ne suffit pas à calmer les enfants terribles de La RCA. A peine arrivé à la tête du gouvernement centrafricain, le techno en chef qui n’a pas que des technocrates dans son gouvernement, a mis en colère la Présidente Cathérine SAMBA-PANZA(CSP). La scène s’est passée au Congo Brazzaville, premier pays africain où CSP a effectué son premier déplacement.
Le Congo veut normaliser ses relations en traitant d’égal à égal avec la RCA? C’est en tout cas le signe qu’il a voulu donner en refusant d’accorder une audience présidentielle au Premier Ministre(PM) centrafricain.
Alors que CSP a été reçue durant deux heures par le président Dénis SASSOU NGUESSO, le PM a cru bon de demander une audience pour être reçu à son tour. La Présidence Congolaise contacte la PrésidenteCathérine SAMBA-PANZA qui n’a pas reconnu l’y avoir mandaté. Cet épisode rappelle l’ère éphémère du trio funèbre qui se bousculait au portillon de Oyio,  la ville natale de SASSOU NGUESSO, pour profiter de sa générosité financière alors que le peuple tire le diable par la queue.
Autre reproche qu’on attribue au nouveau PM, son vœu d’occupation de la résidence officielle du maire de la ville de Bangui qui a été réhabilitée par l’ancien maire Jean Barkès NGOMBEKETTE.
Le Premier Ministre est vu par ses détracteurs pour quelqu’un qui regarde d’abord ses intérêts au lieu de vite s’atteler à la mission quasi impossible qui lui a été assignée: la reconstruction des institutions effondrées et l’organisation des élections dans un an.
 
Wilfried Maurice SEBIRO
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