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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:52

Franc CFA : une voiture à trois roues

 

La parité fixe du CFA est un anachronisme appelé à disparaître. La seule question est de savoir qui en prendra l’initiative. La France ou les pays africains ?
Si la question de l’avenir du franc CFA est souvent agitée, force est de reconnaître que, depuis de longues décennies, c’est bien le statu quo qui constitue sa meilleure caractéristique. Pourtant, l’environnement des pays africains de la zone franc a été profondément modifié et il paraît pour le moins opportun de se poser un certain nombre de questions. Sans toutefois occulter les acquis réels de cette monnaie commune.


 


Si les pays africains de la zone franc ont appris à gérer ensemble une monnaie garantie par la France, les travaux effectués montrent que cette stabilité monétaire n’a certainement pas permis à ces pays d’enregistrer, pour cette raison, des performances économiques supérieures à celles des autres pays africains.



Par ailleurs et dans la pratique, sauf pendant de très courtes périodes, cette garantie n’a presque pas joué en raison du caractère structurellement créditeur du compte d’opérations. Sous cet angle, la garantie relève davantage d’un confort psychologique (qui est payé au prix fort) que d’une nécessité économique.
Enfin, certains mécanismes de la zone franc, s’ils permettent le rapatriement aisé du produit des investissements, contribuent, dans une large mesure, à entretenir des déséquilibres structurels qui sont lourds de conséquences. Ainsi le Sénégal est-il douillettement installé dans un profond déficit de sa balance commerciale (les importations font en moyenne le double de ses exportations) sans que cela ne se traduise par une quelconque sanction sur le plan monétaire. En d’autres termes, les mécanismes de la zone franc encouragent une forme de paresse économique en entretenant une propension à importer sans aucune relation avec les exportations.


Dans ses échanges extérieurs, le Sénégal vit bien au-dessus de ses moyens. Du reste, il est constant que, depuis des décennies, la part du secteur industriel se rétrécit dans la formation du PIB au profit du secteur tertiaire (les services et notamment le commerce d’importation), ainsi qu’en attestent l’explosion dramatique du secteur dit informel et les difficultés structurelles des PME/PMI locales. Si elles sont adulées dans le discours, dans la pratique elles sont oubliées sur cette question essentielle en termes de compétitivité. Au grand détriment de la création de richesses et de l’emploi dans des pays où les taux de chômage se situent à des niveaux non avouables. En d’autres termes, les mécanismes de la zone franc encouragent une forme de paresse économique en entretenant une propension à importer sans aucune relation avec les exportations. Dans ses échanges extérieurs, le Sénégal vit bien au-dessus de ses moyens.


Il est plus facile d’importer tout et n’importe quoi de l’extérieur que de prendre le risque de créer une entreprise intervenant dans la production et mise en concurrence, souvent déloyale, avec les productions venues d’ailleurs. Sous cet angle, un petit tour dans les grandes surfaces des pays de la zone franc et dans celles des autres pays africains montre, d’un côté une dépendance absolue vis-à-vis des importations, et de l’autre une volonté de développer des PME/PMI locales qui créent une vraie valeur ajoutée locale. Il est très facile au Sénégal de trouver du sel de Belgique, des arachides de France ou encore des jus de fruit de Dubaï… Que fait-on de la production et des producteurs locaux ?

Incohérence


Il est important de rappeler qu’à la suite de la dévaluation intervenue en 1994, le tarif extérieur commun de l’UEMOA a permis une baisse très substantielle des droits de portes. La combinaison de cette baisse au rattachement du franc CFA à une monnaie forte (l’euro) a eu comme conséquence un recul important du taux de protection des entreprises locales et une perte continue de compétitivité. Ce n’est pas la seule incohérence du système.
Ce rattachement du franc CFA à l’euro, dont les fluctuations n’ont rien à voir avec la réalité des économies africaines, et qui est une monnaie très forte, constitue un anachronisme économique qui connaît très peu d’équivalents au 21e siècle. Cette rigidité empêche nos Etats de pouvoir fixer la valeur de leur monnaie sur la réalité de leur commerce extérieur et les prive ainsi de toute possibilité d’utiliser l’instrument du taux de change dans la gestion de la politique économique. En quelque sorte, une voiture à trois roues dont la tenue de route aléatoire semble surprendre…


Mécanismes plus souples


Enfin, si la création de la zone franc présentait, à l’époque, un réel avantage pour la France qui était le partenaire commercial privilégié de ses anciennes colonies, la diversification du partenariat et la perte progressive de parts de marché des entreprises françaises dans la zone franc rendent, pour la France, l’outil bien moins attractif que par le passé.


En d’autres termes, il est temps d’envisager des ruptures en profondeur, tout en conservant les acquis d’une gestion commune qui reste un exemple réussi d’intégration économique et un des moyens permettant à nos pays de peser au plan économique. On doit également s’interroger sur la possibilité de fusion entre la zone UEMOA et la zone CEMAC pour des raisons d’échelle a priori évidentes.



Comme tout anachronisme, la parité fixe est appelée à disparaître au profit de mécanismes plus souples, mieux adaptés au développement de la compétitivité de nos entreprises et aux exigences de notre commerce extérieur. La question qui se pose est de savoir qui en prendra l’initiative. La France ou les pays de la zone franc ?
Au moment où nous célébrons, souvent avec faste et parfois de façon folklorique, le cinquantenaire de nos indépendances, repenser la question de notre monnaie est une interpellation moins spectaculaire, mais certainement plus décisive pour l’avenir des entreprises, de l’emploi et de nos pays.



MABOUSSO THIAM, CONSULTANT, ANCIEN DIRECTEUR DU CENTRE DE DEVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE, BRUXELLES

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:56
Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 20:22

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ASSIGNATION A RESIDENCE DE L’ANCIEN PORTE PAROLE DU PRESIDENT PATASSE

 

             En violation flagrante des droits fondamentaux garantis par la constitution et les instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la RCA, les autorités de Bangui ont confisqué depuis le 05/2/2011 donc au total 6 mois, mes documents administratifs à savoir :

·        Un passeport

·        Un titre de séjour sur le territoire français

·        Un billet d’Avion

·        Etc.

          J’ignore à ce jour les vraies raisons de tels agissements, dignes d’une république bananière et qui n’honorent nullement notre belle patrie la Centrafrique.

         Le procureur de la République et actuel ministre de la Justice, Monsieur Firmin. FINDIRO, malgré saisine a cru devoir garder un silence …………. Par contre les autres leaders de l’opposition démocratique étant dans la même situation que moi se sont vu restitués les mêmes documents confisqués.

       En réalité la République Centrafricaine est une prison à ciel ouvert. C’est pourquoi d’un côté, j’invite solennellement le Secrétaire Général de Nations Unies à mettre en œuvre très urgemment les mécanismes des procédures spéciales du conseil des droits de l’Homme pour une mission d’enquête en Centrafrique. De l’autre, je sollicite l’intervention personnelle de leurs excellences :

·        L’Ambassadeur Haut Représentant de la République Française à Bangui.

·        L’Ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui

·        La Représentante de l’Union Africaine à Bangui

Pour ma part, je me réserve le droit d’engager des actions judiciaires tant sur le plan national qu’international pour que toute la lumière soit faite.

Fait à Bangui, le 14 Juillet 2011

Ancien Porte-Parole du président PATASSE

Porte-Parole Délégué du FARE 2011

 

Kodégué Guy Simplice 

Guy Simplice KODEGUE

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 07:31

Ils sont désormais relaxés et verseront une amende de 300 000 francs CFA (environ 461 euros) chacun à titre de dommages et intérêts. C’est le verdict du procès Ministère Public contre Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médis + » poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat ». Le Procureur de la République avait requis il y a quelques jours, 3 ans d’emprisonnement fermes et une amende de 1 000 000 de francs CFA (environ 1538 euros) chacun.

 

Dans son verdict le président du tribunal de grande instance de Bangui, Juge Jules GAVO, reconnait que « l’affaire relève d’une diffamation plutôt que d’une incitation à la révolte, thèse avancée et soutenue par le procureur de la République ».

Aussi, le tribunal estime que les deux journalistes doivent être jugés sur la base de l’ordonnance du 2005 sur la liberté de la Communication et non sur la base du code pénal souhaité par le Ministère public.

Ce faisant, c’est finalement la défense des ces 2 journalistes qui a eu raison sur le parquet de Bangui. Maitre Hyacinthe GBIEGBA un de leurs avocats se dit « satisfait » du verdict. Toutefois, « pendant le toute l’affaire, la défense a toujours réclamé l’application stricte de la loi sur la liberté de communication en Centrafrique. Le juge après débats avait constaté que les faits reprochés à nos clients ne relevaient pas d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat. Il les a disqualifiés pour requalifier en diffamation contenu dans cette ordonnance ».

Pour Emmanuel Sandy l’un des prévenus, « le juge a dit le Droit ». Seulement, son insatisfaction porte sur « l’amende de 300 000 francs CFA à verser au ministre délégué à la défense Jean-Francis Bozizé. Il n y a pas eu de diffamation » soutient-il.

Les deux journalistes ont décidé de faire recours à la Cour d’Appel de Bangui. Ils vont donc interjeter appel. Pour eux, « aucun élément de preuve de diffamation n’est constitué dans cette affaire ».

Faustin Bambou et Emmanuel Sandy étaient poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite à des articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne.

Il faut dire que le procès de ces journalistes a mobilisé une solidarité sans relâche du monde médiatique national et international ainsi que celui des défenseurs des Droits de l’Homme. A titre de d’exemple, 4 quotidiens de la place avaient initié une journée sans journaux. Reporters Sans Frontières est aussi monté au créneau pour dénoncer « l'arrestation arbitraire et la manière dont le procès s'est déroulé entachant sérieusement la crédibilité de la justice centrafricaine ». Pas moins d’une dizaine d’avocats s’étaient portés volontaires pour défendre Bambou et Sandy.

Au nombre des actions de solidarité en leur faveur, on retiendra aussi celle du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA). Dans une tentative pour désamorcer la tension croissante sur leur détention, le BINUCA avait eu plusieurs rencontres avec les autorités nationales afin d’attirer leur attention sur les conséquences néfastes que cette situation pourrait bien avoir sur l’image de la RCA. Sur la scène internationale, le BINUCA avait saisi le Haut Commissaire pour les Droits de l'Homme de Genève. Ce dernier avait engagé une procédure d'appel d'urgence contre cette détention.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:30

Programme des trois premières journées des Bamaras :


GROUPE D

18-août-11
TUNISIE - TOGO
CENTRAFRIQUE – RWANDA

20-août-11
TUNISIE – RWANDA
TOGO – CENTRAFRIQUE

22-août-11
CENTRAFRIQUE - TUNISIE
RWANDA - TOGO

 ?Bannière

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:22
Afrobasket 2011 : début de préparation des bamaras ! PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 07 Juillet 2011 16:26

Après deux semaines d’attente, le stage de préparation des bamaras de Centrafrique a débuté le 5 juillet 2011.

 

En effet, une délégation de 8 personnes composée de Mr Elvis BOMAYAKO (Pdt de la FCBB), Guy NGAISSIO (DTN), Gérard KO (DTN adjoint) , Bruno DARLAN (entraîneur ) et 4 joueurs locaux ont enfin foulé le sol français.
Basés dans le nord de la France, les bamaras de Centrafrique arrivent à compte goute depuis le 6 juillet

Aujourd’hui (le 7 juillet) avec l’arrivée de Guy KODJO que nous avons joint au téléphone, on peut compter 7 joueurs dont les premiers arrivés sur les lieux sont Max KOUGUERE , Michael MOKONGO et William KOSSANGUE .

En attendant l'émmission officielle de a liste des préselectionnés par le DTN, on constate que le manque de communication et d’informations de la direction technique restent d’actualité.


Nous espérons que les joueurs convoqués arriveront au plus tard ce dimanche (10 juillet) pour lancer réellement les hostilités.

 

Nous vous tiendrons en courant en temps réel en fonction des informations qui nous parviendront

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:12

 

Mercredi, 06 Juillet 2011 13:01

 

S’agirait-il déjà d’un faux départ pour les Fauves de basketball de Centrafrique ? En tout cas il est trop tôt de répondre à cette question. Ces fauves viennent d’entamer ce mardi 5 juillet leur stage bloqué au centre de formation technique de Lille en France. Une phase préparatoire en prévision à l’Afro-Basket prévu du 17 au 28 Aout prochain à Antananarivo à Madagascar. Disons pour le moment que les séances d’entrainement se déroulent sans le capitaine des Fauves Romain Sato.

L’entraineur de l’équipe, l’espagnol rassure : « Toutefois il faut se rassurer que Sato ne rejoindra que le 20 juillet prochain ses coéquipiers. Car, il boucle à peine son championnat américain et prend encore quelques jours de vacances. L’autre grosse pointure présent à ce stage est le jeune incontournable Michaël Mokongo. Il évoluedaans le championnat Espagnol »

Les portes-drapeaux de Centrafrique disposent de 2 séances quotidiennes d’entrainement : dans la matinée de 8 heures 30 minutes locales (7H30TU) à 10 heures 30 minutes locale (9H30TU), et l’après-midi de 16 heures à 18 heures locales (15H à 17HTU).

Il faut dire que l’équipe Nationale des Fauves de basket-ball de Centrafrique composée de vingt deux joueurs dont la star et capitaine Romain Sato, une des prièces maîtresses. Son équipe du Panathinaïkos d’Athènes, a remporté la finale de l’Euroleague le 8 mai 2011 en battant les Israéliens du Maccabi Tel-Aviv 78-70 en finale, à Barcelone.

Pendant cette préparation d’un mois, les Fauves de Bas Oubangui disputeront les matchs amicaux contre les sélections africaines aussi en préparation en France dans le cadre de ce championnat d’Afrique des Nations Afro-Basket.

Il sera beaucoup plus question pour les Fauves de revoir les fondamentaux et de travailler la cohésion au sein de cette équipe. Une équipe composée en majorité des joueurs expatriés. Au total 17 joueurs qui évoluent dans les championnats européens et américains.

A titre de rappel, le départ des Fauves a été retardé en raison de difficultés financières. Le budget initial de cette compétition est fixé environ trois cent millions 300 000000 de francs CFA (environ 461538). Toutefois, le gouvernement jusqu’au départ de l’équipe n’a mobilisé que la moitié du budget. L’annonce d’un financement provenant du comité international olympique, CIO n’a pu être décaissé selon le président de la fédération centrafricaine de basket, Elvis BOMAYAKO.

Pour ce championnat d’Afrique des Nations prévu à Madagascar, les Fauves de Bas Oubangui auront dans leur poule D, le Rwanda, le Togo et la Tunisie. Pour leur première rencontre, les Fauves rencontreront le Rwanda le 18 Aout prochain. Les centrafricains sont favoris dans cette poule car ils ont remporté deux fois la coupe d’Afrique des Nations en 1974 et 1987.

Les Fauves de Bas Oubangui de Centrafrique ont occupé la 6ème place lors de l’Afro-Basket 2009 à Tripoli en Libye.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:44

Blé Goudé prêt à comparaître devant un tribunal ivoirien si Ouattara et Soro jugés aussi

 

 

 

Ble-Goude-copie-1.jpg

 

 


PARIS - AFP / 04 juillet 2011 21h23 - La figure de proue du régime déchu de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, contre qui un mandat d'arrêt international vient d'être délivré, s'est dit prêt à comparaître devant un tribunal ivoirien si le président Alassane Ouattara est également jugé, dans une interview à RFI.

Vous savez très bien qu'il a commis des actes, que des hommes ont commis des actes ignobles en son nom alors je suis prêt à comparaître, mon voisin doit être M. Ouattara, mon voisin doit être Soro Guillaume (le Premier ministre) et ensemble nous allons comparaître devant la justice, a-t-il déclaré à Radio France Internationale.

Des mandats d'arrêt internationaux ont été délivrés par la justice ivoirienne contre Charles Blé Goudé et d'autres proches de l'ex-président, dans le cadre de l'enquête sur les crimes commis durant la crise post-électorale de novembre à avril, avait annoncé vendredi le procureur d'Abidjan, Simplice Kouadio Koffi.

Sous sanctions de l'ONU depuis 2006 (gel des avoirs, interdiction de voyager), Charles Blé Goudé est régulièrement donné au Bénin ou au Ghana, lieu d'exil de nombreuses personnalités du régime déchu.

Ex-ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo, il a été en première ligne depuis la tentative de coup d'Etat de septembre 2002, organisant notamment des manifestations anti-françaises, et encore durant la dernière crise post-électorale de novembre à avril, appelant les siens à la mobilisation contre le camp d'Alassane Ouattara, investi président le 21 mai, la France et l'ONU. Ses partisans sont accusés de nombreuses violences.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010, et à l'issue de dix jours de guerre dans Abidjan. Il est actuellement en résidence surveillée dans le Nord, comme son épouse Simone Gbagbo et 13 autres proches.

M. Blé Goudé a dénoncé une justice à double vitesse et un pouvoir dictatorial de M. Ouattara.

Rien ne me surprend du tout car depuis que Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a peur d'une opposition significative, il a décidé d'installer son pouvoir dans la terreur, tous les signes (...) d'un pouvoir dictatorial sont là et visibles, a-t-il dit.

Ce pouvoir ne va pas bien loin, Ouattara fait comme si son pouvoir avait comme seul objectif de traquer, de tuer, de poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches de Gbagbo, a-t-il ajouté.

Des éléments des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara sont aussi accusés d'exactions par des organisations non gouvernementales et l'ONU durant la crise post-électorale.

Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) est en cours dans le pays pour évaluer notamment la situation sécuritaire, avant une éventuelle enquête pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, dont sont accusés les deux camps.

Quelque 3.000 personnes ont trouvé la mort durant cette crise, la pire de l'histoire du pays.


(©)

Des avocats de Gbagbo dénoncent le flou juridique et arbitraire

PARIS - AFP / 04 juillet 2011 23h17 - Des avocats français de Laurent Gbagbo ont dénoncé le flou juridique qui entoure l'ex-président ivoirien et des personnalités proches et l'arbitraire qui prévaut selon eux en Côte d'Ivoire, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU transmise lundi à l'AFP.

Me Lucie Bourthoumieux, Roland Dumas, Jacques Vergès, Marcel Ceccaldi dénoncent une application illégale de la résolution 1975 adoptée le 30 mars par le Conseil de sécurité, qui exige le départ de M. Gbagbo et apporte son appui aux forces de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) pour utiliser tous les moyens nécessaires pour protéger les civils, ainsi que le problème du non-respect du principe d'impartialité.

Aucune disposition de cette résolution n'autorise ni la remise du président Gbagbo entre les mains de l'autre partie au conflit ni la privation des droits humains les plus fondamentaux, écrivent-ils. Or lors d'une visite à M. Gbagbo à Korhogo (nord) le 26 mai il nous a été donner de constater que depuis le 11 avril, celui-ci est privé de toute communication avec l'extérieur ainsi que de tout droit de visite, le dépossédant ainsi de ses droits humains les plus fondamentaux.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010 en faveur d'Alassane Ouattara, et à l'issue de dix jours de guerre dans Abidjan. Il est actuellement en résidence surveillée à Korhogo.

En dépit de nos multiples démarches et demandes, nous n'avons pu entrer en possession du décret de mise en résidence surveillée de M. Gbagbo, poursuivent-ils. Ce décret n'existe pas, le président Laurent Gbagbo se retrouve par conséquent, avec l'aval tacite de l'Onuci et le soutien actif de la force Licorne française, victime d'un enlèvement, d'une séquestration et d'une détention arbitraire, poursuivent-ils.

Ses avocats dénoncent également des inculpations dénuées de toute base légale pour d'anciens membres du gouvernement de Laurent Gbagbo, dont son ex-Premier ministre Gilbert Aké N'Gbo, et de hauts fonctionnaires.

Plusieurs dizaines de personnalités, dont son épouse Simone, ont été placées en résidence surveillée à Abidjan et dans plusieurs villes du nord du pays après l'arrestation de l'ex-chef de l'Etat par les Forces républicaines (FRCI) du nouveau président.

Les avocats dénoncent également le fait que les responsables de la sécurité chargés de surveiller ces personnalités sont selon eux difficilement identifiables.

De même qu'à l'hôtel de la Pergola à Abidjan, nous avons pu constater à Korhogo la présence des forces du président Ouattara auprès des forces de l'Onuci, disent-ils.

Si à Abidjan et Korhogo la présence de l'Onuci a été constatée, il n'en va pas de même pour les villes de Katioula, Odienné et Bouna où les assignés à résidence sont gardés par les FRCI, ajoutent-ils.

Amnesty International avait dénoncé le 22 juin la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l'ex-président. Le lendemain, l'Onuci avait estimé que les conditions de détention s'amélioraient.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:40

Mardi 5 juillet 2011205/07/Juil/201119:35

 

 

 

 

Jean Barkes Ngombé Ketté

 

 

Par RFI mardi 05 juillet 2011

Jean Barkès Ngombé Ketté est remplacé sur décret présidentiel par Nazaire Guénéfé Yalanga, qui occupait précédemment les fonctions de directeur des services financiers de la mairie. Il a été déchargé de ses fonctions « à sa propre demande », précise le décret. Au début du mois de juin, le nouveau ministre de l’Administration du territoire, le pasteur Josué Binoua, avait ouvertement accusé le maire de se livrer à une « gestion opaque » et annoncé qu'il allait mettre fin à « ces dérives ».

Jean Barkès Ngombé Ketté veut partir la tête haute et pour ce faire il mise sur son bilan : les feux tricolores, qu'on n'avait plus vus depuis la chute de Bokassa il y a 30 ans, ont fait leur réapparition aux croisements des principales artères de la capitale. Des jardins publics ont revu le jour, quelques statues ont été dressées comme celle de Barthélemy Boganda, le père de l'indépendance, et Bangui la coquette devenue Bangui la roquette, a repris un peu de ses couleurs d'antan.

Ses détracteurs insistent plutôt sur l'envers de la médaille. Faute d'élections municipales en Centrafrique, le maire de Bangui est nommé par le chef de l'Etat et depuis qu'il a été désigné en 2003, au lendemain du coup d'Etat, Jean Barkès Ngombé Ketté a toujours traité directement avec le président Bozizé. « Il se croyait tout-puissant et gérait, sans contrôle, tous les marchés publics ainsi que le parc immobilier de la ville », explique une source gouvernementale.

Les finances inspectées

Au début du mois de juin, le tout nouveau ministre de l’Administration du territoire, le pasteur Josué Binoua, dénonce publiquement la gestion opaque de la municipalité. Il invite le maire au respect de la loi et annonce qu'il va demander une inspection des finances.

Ces accusations de malversations et de détournements, Jean Barkès Ngombé Ketté les rejette. « La commune de Bangui n'a pas d'autonomie financière », explique l'ancien maire qui ajoute : « J'ai dû aller chercher les recettes pour financer mes projets et j'y suis parvenu, que cela suscite des jalousies ne m'étonne absolument pas ».

Son successeur, un de ses anciens directeurs financiers, Nazaire Guénéfé Yalanga, est un membre actif du parti travailliste au pouvoir, le KNK (Kwa Na Kwa).

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:33

 Appel en urgence de l’ONU pour les deux journalistes emprisonnés

 

 

 

 

Sandy et Bambou

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 05 Juillet 2011 10:39

Si le paysage médiatique en RCA a récemment connu des développements positifs (attribution de nouvelles fréquences radio et TV, implantation de Radio Chine Internationale et de la Voix de l’Amérique sur la bande FM à Bangui, diffusion en continu de la télévision nationale), il faut dire que l'arrestation et la détention de deux journalistes ont changé la donne des relations entre les médias et le gouvernement.

C’est ce mercredi 6 juillet 2011 que Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement, directeur de publication des quotidiens « Les Collines de l’Oubangui » et de « Media + » seront finalement jugés sur le fond. Les débats ont été renvoyés à deux reprises. Finalement, le juge a retenu de juger selon le droit pénal et non selon la loi sur la presse. Les deux journalistes sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite aux articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne

Cette affaire qui pose la question de la liberté de la presse est suivie par l’ensemble de la communauté internationale et les associations de journalistes aux plans national et international.

Dans une correspondance en date du 4 juillet 2011, adressée à la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies à Bangui, le directeur de publication du quotidien « Les Collines de l’Oubangui » « sollicite l’envoi d’un médecin du système des Nations Unies pour constater sur place et m’apporter une assistance médicale ».

Le journaliste explique que le premier substitut du procureur de la république saisi à trois reprises lui refuse une autorisation pour des soins appropriés. Il « souffre d’un furoncle dans le dos suite à une crise de paludisme et qui ne cesse de me rendre la vie infernale ».

On ignore pour le moment la suite réservée par le BINUCA (Bureau intégré des nations Unies en Centrafrique) à cette demande. Mais on s’attend à une action positive de la part de la représentation de l’ONU à Bangui au vu de celles déjà menées en faveur des deux journalistes détenus.

Dans une tentative pour désamorcer la tension croissante sur cette détention, le BINUCA a eu plusieurs rencontres avec les autorités nationales afin d’attirer leur attention sur les conséquences néfastes que cette situation pourrait bien ternir l’image de la RCA en particulier après le succès de la Table Ronde des partenaires de développement à Bruxelles. Le BINUCA a conseillé sur les possibilités juridiques afin d’aboutir à une meilleure solution.

Le BINUCA a déjà rencontré le Ministre de la Justice et son collègue de la Communication. Sur la scène internationale, le BINUCA a saisi le Haut-Commissaire pour les Droits de l'Homme de Genève. Ce dernier a engagé une procédure d'appel d'urgence contre cette détention.

Le monde des médiats n’est pas en reste. RSF (Reporters sans Frontières) dans un communiqué daté du 10 juin 2011, réagit ainsi : « Nous condamnons l’incarcération de Faustin Bambou qui a simplement fait son travail en relayant une information d’intérêt public. Les conditions de son arrestation, dépassant la durée légale de la garde-à-vue, représentent déjà une violation manifeste de la loi. En outre, si depuis 2005, aucun journaliste ne peut être arrêté pour diffamation grâce à la dépénalisation de ce délit de presse, nous déplorons que cela soit encore permis dans les cas d’incitation à la violence. Devant le caractère abusif de ce chef d’inculpation, nous demandons au procureur de revenir sur ces accusations, de mettre un terme immédiatement à ces procédures judiciaires et de relâcher le journaliste"

A Bangui, plusieurs quotidiens de la capitale centrafricaine ne sont pas parus lundi 4 juillet 2011. Les 4 directeurs de publication des journaux ont décidé d’observer « une journée sans journaux ». Par ce geste, ils entendent marquer leur solidarité avec leurs 2 confrères emprisonnés. Il s’agit des journaux suivants : « Le Citoyen », « Le Confident », « Le Démocrate » et l’«Hirondelle ».

Selon Mathurin Momet, directeur de publication du journal « Le confident », interrogé par Radio Ndeke Luka, « la raison de ce geste de solidarité a été prise pour interpeller non seulement les autorités politiques ou judiciaires, mais aussi dénoncer le comportement des autres confrères réunis au sein du comité ad hoc du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC). Ces confrères ont tenu une assemblée générale en marge du procès, le même jour, ce qui sans doute fragilise la solidarité à l’endroit des journalistes détenus à la prison centrale de Ngaragba».

La République centrafricaine occupe la 69e place sur 175 pays, du classement mondial 2010 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

 

        
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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:13
Afrobasket 2011 : où en est la Centrafrique ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Juin 2011 16:23

A quelques jours du début du regroupement des bamaras de Centrafrique, c'est avec optimisme que le directeur  technique national Guy NGAISSIO nous a accordé ce entretien d'avant départ .

 

 

Romain SATO est devenu champion d’Europe en mai dernier avec le Pana ! Quelle a été votre réaction en suivant cet exploit ?

Pour un tel résultat, naturellement on ne peut y avoir qu'un sentiment de satisfaction surtout pour un joueur que j'ai vu grandir et qui aujourd'hui hisse son basket au niveau très élevé de l'Europe.
Je crois que sa présence au dernier Afrobasket, dans son équipe nationale, et la prière des Centrafricains à Dieu sont aussi à l'origine de cet exploit !

 


Cet été ; la Centrafrique va préparer deux compétitions .Où en êtes vous justement ?

Pour nos prochaines compétitions ( Afrobasket et Jeux africains), nous sommes très avancés dans les dossiers et aussi les différents contacts pour aller à cet Afrobasket avec moins de soucis.
Sur le plan technique, un travail est entrain de se faire au niveau du projet de jeu en passant par le style propre du basketball centrafricain et de profil de nos joueurs. A cet effet, dans un premier temps nous envisageons démarrer avec 22 joueurs ; au jour d'aujourd'hui on constate que d'autres joueurs manifestent le désir d'intégrer cette équipe !

 

 

 

 


En Centrafrique, y a t-il des joueurs de plus de 2m00 dans le championnat .Et pourquoi on ne voit jamais en équipe nationale ?


En Centrafrique nous avons des joueurs jeunes et de grande taille (2m voire un peu plus). Il faut tout de suite dire qu'ils manquent d'expérience pour ces compétitions (CAN et JA). Franchement, il faut du temps et des moyens pour les former. C'est tout un programme de travail. Je crois que petit à petit on parviendra à donner satisfaction audit sujet.

Depuis 2003, vous ne dépasser pas les ¼ de finales, allez vous enfin faire mieux  un jour ?


La RCA va dépasser les 1/4 de final à cet  Afrobasket. Notre éternelle difficulté, ce sont les joueurs intérieurs qui manquent; ils n'ont pas assez d'expérience et ils n'ont pas souvent un meilleur temps de jeu. Aujourd'hui, les choses changent car Jimmy a gagné en expérience avec  Vichy, Lionel PEHOUA  est revenu avec nous et a prouvé pendant les éliminatoires qualificatives dudit Afro basket. J'ose espérer que nos prochains contacts auprès des autres intérieurs vont marcher.


Et concernant ce tirage au sort qui vous est favorable ?
Nous avons une poule jouable. Il faut voir les différents croisements (Cameroun, Côte d'Ivoire, Egypte et Afrique du Sud) qui viendront après les préliminaires. Dans tous les cas, notre mot d'ordre c'est monter le podium, voire le plus haut. Je pars confiant, sans crainte au 26e Afrobasket.

 

                                                                                                  Propos receuillis le  12 juin 2011 (téléphone

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