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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:46

 

ILS PAIERONT

par Me Zarambaud Assingambi (09 juillet 2013)

 

                        ILS PAIERONT !

 

 

1-    En ce début de siècle aux clartés prometteuses

Des peuples hier soumis, sortant de nuits aphteuses

Marchent avec fierté, d’espoir illuminés,

Vers les beaux lendemains de combats acharnés.

*

2-    Sur un terrifiant vol à décalage horaire

Où l’on passe des nuits sans qu’aucun jour n’éclaire

Avec des cauchemars que l’on vit éveillé

Ô pays bien aimé, ils t’ont précipité.

*

3-    Eux, monstres des humains singeant corps et visages

Exécrables tueurs jaillis du fond des âges

Armés de longs couteaux, de fusils, de canons,

Massacrent tes enfants et pillent tes maisons.

*

4-    Taupes des talibans profanant chaque église,

Frappant les serviteurs de Jésus à leur guise,

Ils veulent installer un monde sans cerveau

Qui se nourrit de morts ainsi qu’un grand caveau.

*

5-    Ils tuent ouvertement, violent, pillent, saccagent

Pour que, tétanisés, tes fils se découragent

Ou deviennent leurs supplétifs applaudisseurs

Tels les caméléons aux changeantes couleurs.

*

6-    Qui l’eût cru, si ce n’est Lucifer en personne,

Que ce pays pour qui le lugubre glas sonne,

Que ce vaste abattoir dont l’homme est le bétail,

Que ce bateau qui dérive sans gouvernail,

*

7-    Qui l’eût cru, si ce n’est en cauchemar horrible,

Que ce pays dont BOGANDA, l’irréductible,

Dans l’unité, la paix, libéra la nation

Au lourd prix de sa vie, de toute soumission,

*

8-    Qui l’eût cru devenu, comme par maléfice,

« Un pays sous tutelle » et le simple appendice

D’un sulfureux voisin, un champ d’entraînements

Ouvert aux talibans et rempli d’ossements ?

*

9-    Peu à peu cependant, l’ouragan de révolte,

Attisant les ardeurs de chaque patriote

Les projette au sommet de leurs Tours de Babels

Où, par Dieu confondus, ils livreront des duels.

*

10-                      Duels sanglants de sanguinaires hier acolytes

Qui seront divisés, perdus, hétéroclites,

S’auto-massacreront jusqu’au dernier truffion

Et à la rédemption, enfin, de la Nation.

*

11-                      Ces génies malfaisants, d’eux-mêmes les victimes,

Après paiement ci – bas de leurs horribles crimes,

Iront cuire en enfer, l’éternelle prison,

Tels des empoisonneurs mourant de leur poison.

 

 

ZARAMBAUD Assingambi

La Haye (Hollande) le 27 Juin 2013.

 

 

Réactions à cette tribune

Jérôme Emilien Dansona (09/07/2013) : C'est un très beau poème qui décrit bien les malheureux évènements imposés à notre pays par une bande d'écervelés. Courage

Evariste Noumbona (11/07/2013) : Ces gens paieront surement que ce soit ici bas ou à l'enfer. Ces gens que nous avons accueillis à bras ouvert sont devenus nos bourreaux aujourd'hui. Ils le paieront, oui ils vont le payer. Ce n'est qu'une question de temps. Ces barbares enturbannés sont pires que la peste, ils seront détestés de tous les autres pays d'Afrique centrale en particulier et du reste de l'Afrique en général. Ces gens sont comme la vipère. On peut domestiquer les animaux comme le lion (roi des animaux), tigre, éléphant, anaconda, serpent bois... Mais jamais on peut domestiquer une vipère. Ces gens sont exactement comme cet animal. C'était comme cela qu'ils ont procédé afin de dominer sur le Tchad et le Soudan aujourd'hui. Il y avait déjà un précédent, alors les centrafricains doivent se lever. NOUS N'AVONS QUE DEUX ALTERNATIVES. OU NOUS NOUS METTONS A GENOU SANS RIEN FAIRE ET SUBISSONS LES AFFRES DE CES BARBARES, OU NOUS NOUS LEVONS ET NOUS BATTRE POUR NOTRE DIGNITÉ, LIBERTÉ, INDÉPENDANCE... Cela dépend de notre propre sacrifice. La vraie liberté s'obtient toujours au prix d'un grand sacrifice. Le Fils de Dieu lui, s'est sacrifié pour que le monde soit libre. Celui qui accepte cette liberté bien sûr. Maître, je vous demande de mettre en place une équipe afin de rassembler les preuves les plus accablantes contre ces gens et tous leurs complices nationaux en d'autre terme les "Collabos", ils sont nombreux. Le peuple vaincra, nous vaincrons, oui nous vaincrons surement, nous vaincrons à coup sûr. C'est le peuple centrafricain qui sortira vainqueur. Aujourd'hui, on nous considère comme le maillon faible des pays de l'Afrique centrale en particulier et l'Afrique en générale. Mais croyez-moi mes frères, nous serons les premiers demain. Ce sera à nous que les autres ferons appel afin de leurs venir en aide, dans tous les domaines bien sûr. TOUT PEUT CHANGER, MAIS CE QUI NE CHANGE PAS C'EST LE CHANGEMENT. IL Y AURA TOUJOURS DE CHANGEMENT, LA RCA VA CHANGER, LE PEUPLE CENTRAFRICAIN VA CHANGER.

DIEU BÉNISSE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:45

PAS DE BLANC SEING GRATUIT POUR NOS LEADERS POLITIQUES DANS 15 OU 20 MOIS
par Tizo Gni (06 juillet 2013)

 

Dans 15 ou 20 mois si tout va bien, nous irons aux urnes pour choisir celle ou celui qui présidera à la destinée de notre pays.
Nous devons nous rappeler de deux choses :

1 - Pour beaucoup d’entre eux, nos leaders politiques actuels ont servi sous le régime d’Ange Félix Patassé soit comme premier ministre ou comme ministre et nous savons où cela nous a menés.
2 - Pendant leur mandat, les Banyamuléngué ont déferlé sur Bangui et ses environs, ils ont pillé, volé, violé… l’affaire est et demeure encore à la Cour Pénale Internationale de la Haye et à ce jour seul monsieur Jean Pierre Bemba répond de ses actes aujourd’hui devant cette juridiction. Qui a fait venir Jean-Pierre Mbemba et ses troupes en République Centrafricaine ? Quant aux autres : silence absolu et pourtant personne n’a oublié.

• On a appris que Bozizé aurait déclaré : « Je vais les dépecer un à un…. » et nous n’avons pas non plus oublié l’évènement du mardi 19 octobre 2010 au cours duquel au Palais de la Renaissance monsieur Joseph Bendounga leader du parti MDREC, a été victime des gardes prétoriennes de Bozizé devant les membres du corps diplomatique et des leaders politiques. 18 points de sutures, aucun chef de parti ne s’est levé pour protester ou n’est sorti du palais en signe de protestation. Monsieur Ouandé ministre de la Sécurité Publique a même menacé de mort le photographe qui a pris les images de cette barbarie.
Ils se sont contentés de faire un communiqué de protestation seulement après.
Un homme politique fait don de soi, il doit être prêt à se sacrifier pour la cause qu’il défend. S’il a peur comme le citoyen lambda que je suis, qu’il ne s’engage pas.

• Pendant les élections de 2011, la cacophonie de nos leaders politiques a permis à François Bozizé de confisquer le pouvoir. Ils auraient pu se mettre tous d’accord pour boycotter les élections ou de s’aligner derrière un seul leader de l’opposition. Communiqué : c’est la seule façon qu’ils considèrent efficace pour protester. Ils ont créé le FARE 2011 sachant très bien que l’homme en face n’a rien à faire de leur Front pour l’Annulation et de la Reprise des Elections 2011. Qui va payer la reprise des élections ?

Nous avons besoin de leader charismatique et courageux pour résister aux SE…Lè…KA.

Depuis le 24 mars 2013, plutôt depuis décembre 2012, quand cette horde avait commencé de déferler sur le pays, l’occasion avait été belle pour se positionner.

La conférence de Libreville avait été le pain béni pour certains leaders politiques. Quand on a décrété que tous les acteurs de la transition ne se présenteront pas aux présidentielles de 2016, les calculateurs se sont abstenus. Pauvre Tiangaye, c’est lui qui est désigné pour assumer le sacerdoce. La tâche n’a pas été facile pour lui, Bozizé d’un côté ne lui laissait pas le choix et ses acolytes se frottaient bien les mains attendant de cueillir le fruit mûr qui allait tomber de l’arbre. En face ce ne sont pas les enfants de chœur, ces Sé..lê…Ka et leur chefs de guerre. Pour une fois, sortis de la brousse, croyez-vous qu’ils vont encore y retourner ? Ils sont aussi prêts à fondre sur la gamelle et c’est ce qu’ils ont fait.

Voici ce que déclarait un de ces leaders, le 24 mars 2013 sur RT1 aux éditions de 13h je cite : « Nos frères qui sont arrivés aujourd’hui à la tête du pays ont payé de leur vie et de leur chair, les souffrances de l’exclusion, l’intolérance, les violences et aujourd’hui ils sont aux affaires c’est à eux de faire comprendre aux centrafricains, de prouver qu’ils ont compris que l’exclusion et la voie de la violence, ça ne mène à rien et que résolument ils vont s’inscrire dans une démarche de réconciliation nationale … »

Mon Dieu… ! La naïveté est notre pain quotidien. Nous l’avons crue avec les libérateurs et où en sommes-nous aujourd’hui ?
Oui, ses frères qui ont souffert dans leur chair de l’exclusion, nous ont fait la démonstration de leur barbarie, de leur cruauté et de leur cupidité.
Notre leader politique a-t-il un seul instant daigné descendre dans la rue auprès des jeunes de Gobongo, de Boy-Rabé ou de Ouango pour les soutenir contre ces envahisseurs, en appelant à un soutien pour protester de ces exactions ? NON….
Juste quelques communiqués laconiques en direction de la communauté internationale dont on n’ignore pas les objectifs par rapport à notre pays.
Nos leaders voient le fruit mûrir en se tapissant dans l’ombre attendant que la communauté internationale intervienne en leur offrant sur un plateau en or le pouvoir.

Monsieur Bozizé avec ses COCORA et ses COAC ont organisé des manifestations dans la foulée des moments les plus forts des Accords de Libreville et nos leaders qu’ont-ils fait pour tester leur notoriété ?
Comme moi ils ont peur, terrés dans leur communiqué. Moi encore je ne suis pas un homme politique, un homme public, j’ai la trouille et cela peut se comprendre. Je ne me suis pas engagé en politique. Ils attendent que je mette mon bulletin dans l’urne pour leur donner le pouvoir de me « couillonner » comme l’avait fait le « Barbu ».

Dans 15 ou 20 mois, je voterai pour ceux qui osent braver et dénoncer les exactions, les viols, les vols, les pillages, les enlèvements que subissent les centrafricains aujourd’hui.
Je ne donnerai pas ma voix aux calculateurs, ceux qui se la coulent douce quand il y’a le feu à la maison. Un vrai père de famille défend toujours les siens malgré ses faibles moyens.

Si aujourd’hui, nos leaders ne sont pas sur le terrain, qu’adviendra-t-il demain si les voisins décident de nous annexer ?
Les Sé…Lê...Ka depuis, pillent, tuent et violent. SILENCE….SILENCE… !
De temps en temps une déclaration par-ci sur les télévisions étrangères ou les stations étrangères pour dire qu’on est avec le peuple en déclarant ceci : « Je ne m’acharne pas contre une personne…..Le peuple centrafricain estime que la page Bozizé doit être tournée et pour que la page Bozizé soit effectivement tourné et que personne dans ce pays ne puisse effectivement regretter Bozizé, il faut que la transition se fasse dans de très bonnes conditions, que la démocratie se consolide dans notre pays, que le peuple aie la parole, que le peuple aie les moyens de vivre dignement…… ». Quand on écoute ce discours et qu’on se rend compte le prix payé par la jeunesse de Bangui pour ne citer que ceux là je me demande quand est ce que nous sortirons de ce bourbier.

Quand le général De Gaulle s’était réfugié à Londres en 1940, il avait lancé un appel à la résistance, il ne s’est pas contenté de condamner du bout de lèvres les nazis qui ont été aussi cruels que les SELEKA, le peuple français était complètement terrorisé mais un espoir était né grâce à cet homme qui était sorti du lot pour mobiliser les autres.
Vous leaders politiques centrafricains, à aucun moment vous n’êtes apparus sur le terrain avec les autres pour constater et dire non à cette barbarie des Sé…Lê…Ka. Votre présence dans nos manifestations de la diaspora aurait galvanisé et encouragé les jeunes puisque ce sont eux qui paient le prix à s’organiser pour braver ces barbares.
Vous voulez gouverner, vous voulez être le premier d’entre nous ? De quoi avez-vous peur ? Et quand les autres auront décidé de nous annexer, que ferez-vous ?

Vous ne mettez pas les noms sur les faits, vous avez peur de dire que les Sé...Lê...Ka tuent impunément, ce sont des voleurs, des pilleurs, des assassins.
Les mots vous brûlent la langue. Ils tueront tant qu’ils ont des armes et tant que nous ne nous organiserons pas pour les combattre de la même façon qu’ils nous terrorisent. LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP….. leur cacophonie a permis à monsieur Bozizé de confisquer le pouvoir.
Vous nous pondez des communiqués, vous êtes loin du peuple qui souffre, du peuple qui meurt. Vous attendez 2014 ou 2016, qu’est ce que vous nous proposez comme programme de gouvernement ? Vous attendez que nous vous donnions encore le pouvoir sur du papier blanc ?
Jeunesse centrafricaine soyez exigeants, ne laissez pas ces hommes vous voler votre avenir pour leur cupidité, ils ne vous proposent rien, ils ne vous laissent pas le choix, c’est le pouvoir qui les intéresse, quand ils y seront, ils vous oublieront comme toujours et vous continuerez de payer ainsi que vos progénitures. 
Ils ont été là, ils seront encore là, si vous n’êtes pas vigilants. Relisez vos pages d’histoire du Centrafrique ce sont toujours les mêmes. Ils n’ont rien fait et ils ne feront rien sauf s’enrichir.

Leader de partis politiques Centrafricains, vous êtes complices, par votre silences criard, par votre peur viscérale, vous laissez les jeunes centrafricains seuls face aux barbares, les jeunes de Gobongo, de Boy-Rabé, de Ouango, des environs de Bangui et des provinces à leur triste sort, vous allez monter sur leur cadavre pour gouverner, n’est-ce pas ?
Quand est-ce que vous allez vous réunir pour dire stop..ASSEZ SELEKA…. Interpellez l’homme qui vous a soufflé le pouvoir au nez, celui qui a osé répondre autrement à Bozizé en utilisant son langage et qui est aujourd’hui dépassé pars les événements. Par votre silence, il s’enfonce dans le chaos chaque jour qui passe, jusqu’au jour où il vous dira : je garde le pouvoir, vous serez surpris et vous nous pondrez encore un communiqué en appelant la communauté internationale pour vous aider, comme d’habitude.

Certains leaders du haut de leur docte perchoir n’ont cessé d’écrire en nous relatant ce que nous savons déjà, ils font un appel du pied pour être pris dans l’arène autour de la gamelle. Qu’est ce qu’ils proposent comme solution pour nous sortir de là ? Pourquoi ne vont-ils pas sur le terrain de la résistance ou autre pour galvaniser et stigmatiser cette jeunesse qui se bat et qui résiste malgré leur manque de moyen pour combattre les tueurs, les voleurs, les pilleurs et les barbares.

Aujourd’hui, les éléments de Sé..Lê..Ka commencent à se diluer dans la population avec leurs armes, cela fera d’eux les braqueurs en puissance de demain, que ferons-nous alors ? C’est encore une autre paire de manche qui se profile, le loup est entré dans la bergerie avec ses petits.

Je refuse de donner ma voix gratuitement, j’attends de voir ce que les leaders vont nous proposer maintenant, pas la veille des élections ni au lendemain des élections.

VIGILANCE …..VIGILANCE….. JEUNESSE CENTRAFRICAINE…

Ne laissez pas les prédateurs vous voler votre avenir et celui de vos enfants.

Les hommes passent la nation reste…

Centrafricainement , A vous la jeunesse….Ne soyez pas dupe.

TIZO GNI

 

NDLR:Heureusement que certains compatriotes ont encore la mémoire

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:31
 juillet 2013

 

 

 

 

RFI   samedi 06 juillet 2013 à 11:33

 

Que fait François Bozizé ? Il y a un mois, l'ex-président centrafricain, renversé le 24 mars dernier, avait quitté le Cameroun pour Nairobi au Kenya. Certaines sources l'annonçaient en transit pour l'Afrique du Sud, ce que Pretoria avait aussitôt démenti. Depuis, sa trace s'était perdue mais aujourd'hui, RFI est en mesure de révéler que François Bozizé se trouve au Soudan du Sud.

 

François Bozizé n'est jamais reparti à Yaoundé, il n'a pas non plus effectué de safari au Kenya comme le laissait entendre son entourage. Après son escale à Nairobi, début juin, l'ex-président centrafricain a, selon plusieurs sources, fait un premier arrêt en Ouganda puis il s'est envolé pour le Soudan du Sud.

 

Son lieu exact de résidence demeure encore mystérieux mais l'un des chefs militaires de la Seleka, l’ex-rébellion qui a pris le pouvoir en mars dernier, assure que François Bozizé se trouve actuellement non loin de la frontière centrafricaine.

 

Une revanche par les armes

 

Quelles sont ses ambitions ? Sur ce point toutes les sources s'accordent, le chef de l'Etat déchu n'a pas renoncé à ses ambitions de reconquérir le pouvoir par les armes. François Bozizé est un homme tenace, il n'a pas encore épuisé toutes ses ressources et ses plus proches s'activent autant qu'ils le peuvent pour mettre en place une rébellion ou susciter un mouvement de révolte de la population contre les nouvelles autorités.

 

Cependant, des sources militaires et diplomatiques s'interrogent sur les capacités réelles deFrançois Bozizé de réaliser ses rêves de revanche. L'armée lui ayant tourné le dos, tout dépendra de la volonté du Soudan du Sud ou de l'Ouganda de le soutenir. Si tel était le cas, ces deux pays prendraient le risque d'irriter Ndjamena et Khartoum, les parrains officieux du nouveau pouvoir à Bangui.

 

 

 

NDLR : Voilà qui est clair. On comprend mieux pourquoi ce monsieur tient tant à ne pas trop s'éloigner du territoire centrafricain depuis qu'il a été chassé du pouvoir. C'est donc bien afin de mieux se préparer pour prendre sa revanche sur la coalition politico-militaire qui l'a renversé à savoir Séléka et son principal leader devenu depuis lors, Président et chef d'Etat de la Transition, Michel Djotodia Am Nondroko.

 

Il y a lieu cependant de s'interroger sur les réelles motivations qui poussent Bozizé àvouloir tout mettre en oeuvre pour retrouver son fauteuil perdu si ce n'est sa soif inextinguible du pouvoir pour le pouvoir alors qu'il a passé une décennie à la tête de la RCA sans convaincre véritablement qui que ce soit de sa capacité à diriger un pays, son armée, tout en assurant le développement de celui-ci dans la paix et la sécurité. 

 

Aujourd'hui, il suffit seulement de voir l'état de délabrement des axes routiers de la ville de Bangui capitale de la RCA avec des ponts et ouvrages d'art jamais entretenus qui s'écroulent les uns après les autres comme des chateaux de cartes et qui ne sont jamais réparés depuis des lustres pour se convaincre de la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance qui ont caractérisé dix ans de pouvoir de François Bozizé dont les Centrafricains ont encore présents à l'esprit le triste souvenir de la tyrannie sanguinaire avec les prisons spéciales de triste mémoire de Bossembélé surnommée "Guantanamo" ainsi que les pitreries et les frasques de sa  nombreuse progéniture qui ne cessaient de défrayer la chronique.   

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:28

RCA: l’ancien PM, Faustin Archange Touadera assigné à résidence

Par Rfi - 05/07/2013

Il est désormais interdit de quitter le territoire centrafricain alors qu’il fait l'objet d'une enquête

 

En Centrafrique, l'ancien Premier ministre de François Bozizé, Faustin-Archange Touadera, s'est vu refuser, hier jeudi 4 juillet, de quitter le territoire alors qu'il voulait se rendre en France, pour y passer, notamment, une visite médicale. Il se voyait déjà assis dans le vol Air France à destination de Paris. Confortablement installé au salon d'honneur de l'aéroport de Bangui, Faustin-Archange Touadera avait en main sa carte d'embarquement, son passeport était déjà tamponné et ses bagages enregistrés lorsque des membres du protocole d'Etat sont venus lui signifier son interdiction de sortie du territoire.

 

 
© fr.news.yahoo.com 
L'ex Pm de Centrafrique, Faustin A. Touadera

Accompagné d'un agent des Nations unies, l'ex-Premier ministre qui réside depuis la chute de François Bozizé au bureau de l'ONU à Bangui tente alors d'obtenir des éclaircissements et de trouver une solution. Il appelle Nicolas Tiangaye, son successeur à la primature, Arsène Sendé, le Garde des sceaux, mais ceux-ci lui font part de leur impuissance. Son cas, lui expliquent ses interlocuteurs, est entre les mains de la justice. L'ancien Premier ministre fait, comme d'autres personnalités du régime précédent, l'objet d'une enquête mais l'information, dit-il, ne lui a pas été notifiée. 

Revenu s'installer au siège des Nations unies, Faustin Archange Touadera se demande si les autorités ne font pas deux poids, deux mesures. Il est vrai que certains anciens cadres du régime déchu, eux aussi sous enquêtes, ont pu jusque-là voyager sans encombre et que ceux qui ont fait allégeance au nouveau pouvoir ne sont pas du tout inquiétés par la justice.

On se rappelle qu’en mai 2011, le feu président Patassé, candidat malheureux à la présidentielle, avait plusieurs fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire centrafricain, alors qu’il voulait passer des visites médicales. Finalement, il est décédé à l’hôpital général de référence de Douala, visible trop tard pour sa santé.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 08:01

 

 

 



Son Éminence le Cardinal FILONI, Préfet du Dicastère missionnaire


Au nom de tous mes frères et sœurs laïcs ici réunis je voudrais, tout d’abord, présenter notre profonde gratitude et nos sincères remerciements à sa Sainteté le Pape François pour avoir remis, ce samedi 29 Juin 2013, le Pallium à notre Archevêque Dieudonné NZAPALAINGA et pour avoir, au cours de l’Angelus de ce même jour, prié pour notre pays la République Centrafricaine.

 

Merci à vous Eminence qui, malgré un emploi du temps chargé dû à vos lourdes charges, aviez bien voulu nous accorder la présente audience afin que nous puissions échanger sur la situation combien grave que traverse notre pays.


Oui Eminence, ce pays que vous aviez eu l’honneur de visiter il ya à peine un an, se meurt en ce moment ; il se meurt dans un silence si lourd que l’on est en droit de s’interroger sur cette totale indifférence de la communauté internationale. 


En effet depuis le 24 Mars 2013, alors que l’Eglise universelle célébrait dans la joie le dimanche des Rameaux, la République Centrafricaine aura, quant à elle, renoué encore avec ses vieux démons qui, toutes les décennies, s’emparent de son histoire et qui ont pour nom Coups d’Etat.


Phénomène devenu redondant du fait de la mauvaise gouvernance de tous les régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat depuis ces vingt dernières années. 


La coalition Séleka, qui veut dire alliance en Sango, la langue nationale, renversait le régime du Président Bozizé en s’accaparant du pouvoir de l’Etat.


Mais plus de trois mois de « règne », par les tenants du pouvoir, la population centrafricaine continue de vivre l’un des moments les plus douloureux et les plus cauchemardesques de son histoire.

 

Comme l’ont relevé si bien les Evêques de Centrafrique lors de leur dernière conférence épiscopale : « Du jamais vu ; voilà les mots qui disent le sentiment général du peuple face au déferlement des éléments de la Séléka. »

 

A ce niveau, il convient de préciser que la Séléka est un conglomérat de divers groupes armés hostiles au régime du Président déchu, dont les principales revendications tenaient à des engagements non honorés par ce dernier.


En plus de quelques combattants originaires du Nord-Est de la RCA, de nombreux Soudanais et Tchadiens ont rejoint la Séléka en espérant recueillir des retombées financières.


Outre ces éléments combattants, de nombreux jeunes et même des enfants, des repris de justice, des condamnés à des peines de prison sont venus grossir les rangs de la Séléka.


Il convient de rappeler que c’est le 10 Décembre 2012, que la Séléka s’était emparée d’une importante cité dans le nord du pays et deux semaines plus tard plusieurs villes du Nord et du Centre tombèrent dans ses mains.


Afin de mettre fin au conflit avec la Séléka, des pourparlers de paix se sont tenus sous l’égide des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Economique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et ont abouti à la signature des Accords de Libreville.

Force est malheureusement de constater que les deux parties ont fait fi des dispositions de ces Accords et la force des armes a repris le dessus aboutissant ainsi au coup d’Etat du 24 Mars 2013.


Depuis cette date, les mots manquent pour décrire l’enfer dans lequel vit le peuple centrafricain.

Eminence Mr Le Cardinal, nous ne nous limiterons là qu’à une liste assez exhaustive :

1. Sur le plan social


A ce jour on n’a pas fini de dresser le bilan les assassinats, les viols, les pillages, les villages incendiés.


La plupart des centres de santé et des établissements scolaires ont été pillés sur toute l’étendue du territoire faisant courir le risque d’une année blanche.


Le tissu social a été complètement déchiré. Le peuple est soumis à un énorme traumatisme dont les conséquences sont manifestes dans les cas de suicides et de dépressions.


Les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas payés depuis trois mois. Les conséquences sont si graves que depuis samedi dernier la population a instauré un concert quotidien de casseroles pour signifier aux autorités qu’elle a faim et a besoin de la paix.



2. Sur le plan économique


Jamais une crise n’avait engendré une destruction aussi systématique de ce qui restait du faible tissu industriel et économique du pays.


De nombreuses sociétés et entreprises ont été pillées ce qui a, pour conséquence immédiate, un taux de chômage jamais égalé.



3. Sur le plan politico-administratif


Avec obstination les combattants de la coalition SELEKA ont détruit les archives de l’administration publique et des collectivités locales.


L’autorité de l’Etat est mise en question par des groupes armés qui ont établi une administration parallèle aussi bien à Bangui que dans les différentes localités de l’arrière-pays, levant les impôts, percevant les taxes et liquidant les droits de douanes, toutes ressources qui ne seront jamais pas reversées au Trésor Public.

4. Sur le plan sécuritaire et militaire


L’armée nationale et républicaine a cédé le pas à un agrégat de factions en mal de cohésion, manquant d’éthique et de déontologie professionnelles.

 
Par ailleurs les mercenaires exigent encore d’être payés alors qu’ils se sont livrés à une véritable razzia depuis trois mois. 


Ces éléments de SELEKA, pour la plupart des Tchadiens et des Soudanais, peuvent impunément tuer, violer, piller, saccager, incendier des maisons, des greniers, des villages entiers. 


C’est ainsi que le jeudi dernier, un étudiant a été enlevé en plein cours par les éléments de la Séléka qui l’ont abattu le lendemain, ce qui a entraîné l’ire des jeunes de son quartier qui ont érigé des barricades et brûler des pneus sur la chaussée.


La descente des éléments de la Séléka a entraîné une véritable confrontation qui a dégénéré dans toute la ville et dont le bilan officiel fait état de 7 morts et 25 blessés. 

6. Sur le plan religieux et culturel


L’ardeur et la détermination avec lesquelles les éléments de SELEKA ont profané des lieux de culte chrétien et se sont pris de manière ciblée aux biens des chrétiens, ont ébranlé les fondements de notre cohésion sociale. 


La plupart des paroisses sur toute l’étendue du territoire ont été visitées, souvent pillées et saccagées.


Plus d’une centaine de véhicules appartenant à l’Eglise catholique ont été emportées sans compter des sommes d’argent et du matériel tant de bureaucratique que domestique.

Eminence devant cette litanie de malheurs, l’Eglise catholique centrafricaine a tenu la dragée haute.


A son initiative, une plateforme interreligieuse regroupant, au niveau de la Coordination, le Président de la Communauté Islamique, le Président des Eglises Evangéliques ainsi que l’Archevêque de Bangui a été mise en place.


C’est ainsi qu’au plus fort de la crise et avant que la Seléka ne rentre à Bangui, ces trois personnalités religieuses ont sillonné toutes les zones occupées par les rebelles pour non seulement faire un état des lieux mais aussi exhorter les belligérants à déposer les armes et compatir avec les populations victimes des différentes exactions.
L’Archevêque de Bangui a pris part à tout le processus de négociation/ médiation tant à Bangui qu’à l’extérieur de la RCA.


Après l’entrée de la Séléka, le 24 Mars 2013 dans la ville de Bangui, et suite à toutes les exactions, de nombreux Banguissois ont dû se refugier dans les paroisses, les écoles, les centres de santé.


Face à ce drame, l’Archevêque a initié immédiatement un grand programme de distribution de vivres à tous ses déplacés en relation avec la Caritas ainsi que des mouvements et fraternités de la communauté chrétienne.


Les Evêques de Centrafrique ont, à la fin de leur conférence épiscopale, adressé un Message aussi bien au peuple chrétien de Centrafrique qu’au Chef de l’Etat, message qui a connu un écho retentissant.



Eminence Mr Le Cardinal FILONI, L’Eglise Catholique Centrafricaine est et demeure la seule voix des sans voix que constituent tous les centrafricains qui se meurent en ce moment doucement et sûrement devant le regard d’une Communauté Internationale qui détourne les yeux vers d’autres centres d’intérêts plus lucratifs et moins risqués. 


Par cette voix qui vous parle au nom de tous ses frères et sœurs aussi bien dans cette salle que ceux qui, au pays, vivent tout ce que nous avons décrit plus haut, nous vous implorons Eminence Mr Le Cardinal, d’être notre émissaire auprès des plus hautes instances de notre Eglise afin que par des actions multiformes, elle puisse porter devant le monde entier les profondes douleurs de ce peuple qui fait aussi partie de cette humanité où nous ne faisons qu’un.


Il en est de même pour l’appui que nous sollicitons pour notre Eglise afin qu’elle poursuive sa vocation de « sel de la terre et de lumière du monde ».


C’est dans cette espérance que l’Eglise Catholique Centrafricaine souffrante mais militante sera triomphante demain.



Je vous remercie


Rome, le 02 Juillet 2013


Présenté par Mr Godefroy W. MOKAMANEDE, Membre de la délégation

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:23
 juillet 2013

 

 

 

 

30 juin 2013

 

Le ministre centrafricain de la Communication, Gazam Betty, annonce aujourd’hui que le ministre des Eaux et forêts, Mohamed Dhaffane, haut responsable de la coalition rebelle Séléka, a été limogé de son poste et arrêté. « Le ministre Dhaffane a été mis aux arrêts puis placé en garde en vue en attendant une perquisition à son domicile », indique-t-il, expliquant que celui-ci est soupçonné de recruter de mercenaires et d'acheter des armes.

 

(Source : AFP)

 

 

Centrafrique: le ministre des Eaux et forêts Mohamed Dhaffane arrêté


BANGUI - AFP / 30 juin 2013 16h15 Le ministre centrafricain des Eaux et forêts, Mohamed Dhaffane, une des figures de l'ex-coalition rebelle Séléka aujourd'hui au pouvoir, soupçonné de recruter des mercenaires et d'acheter des armes, a été limogé et arrêté, a-t-on appris de source officielle dimanche.



Le ministre Dhaffane a été mis aux arrêts puis placé en garde en vue en attendant une perquisition à son domicile, a déclaré à l'AFP le ministre de la Communication Gazam Betty.



Tout porte à croire que le général Dhaffane recrutait des mercenaires et achetait des armes (...) on ne sait pour quelle raison, a précisé M. Gazam Betty, lui aussi issu du Séléka. De plus, ces mercenaires se livrent à des actes de débordements qui ternissent l'image du chef de l'Etat, a-t-il ajouté.



Il a été plusieurs fois rappelé à l'ordre (...) le gouvernement s'est vu aujourd'hui obligé de prendre ses responsabilités, a indiqué M. Gazam-Betty, alors qu'un décret présidentiel lu dimanche à la radio nationale a annoncé le limogeage de M. Dhaffane.

Selon une source proche de la présidence, le président Michel Djotodia a dû annuler un déplacement prévu à Doha au Qatar.



Dimanche, Mohamed Dhaffane a été appelé par le chef de l'Etat et on a appris peu de temps après qu'il était arrêté et détenu au Camp militaire De Roux, a déclaré à l'AFP la soeur du ministre, Zanaba Dhafffane.



Le frère cadet du ministre, le colonel Mohamed Dhaffane, joint par l'AFP avant d'être à son tour arrêté, a balayé les accusations portées contre lui. Ce sont de pures allégations. S'il n'est pas libéré, nous allons mettre Bangui à feu, a-t-il menacé.



Mohamed Dhaffane dirige la Convention des patriotes pour le salut du Kodro (CPSK), une des composantes de la coalition rebelle Séléka, qui a pris le pouvoir à Bangui fin mars après avoir renversé le président François Bozizé.



Dimanche, une certaine tension régnait à Bangui, où de nombreux véhicules transportant des hommes armés ainsi que des patrouilles de la force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), appuyées par les forces françaises, circulaient dans les rues.


A la sortie nord de Bangui, vers le PK (point kilométrique) 12, ainsi qu'à la sortie sud au PK 9, des Séléka barraient la route, empêchant la circulation pour exiger la libération de Dhaffane.


Selon un témoin, ils s'en prennent aux passants en leur administrant des coups de fouet, ou en leur intimant l'ordre de rebrousser chemin.




(©) 

 

 

Centrafrique: le limogeage de Mohamed Dhaffane

 

RFI  lundi 01 juillet 2013 à 07:59

 

Après avoir été limogé vendredi 28 juin, Mohamed Daffhane, l'ex-ministre des Eaux et forêts, figure de la Seleka, a été arrêté samedi après-midi à Bangui. Il est depuis en garde à vue pour 72 heures renouvelables. Le ministre de la Communication centrafricain, Christophe Gazambetty, a expliqué que le général Dhaffane avait été limogé pour son comportement : recrutement de mercenaires, spoliation de biens, malversations diverses. Mais pour le porte-parole du président centrafricain Michel Djotodia, Mohamed Dhaffane paye aussi le prix de son comportement vis-à-vis des autres responsables de la coalition rebelle Seleka.

 

« Ces derniers temps, on a noté quelques divergences, qui sont apparues entre lui et divers membres de la Seleka... »

 

Prosper Ndouba

Porte-parole du président centrafricain

 

 

 

Centrafrique : Arrestation du ministre d'Etat des Eaux et Forêts, accusé de recruter des mercenaires

 

YAOUNDE (Xinhua) - Au lendemain de nouveaux heurts sanglants entre des combattants des ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) et des civils vendredi à Bangui, le ministre d'Etat en charge des Eaux et Forêts, Mohamed Moussa Dhaffane, accusé d'acheter des armes et des recruter des mercenaires, a été arrêté samedi soir, annonce le ministre de la Communication,Christophe Gazam Betty.

 

Ministre depuis le gouvernement d'union nationale formé le 3 mars après les accords de paix du 11 février à Libreville au Gabon, Dhaffane a été limogé par un décret du président de transition centrafricain Michel Djotodia publié samedi soir à Bangui avant d'être mis aux arrêts puis placé en garde en vue, en attendant une perquisition dimanche dans les nombreuses maisons qu'il possède dans cette ville, selon le ministre d'Etat en charge de la Communication.

 

"Tout porte à croire que Dhaffane recrutait des mercenaires et achetait des armes", a déclaré Gazam Betty à Xinhua peu après la publication du décret présidentiel limogeant le mis en cause qui, à en croire le ministre de la Communication, "n'avait pas de rébellion, il a utilisé son poste de ministre pour recruter des mercenaires".

 

En d'autres termes, Mohamed Moussa Dhaffane est accusé de préparer un putsch contre le pouvoir de Michel Djotodia, président de transition pour une période de dix-huit mois en principe jusqu'à la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives destinées à doter la République centrafricaine (RCA) de nouvelles institutions démocratiques qui lui permettront de retrouver sa place au sein de la communauté internationale où elle a été exclue après la prise du pouvoir de Djotodia le 24 mars.

 

Dhaffane, par ailleurs chef des Pêches, est présenté comme commanditaire de pillages à Bangui. "Il a lui-même supervisé le pillage de la maison de l'ambassadeur de Centrafrique à Pékin", affirme Gazam Betty qui fait en outre état de vols de véhicules, dont une vingtaine appartenant à des commerçants libanais et stationnés dans des concessions déclarées comme propriétés de l'ex- ministre.

 

"Il s'est enrichi en taxant les forestiers", laisse encore savoir le ministre de la Communication.

 

Source : http://www.afriquinfos.com/articles/2013/6/30/centrafrique-arrestation-ministre-detat-eaux-for%C3%AAts-accuse-recruter-mercenaires-224854.asp

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 00:08

30 juin 2013 - CENTRAFRIQUE : MARIE-REINE HASSEN APPELLE A LA DESOBEISSANCE CIVILE POUR EMPÊCHER UN GENOCIDE

CENTRAFRIQUE : MARIE-REINE HASSEN APPELLE A LA DESOBEISSANCE CIVILE

 POUR EMPÊCHER UN GENOCIDE 

 

Mes chers compatriotes, c’est avec beaucoup de peine et d’horreur que nous subissons tous, à des degrés divers, la situation cataclysmique dans laquelle notre pays a été précipité.      

Le peuple centrafricain est un peuple pacifique qui n’aspire qu’à la paix et au bonheur. L’image que nous renvoi la coalition Séléka et ses éléments n’est pas la véritable image de la RCA.

Nous ne pouvons pas nous opposer à la barbarie par la barbarie. Dignement et fièrement, mes chers compatriotes, populations de Bangui et des provinces, je vous demande de suivre un mouvement de ville morte et de désobéissance civile qui sera lancé sous peu, et qui durera deux (2) jours.

Les sauvages qui pillent, qui violent, qui tuent, qui détruisent Bangui notre bien-aimée et nos provinces, sauront que nous sommes déterminés à leur faire barrage.

Chers compatriotes, sachez que vous n’êtes pas seuls et abandonnés. Des actions sont menées à l’extérieur auprès des décideurs. Vous devez montrer votre détermination pour ébranler la machine.

1°)  Le pays a besoin dans l’immédiat d’une force internationale d’interposition et d’observation pour la sécurité. Un contingent d’au moins 7000 hommes en armes est nécessaire pour sécuriser non seulement la capitale, mais aussi tout le territoire.

2°) Pour cela une résolution des Nations Unies est nécessaire. Réclamons-la !!!

3°) Nous réclamons aussi l’organisation immédiate d’une VERITABLE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE qui est la seule issue  pour sortir définitivement de l’impasse… Les décisions prises lors de cette Conférence, incluant TOUS les Centrafricains, permettront de restaurer l’Autorité de l’État et la Paix Sociale.

S’il s’avère nécessaire, malgré tout ça, de revêtir la tenue de combat, nous le ferons tous.

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 20:03

Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat

 

En janvier et juin de chaque année, la Conférence des Evêques de Centrafrique (CECA) se réunit en session ordinaire. Cette instance est un espace d’échange autour des questions relatives à la vie de l’Eglise, portion du peuple de Dieu en Centrafrique. Elle fournit, par ailleurs, aux Evêques l’occasion de partager sur le cours des événements qui font l’actualité politique, économique et socio-culturelle au niveau de la Nation.

 

A la plénière de janvier, une coutume consacrée par plusieurs années d’usage, a toujours voulu que nous venions à la rencontre du Chef de l’Etat lui présenter nos voeux à l’occasion du nouvel an. La énième escalade de violence qui avait alors remis en question la sécurité et la paix sur une importante partie du territoire nous a empêchés d’honorer cette tradition.

 

Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, la Conférence des Evêques de Centrafrique est une famille de neuf diocèses étendus sur l’ensemble du territoire national. Ainsi l’archidiocèse de Bangui couvre la capitale et la préfecture de l’Ombella Mpoko. Le diocèse de Mbaïki correspond à toute la Lobaye. Le diocèse de Berbérati comprend la Mambéré_Kadei et la Sangha-Mbaéré. Le diocèse de Bouar englobe toute la Nana Mambéré et une bonne partie de l’Ouham Pendé. L’autre partie de l’Ouham Pendé, notamment la sous-préfecture de Paoua, constitue la juridiction du diocèse de Bossangoa qui s’étend par ailleurs à toute l’Ouham. Le diocèse de Kaga-Bandoro équivaut à la Kémo, la Nana-Gribizi et le Bamingu- Bangoran. Le diocèse de Bambari regroupe les préfectures de la Ouaka, la Haute Kotto et la Vakaga. Le diocèse d’Alindao ceinture la Basse Kotto et enfin celui de Bangassou comprend les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou.

 

Par notre diverse provenance, nous constituons autant de fenêtres sur les horizons de notre cher pays. Témoins privilégiés de la vie de nos populations à travers les villes et les villages, nous sommes porteurs des souffrances, des attentes et de l’espoir qui les animent.

 

Tels sont notre devoir et notre vocation : non seulement annoncer le Christ, mais aussi faire écho à la voix des sans voix, remonter en toute fidélité les sentiments et les légitimes aspirations à la paix et au bien-être de ce peuple qui est le nôtre. Le Pape Benoît XVI, dans l’Encyclique Deus Caritas est n° 28 §4 explique en effet :

 

L’Église ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’État. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle et elle doit réveiller les

forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer. La société juste ne peut être l’oeuvre de l’Église, mais elle doit être réalisée par le politique. Toutefois, l’engagement pour la justice, travaillant à l’ouverture de l’intelligence et de la volonté aux exigences du bien, intéresse profondément l’Église.

 

Nous ne venons donc pas en présomptueux donneurs de leçons. Nous ne faisons que relayer les interrogations de nos frères et soeurs en butte à des problèmes humanitaires de toute sorte ainsi qu’à des inquiétudes, quant à notre avenir en tant que nation. Telle est la mission pastorale qui nous incombe.

 

Fidèle à sa vocation de « sel de la terre et de lumière du monde » (Mt 5, 13a.14a), l’Eglise de Dieu en Centrafrique, par la voix de ses Pasteurs que nous sommes, n’a cessé d’attirer l’attention des dirigeants politiques, notamment à travers les différentes lettres pastorales, sur la dégradation des conditions de vie de nos concitoyennes et concitoyens. Nous avions stigmatisé les maux qui freinent notre développement, affectent notre vivre-ensemble et font le lit des rebellions, à savoir le népotisme, le régionalisme, la corruption, le clientélisme, l’affairisme au niveau des hommes d’Etat, l’impunité, le détournement, l’accaparement ou la destruction des biens publics… Il s’agit donc de l’institutionnalisation de la mauvaise gouvernance. Ces maux d’hier demeurent encore aujourd’hui d’actualité d’autant plus que les effets sont amplifiés par les hostilités initiées par la coalition SELEKA.

 

« Du jamais vu ! » Voilà les mots qui disent le sentiment général du peuple face au déferlement des éléments de la SELEKA. Jamais l’on n’a connu sur notre terre un conflit aussi grave dans son ampleur et dans sa durée. Jamais aucun trouble militaro-politique ne s’était disséminé avec autant de violences et d’impacts sur l’ensemble de notre territoire.

 

Jamais une rébellion ne nous a drainé une aussi forte présence de combattants étrangers.

 

Jamais une crise ne nous a fait courir un aussi grave risque de conflit religieux et d’implosion du tissu social. Un spectacle « du jamais vu » sur tous les plans.

 

Sur le plan social, on n’a pas fini de dresser le bilan en terme de perte de vies humaines, de viols, de pillages, de villages incendiés, de destruction de champs, de violation et spoliation de domiciles privés, des familles illégalement expropriées de leurs maisons qui sont occupées de manière indue par un homme fort ou une bande armée. Le tissu social a été complètement déchiré. Les valeurs et repères sociaux ont été travestis. Le peuple a été soumis à un énorme traumatisme dont les conséquences sont manifestes dans les cas de suicides et de dépressions.

 

Sur le plan économique, jamais une crise n’avait engendré une destruction aussi systématique et programmée de ce qui restait du faible tissu industriel et économique du pays :

 

1. destruction de la Sucaf de Ngakobo,

 

2. Actes de vandalisme des agences bancaires,

 

3. saccage des stations à essence,

 

4. mise en sac et pillage des usines d’égrainage de coton de Bambari et de Gifa,

 

5. liquidation et bradage de nos ressources minières aux chefs de guerre et mercenaires, tel est le cas du chantier aurifère de Ndassima et tous les autres sites d’exploitation de diamant.

 

6. exploitation désordonnée et abattage anarchique du bois

 

7. mise en faillite des sociétés forestières (SEFCA, TANRY BAMBA, VICA, SCAD,

IFB…)

 

8. réseau organisé et autorisé de braconnage : les éléphants et les espèces protégés sont purement et simplement sacrifiés aux bandits de grand chemin.

 

9. destruction des sites touristiques (NZANGA SANGHA, BUFFLE ROUGE…)

 

10. appauvrissement systématique de la population centrafricaine par des pillages

organisés de toutes leurs ressources : activités artisanales, petit élevage, boeufs… et

incendie criminelle et volontaires de leurs greniers et réserves (grains et semences…).

 

11. mise en place par les éléments de SELEKA d’une régie parallèle qui échappe complètement au contrôle de l’Etat. Les recettes profitent uniquement à ceux qui l’ont établie. On comprend dès lors que les caisses de l’Etat soient vides. En effet les recettes ne profitent qu’aux initiateurs d’un tel système.

 

Quel héritage allons-nous légué à la génération montante ? L’envie d’assouvir des intérêts égoïstes et mesquins ne saurait justifier l’irresponsabilité dont nous faisons aujourd’hui montre dans la gestion irrationnelle de nos ressources.

 

Sur le plan politico-administratif, jamais le peuple n’a compris l’obstination avec laquelle les combattants de la coalition SELEKA ont détruit les archives de l’administration publique et des collectivités locales. Que se cache-t-il derrière cette volonté de destruction et d’annihilation de la mémoire nationale ? Jamais le peuple n’a compris leur acharnement sur les représentants du gouvernement ainsi que sur les agents de l’Etat en mission dans les écoles, les hôpitaux et les divers services administratifs sur toute l’étendue du territoire. Ces actes ont porté atteinte à l’existence même de notre Nation. L’autorité de l’Etat est mise en question par des groupes armés qui ont établi une administration parallèle dans différentes localités de l’arrière-pays.

 

Sur le plan éducatif et scolaire, le risque d’une année blanche est réel. En dépit des montages faits par les techniciens du Ministère de l’Enseignement et des appels répétés, lancés par les autorités compétentes, la reprise des activités scolaires s’est faite très timidement dans certains établissements de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC) à Bangui, Bangassou, Kaga-Bandoro, Bouar, Berbérati et dans quelques autres établissements publics. Un programme d’examens (concours d’entrée en sixième, BC, BAC) vient d’être communiqué par les services d’Examens et Concours. Que fait-on de la majorité des écoles saccagées, et celles qui demeurent encore fermées ?

 

Sur le plan sécuritaire et militaire, l’armée nationale et républicaine a cédé le pas à

un agrégat de factions en mal de cohésion, manquant d’éthique et de déontologie professionnelles. Ces éléments continuent à se comporter en rebelles. Ils défient toute hiérarchie et donnent uniquement allégeance à « leur chef militaire ». Ils prennent avantage des armes en leur possession pour imposer leurs lois. En dépit des pillages et des nombreuses exactions qu’ils ont commises sur la population, ils refusent de se faire désarmer. Par ailleurs les mercenaires exigent encore d’être payés. Tel est le cas des Soudanais qui occupent à ce jour la Caserne des Sapeurs Pompiers. Même si un début de sécurisation est perceptible à Bangui, il n’en est pas le cas dans l’arrière-pays où le cantonnement des éléments de SELEKA devient un souffre-douleur pour la population livrée à leur merci. Ces hommes supposés assurer la sécurité des personnes, se transforment en leurs bourreaux. Ils s’arrogent le droit de commettre toutes les exactions. La vie du Centrafricain n’a désormais aucun prix.

 

Ces éléments de SELEKA, pour la plupart des étrangers, peuvent impunément tuer, violer, piller, saccager, incendier des maisons, des greniers, des villages entiers, en rep légitime défense opposée par les populations locales. Nous déplorons la dissémination, à travers le pays, des armes de tout calibre, qui augmente le sentiment et le fait d’insécurité.

 

Alors que nous venons de célébrer, le dimanche 19 juin 2013, la Journée de ‘l’Enfant

Africain’, nous condamnons la pratique des enfants soldats qui ne crée aucun climat propice à l’épanouissement de l’enfant et de la jeunesse en Centrafrique.

 

Sur le plan religieux et cultuel, l’ardeur et la détermination avec lesquelles les éléments de SELEKA ont profané des lieux de culte chrétien et se sont pris de manière ciblée aux biens des chrétiens, ont ébranlé les fondements de notre cohésion sociale. L’unité du peuple centrafricain est ainsi mise à rude épreuve surtout à la vue des comportements de complicité que nous déplorons chez certains de nos frères musulmans. Ces attitudes répondent-elles à un agenda caché comme certains éléments le laissent présager ? Toutefois nous exhortons les autorités politiques à tout mettre en oeuvre pour ne pas exacerber ces tensions dont l’implosion causera beaucoup de mal à notre pays. Nous réitérons notre attachement au principe de laïcité qui a façonné notre pays. Par ailleurs nous compatissons avec certaines communautés musulmanes qui ont été prises en otage et doivent la sécurisation de leurs biens grâce à un système d’omerta qui consiste à verser, par anticipation, une rançon aux éléments de SELEKA avant l’entrée de ces derniers dans une ville.

 

Au regard de tant de drames, d’humiliations et de mépris, le peuple a besoin d’être rassuré. A cet effet, nous devons nous mettre au service de la vérité. Nous constatons malheureusement que les leaders politiques s’illustrent par le mensonge, la fuite en avant, le déni de la vérité. Tout est mis en oeuvre pour préserver les intérêts égoïstes des intéressés.

 

Nous sommes en droit de nous demander : à qui profite cette crise ? La violence est-elle un moyen nécessaire de résolutions de crises qui affectent notre pays ? Nous exhortons les femmes et les hommes qui animent la vie politique de notre Nation à prendre désormais leurs responsabilités. Combien de temps allons-nous nous laisser manipuler par des puissances étrangères qui nous utilisent, nous infantilisent et font de nous des prédateurs pour notre peuple ? Que faisons-nous de notre indépendance ?

 

Se mettre au service de la vérité exige aussi que toute la lumière soit faite sur les responsabilités des uns et des autres dans les pillages, les viols, les tueries, les exactions que le peuple a subis. A cet effet, nous saluons et encourageons la mise en place de la Commission Mixte d’Enquête, chargée d’investiguer sur les crimes commis depuis 2004 à nos jours. Nous osons espérer que ce n’est pas uniquement une stratégie de blanchiment d’un régime en abois, accablé par les exactions qui sont décriées par toute la société civile et la communauté internationale. Puissent les conclusions auxquelles aboutiront les travaux de cette Commission créer les conditions adéquates de la RECONCILIATION et du PARDON dans la VERITE et la JUSTICE. Il faut donc rompre avec la logique de l’impunité et envisager la réparation des torts. La reconstruction d’une paix durable est à ce prix.

 

La rébellion menée par la coalition SELEKA a ébranlé les fondements de l’unité nationale. Les Centrafricaines et Centrafricains sont sclérosés par le doute. Ils vivent désormais dans la peur et la méfiance, qui affectent les bonnes relations, naguère entretenues au-delà des clivages politiques, ethniques et religieux. Nous avons le devoir et la responsabilité de faciliter la cohésion nationale et le vivre-ensemble par le respect de la dignité humaine et des principes inhérents à la laïcité. En ce qui nous concerne, le respect des convictions religieuses n’est pas seulement une vue d’esprit. Nous l’avons manifesté de manière concrète par la mise en place de la‘Plate-forme religieuse’. Cette initiative a permis, au niveau religieux, d’atténuer les effets de la crise et de désamorcer les tensions dont les conséquences sont préjudiciables pour tout le pays. C’est à ce prix que nous pouvons garantir l’unité et le développement de notre pays.

 

Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, dans l’intérêt suprême de la République centrafricaine, pour un retour à l’état de droit, pour la reconstruction et le développement de notre pays, nous attirons votre attention sur les questions relatives :

 

1. à la sécurisation du territoire national

2. au désarmement des combattants

3. au rapatriement des mercenaires : Tchadiens et Soudanais

4. à la protection des droits de l’homme et de la dignité de la personne humaine

5. à la lutte contre l’impunité

6. à l’application de la justice à l’égard des victimes des exactions de toute sorte

7. à la réparation des préjudices causés à l’Eglise et à la population

8. à la sécurisation de nos ressources minières, forestières et agricoles

9. à la relance de l’économie nationale

10. à la bonne gouvernance

11. à la reconstruction du tissu social

12. au respect des convictions individuelles, politiques et religieuses

13. au vivre-ensemble et à la cohésion sociale à travers la réconciliation et le pardon

dans la vérité et la justice.

 

Nous voulons vous assurer de notre disponibilité, en tant qu’Eglise, à poursuivre notre collaboration dans la promotion de l’éducation, de la santé, du développement, de la recherche de l’unité, de la paix, de la réconciliation. Comme le rappelle le Pape Benoît XVI, dans son Exhortation post-synodale Africae Munus au n° 81, « l’Eglise en Afrique doit contribuer à édifier la société en collaboration avec les autorités gouvernementales et les institutions publiques et privées engagées dans l’édification du bien commun ».

 

Que Dieu bénisse la République centrafricaine !

 

Fait à la CECA, le 20 juin 2013.

 

S. E. Mgr Edouard MATHOS, Président de la CECA

S. E. Mgr Albert VANBUEL, Vice-Président de la CECA

S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Archevêque de Bangui

S. E. Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, Evêque de BOSSANGOA

S. E. Mgr Juan José AGUIRRE MUNOZ, Evêque de Bangassou

S. E. Mgr Peter MARZINKOWSKI, Evêque d’Alindao

S. E. Mgr Guerrino PERIN, Evêque de M’Baïki

S. E. Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI, Evêque de Berbérati

S. E. Mgr Armando GIANNI, Evêque de Bouar

S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA, Evêque coadjuteur d’Alindao

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 07:16

 

DESCENTE AUX ENFERS DE L’EX « VICE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE »

par Judicaël Korobate (16 juin 2013)

 

 

Pour ceux ou celles qui ne le connaissent pas encore, l’ex tout puissant, seigneur et demi dieu du régime BOZIZE tombé en disgrâce en juin 2012, en l’occurrence le colonel Sylvain NDOUTINGAI n’est pas à disculper dans la tragédie ayant basculé aujourd’hui le peuple centrafricain dans l’abime. Pour mémoire, il fut la personnalité la mieux écouté par BOZIZE et il faut se faire obséquieux devant ce puissant ministre d’Etat pour s’attirer les bonnes grâces et ceux qui se sont mis à contre courant en ont appris à leurs dépens. Fait rarissime, même son limogeage n’a pas empêché son oncle de lui payer à prix d’or une évacuation sanitaire au Maroc. Ce qui ne l’a pas empêché d’être l’un de ceux qui ont trahit la nation centrafricaine pour assouvir leurs soif inextinguible du pouvoir. Si Monsieur Michel Amnan Droko DJOTODJIA s’armait de courage de demander solennellement un mea culpa, puis de dénoncer ostensiblement tous ceux qui l’ont poussé à recruter des mercenaires afin de s’absoudre de la sauvagerie extrême que mène ses hommes, personne ne peut s’émouvoir d’entendre parmi ses kyrielles de personnes, le nom de sylvain NDOUTINGAI. 

NDOUTINGAI qui a investi des sommes colossales dans le recrutement des mercenaires tout azimut, de fourniture des arsenaux de guerre et autres logistiques, croyait être aux affaires une fois que la rébellion séléka s’emparait du pouvoir à Bangui. DJOTODJIA astucieux et rusé n’avait pas fait des objections à une telle offre, surtout à un moment où son mouvement était en proie à une sarabande de problème pécuniaire. DJOTODJIA était aussi convaincu de la nécessité de faire bloc avec lui pour la simple raison que monsieur NDOUTINGAI savait tout sur les faits et gestes de son oncle. A titre de rappel, NDOUTINGAI avait tissé un véritable réseau, toute une filature dans le cercle présidentiel, l’administration, les milieux d’affaires etc. Il disposait du droit de vie ou de mort sur ses compatriotes. Puisque dans les propositions de nominations, que ce soit dans le gouvernement etc, Sylvain disposait d’une voix prépondérante. Cette propension amène l’homme à être alléché par le pouvoir bref !

Lorsque la rébellion était déclenchée le 10 décembre 2012, NDOUTINGAI fut l’un de ceux qui fournissaient les informations en sus des appuis à la rébellion séléka. Le colonel NDOUTINGAI a préféré se mettre à l’écart, non seulement pour ne pas se dévoiler à priori aux yeux de son bienfaiteur oncle, mais que cet officier de décor a toujours la couardise des opérations de terrain. Au moment où notre « brave officier » attendait son jour de gloire qu’il a eu la désagréable surprise de constaté qu’au moment de récolter les fruits de son aventure, qu’il s’est fait volé son bébé par DJOTODJIA. Ce dernier ne peut accepter de céder le fauteuil tant convoité de la présidence. 

Ce qui a suscité le courroux de NDOUTINGAI qui non seulement va comme à sa nature d’essayer de tisser une nouvelle toile d’araignée autour de DJOTODJIA, mais qu’il va également dépêcher sa propre épouse Mme lorraine NDOUTINGAI de nouer un certain nombre de contact susceptibles de créer l’unanimité autour de sa personne. Comme une lettre à la poste, le très controversé magistrat Firmin FEINDIRO ex complice de NDOUTINGAI qui lui assurait une immunité dans l’affaire des (700.000.000FCFA) sept cent millions qu’il a détourné aux mains d’un certain homme d’affaires, arrive à Bangui où il a été chaleureusement accueilli par le nouvel homme fort de Bangui qui le nomme ipso facto au prestigieux poste de directeur de cabinet à la présidence. Une bouffée d’oxygène pour sylvain NDOUTINGAI de surveiller comme dans ses habitudes DJOTODJIA en attendant de monter une collusion. Mais l’homme fort de Bangui s’est ravisé très rapidement et fait transférer FEINDIRO comme commissaire à la CEMAC. Or les textes communautaires stipulent qu’un commissaire, une fois nommé, ne peut être révoqué jusqu’au terme de son mandat. La mort dans l’âme, le magistrat se retrouve sur les carreaux, sans fonction. Peut être que va-t-il enfiler à nouveau sa toge ? Au prix de quelle crédibilité alors ? 
Par ailleurs lorsque séléka rentrait à Bangui et sur instruction de DJOTODJIA, les rebelles ont d’abord quadrillé et sécurisé la maison de NDOUTINGAI située à la sortie nord au PK 13,contrairement aux allégations avancées par ce dernier au journal Jeune Afrique L’intelligent, faisant croire que sa maison a été littéralement pillée. N’est pas là une preuve ou un commencement de preuve attestant de son implication dans ce qui a causé le malheur, la tragédie des centrafricains aujourd’hui ?

Dans la même colonne du journal Jeune Afrique, il a affirmé sans remords que la « rébellion a répondu par les armes aux souffrances des centrafricains », puis de déplorer ensuite les conséquences. Mais si monsieur NDOUTINGAI parle de souffrance infligée aux centrafricains, des erreurs commises par BOZIZE, a-t-il oublié le rôle de premier plan qu’il a joué au sein de l’ancien régime qu’il a choisi de pourfendre aujourd’hui sans vergogne ? L’ex demi-dieu, dans ses élucubrations a également parlé de son chauffeur voire son cuisinier qui ont été arrêtés sans en fournir les causes, alors qu’il sait pertinemment de quoi il s’agissait lorsqu’il distribuait des rôles à ses proches pour les embarquer ensuite dans un pétrin. Notons que NDOUTINGAI Sylvain, toujours obnubilé par le pouvoir se trouve aujourd’hui en France pour nouer de contacts auprès des personnalités respectables de la diaspora centrafricaine, les milieux politique française au fin de solliciter les bonnes grâces de l’Elysée et de plaider qu’il constitue la panacée aux maux qui gangrène notre pays aujourd’hui, sans se soucier qu’il a été déclaré personae non grata en France. Nous croyons bien que la France ne va pas se laisser tondre par les supercheries d’un homme dont l’état psychologique nécessite l’intervention d’un psychanalyste. Il n’est pas l’homme de la situation comme il le prétend en distribuant des billets de banques aux gens pour nous le faire croire à travers différents lobbyings.

En mois d’avril 2013, sous prétexte d’avoir élu refuge à M’poko à la base de la FOMAC, Mme Lorraine NDOUTINGAI, a tenté de nouer de contacts auprès des officiers, sous officiers, soldats pour leurs adhésions à un plan de renversement que son mari en jouerait le rôle leader. Elle a fait passer le message, puis de distribuer de l’argent et des présents. Cette dernière a même confiée à la femme d’un officier général qu’elle avait pris soin d’évacuer l’essentiel de ses biens meubles et autres, puis de préciser que le pillage de leur maison conjugale n’est qu’un alibi pour disculper son mari d’une éventuelle implication comme complice dans la mise sur pieds de la rébellion séléka.

Peuple centrafricain, mobilisons nous tous pour barrer la route à ceux qui ont trahit aujourd’hui notre pays pour nous placer sous le joug de l’impérialisme des intégristes musulmans. Nous souffrons dans nos chairs, le sang de nos frères et sœurs répandu tous les jours, nos lieux de culte profanés, nos femmes et nos filles violées, nos biens pillés et emportés au Tchad et au Soudan, notre administration mise à sac. Qu’est ce qu’il y’a de plus abjecte, de plus immoral, de plus ignoble que cela ? Ces mercenaires sont ils venus d’eux même ? Non ! Nous connaissons bien leurs complices qui se tapissent dans l’ombre et doivent être traqués un jour. Ziguélé, Démafouth, Mboli Goumba, Tiangaye, Me Fleury Otto, Koyambounou Ndoutingaï, le pseudo démocrate Bendounga devenu griot etc. Ils ont activement contribués à la tragédie qui nous arrive aujourd’hui au point de se rétracter vu que la situation est devenue critique. Nous sonnons le glas de leurs carrières politiques. Le peuple centrafricain ne doit pas être sacrifié pour enfin assouvir aux velléités hégémoniques d’une horde d’aventuriers, sans cœur ni conscience. Un front de refus à leur candidature sera prochainement mis en place et qui va se battre même par des voies illégales pour redorer l’image de la jeunesse longtemps meurtrie..

 

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22/06/2013 - DROIT DE REPONSE DE Mme Laurienne NDOUTINGAÏ

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 20:28
1 juin 2013

 

 

 

 

RFI  vendredi 21 juin 2013 à 13:53

 

En Centrafrique, les habitants continuent de craindre les attaques à main armée, trois mois après l'arrivée des rebelles de la Seleka au pouvoir. Le pasteur Josué Binoua est ministre conseiller chargé des Affaires religieuses. Au micro de RFI, il revient sur le braquage à Notre-Dame d’Afrique, et rappelle l’attachement au principe de la laïcité de l’Etat.

 

RFI : « La paix revient progressivement chez nous », dit Michel Djotodia. Mais il y a trois semaines, plusieurs centaines de fidèles de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique de Bangui ont été braqués au milieu de la messe dominicale par quelques éléments armés. Est-ce que ce n’est pas inquiétant ?

 

C’est inquiétant. Mais vous savez qu’il y a trois mois, nous avons eu un coup de force dans notre pays, et les combattants dits de la Seleka n’ont pas été maîtrisés, pour la principale raison qu’il y a eu beaucoup d’auto-incorporations des jeunes désœuvrés, et leur entrée dans la capitale a aggravé la situation. Aujourd’hui, il est estimé à plus de 10 000 jeunes, ce que l’on appelle donc des faux Seleka. Progressivement, la sécurité revient. Mais nous regrettons ces faits qui continuent, notamment celui qui s’est produit à la cathédrale dont vous faites mention.

 

Le jour de ce braquage à Notre-Dame d’Afrique, quand le ministre d’Etat à la Sécurité publique, le général Noureddine Adam, est arrivé à la cathédrale pour rétablir l’ordre, il s’est fait braquer à son tour, et les sept agresseurs n’ont pris la fuite qu’à l’arrivée des éléments tchadiens de la Fomac. N’est-ce pas le signe qu’il n’y a aucune autorité aujourd’hui à Bangui ?

 

Vous savez que le nombre écrasant des membres de la Seleka fait que tous ces combattants ne connaissent pas, ni le ministre de la Sécurité ni les principaux responsables. Ils connaissent leur chef, leur recruteur.

 

Et lors de ce braquage, les agresseurs ne parlaient ni sango ni français. Ils ne comprenaient que l’arabe. Etaient-ce vraiment des Centrafricains ?

 

Le fait qu’ils ne parlent pas français ou sango ne détermine pas forcément qu’ils ne soient pas centrafricains. On peut être Centrafricain et puis être né à l’étranger. Mais pour ce qui les concerne, ces gens qui étaient là, leur nationalité est à déterminer.

 

Ils venaient en fait de la zone des Trois frontières. C’est ça, des confins de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan ?

Très certainement.

Et toujours lors de ce braquage, le ministre Noureddine Adam a interpellé les agresseurs en leur disant : « Mais pourquoi est-ce que vous vous attaquez à une église ? Est-ce que vous feriez la même chose dans une mosquée ? » Est-ce que ce n’est pas une bonne question ?

 

C’est une bonne question. Et le ministre d’Etat à la Sécurité va dans le même sens que le président Djotodia, quand il a réaffirmé lors de sa rencontre avec les confessions religieuses, protestantes, musulmanes, catholiques, qu’il est pour la laïcité, et qu’il était hors de question de toucher à ce principe intangible !

 

Vous-même, Josué Binoua, êtes pasteur. Vous avez été nommé par Michel Djotodia conseiller aux Affaires religieuses auprès de la présidence centrafricaine. Mais franchement, est-ce que ce n’est pas juste une nomination gadget pour essayer de rassurer ?

 

Vous savez que dans les jours écoulés le président de la République a rencontré les trois grandes confessions. Et c’était justement l’occasion qu’il puisse réaffirmer le fait qu’il n’a pas écrit un courrier à l’OCI pour l’islamisation du pays.

 

Ça, c’est une fausse rumeur ?

 

C’est une fausse rumeur. Et nous avons besoin de dialogue avec les confessions religieuses.

 

Vous parlez d’islamisation de la Centrafrique. Est-ce qu’il y a aujourd’hui parmi les maîtres de la Seleka certains islamistes qui rêvent de cela, ou pas ?

 

Tout le monde s’en défend. Il n’y a aujourd’hui dans mon pays aucun responsable de la Seleka qui ne dit autre chose que la laïcité de l’Etat. Et nous nous en félicitons.

 

Oui, mais quand vous étiez, il y a encore quelques mois, l’un des hommes forts du régime Bozizé – c’était au début de cette année – vous dénonciez le péril islamiste que portait la Seleka !

 

J’étais ministre de l’Administration du territoire ! Et l’interrogation était légitime ! Dès lors que ce sont les Eglises et les infrastructures des églises qui étaient attaquées, le doute était permis, les interrogations étaient légitimes. Mais aujourd’hui, il appartient au responsable de la Seleka devenu gouvernant d’affirmer le principe de laïcité de l’Etat. C’est ce qui a été fait.

 

Vous dites qu’à l’époque, les églises étaient attaquées. Mais est-ce qu’il n’y a pas trois semaines, Notre-Dame d’Afrique n’a pas encore été attaquée ?

 

Il y a encore de ces faits qui continuent et qui mettent de l’huile sur le feu ! Mais je le dis : le principe de laïcité de l’Etat n’a pas été remis en cause, ni par le président de la République ni par aucun responsable de la Seleka.

 

Oui, mais si l’homme fort du pays, Michel Djotodia, n’a pas autorité sur les éléments armés, est-ce que tout ça n’est pas que du verbe?

Le président de la République a instruit clairement le gouvernement d’enquêter, d’arrêter et de sanctionner tous ceux qui se seront rendus responsables de ces faits.

 

Parmi les partisans de l’ancien président Bozizé, beaucoup agitent le chiffon islamiste. Si vous ne réglez pas ce problème entre musulmans et chrétiens, est-ce que le camp Bozizé ne risque pas de se renforcer ?

 

On ne bâtit pas le pays avec de la revanche. Il n’y a pas de chasse aux sorcières, et donc tous les fils du pays doivent pouvoir apporter leur pierre à la construction du pays.

 

Passer du camp Bozizé au camp Djotodia, comme vous l’avez fait en quelques semaines, est-ce que ce n’est pas le signe que l’intérêt passe avant les convictions ?

 

La question est mal posée. Nous travaillons pour le pays. J’ai été contre la rébellion de Bozizé en 2003 pendant que d’autres étaient pour. J’ai été encore contre la rébellion de la Seleka. Aujourd’hui, le président Djotodia a lui-même dit qu’il prie pour être le dernier rebelle ! La seule manière d’accéder au pouvoir c’est le suffrage universel. Personne dans mon pays aujourd’hui ne peut dire que la rébellion est une bonne chose !

 

Donc en fait, vous êtes toujours loyal au camp du vainqueur ? C’est ça ?

 

Je ne suis pas loyal au camp du vainqueur, je suis loyal au camp du pays ! Les hommes passent et le pays reste ! Bozizé a travaillé pour le pays, Djotodia travaille pour le pays. Il passera et d’autres viendront également à la tête du pays.

 

Djotodia passera, dites-vous. Selon les derniers accords, la transition doit durer dix-huit mois et s’achever par une élection présidentielle. Que fera Michel Djotodia à ce moment-là ?

 

Il l’a dit, au terme de la transition, il recouvre toute sa liberté de citoyen !

 

Donc, il ne se présentera pas ?

 

Il l’a dit. 

 

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