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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:31

LES PREMIERS COUACS DU PREMIER MINISTRE NZAPAYEKE

NZA
 NZAPAYEKE signifie Dieu est vivant (présent, omniprésent) en français. Ce technocrate n’a pas été choisi pour son nom qu’on attribuerait volontiers à un ange en mission divine pour sauver le peuple centrafricain qui ne sait plus à quel saint se vouer. Un mois après la nomination de NZAPAYEKE, les Centrafricains campent toujours dans les zones de déplacés, les fonctionnaires ne sont toujours pas payés, les FACAS revoient les démons qui ont hanté leur nuit durant les 9 mois du duo funèbres DJOTODIA-TIANGAYE, les ménages sont fatigués par le « koko na soussou »(Légume fin et poissons séchés) national à répétition, faute de viande. Tout marche au ralenti.NZAPAYEKE qui aurait pu faire l’unanimité si les Centrafricains avaient un protecteur,  ne suffit pas à calmer les enfants terribles de La RCA. A peine arrivé à la tête du gouvernement centrafricain, le techno en chef qui n’a pas que des technocrates dans son gouvernement, a mis en colère la Présidente Cathérine SAMBA-PANZA(CSP). La scène s’est passée au Congo Brazzaville, premier pays africain où CSP a effectué son premier déplacement.
Le Congo veut normaliser ses relations en traitant d’égal à égal avec la RCA? C’est en tout cas le signe qu’il a voulu donner en refusant d’accorder une audience présidentielle au Premier Ministre(PM) centrafricain.
Alors que CSP a été reçue durant deux heures par le président Dénis SASSOU NGUESSO, le PM a cru bon de demander une audience pour être reçu à son tour. La Présidence Congolaise contacte la PrésidenteCathérine SAMBA-PANZA qui n’a pas reconnu l’y avoir mandaté. Cet épisode rappelle l’ère éphémère du trio funèbre qui se bousculait au portillon de Oyio,  la ville natale de SASSOU NGUESSO, pour profiter de sa générosité financière alors que le peuple tire le diable par la queue.
Autre reproche qu’on attribue au nouveau PM, son vœu d’occupation de la résidence officielle du maire de la ville de Bangui qui a été réhabilitée par l’ancien maire Jean Barkès NGOMBEKETTE.
Le Premier Ministre est vu par ses détracteurs pour quelqu’un qui regarde d’abord ses intérêts au lieu de vite s’atteler à la mission quasi impossible qui lui a été assignée: la reconstruction des institutions effondrées et l’organisation des élections dans un an.
 
Wilfried Maurice SEBIRO
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:51

 

 

 

 

Par avec AFP - 27/02/2014

 

Cette liste, qui comprend huit noms, dont ceux de Bozizé et certains de ses fils, ceux de responsables Séléka, ainsi que de responsables des milices anti-balakas, n'est toutefois pasdéfinitive et est susceptible d'évoluer, indiquent des sources diplomatiques. "Il faut des preuves et de nombreuses vérifications" pour mettre en cause les responsables à sanctionner", relève une des sources diplomatiques. Les discussions sont actuellement encours à l'ONU en P3 (avec Etats-Unis et Grande-Bretagne), et ces pays peuvent également avancer des noms. Lorsque la liste définitive est établie, elle est présentée au Comité des Sanctions et chaque nom de personnalité à sanctionner doit être voté à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.

 

Le Conseil a adopté le 28 janvier une résolution menaçant de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager"les individus ou entités qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (...), font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'Homme". La Centrafrique est plongée dans le chaos et les violences inter-religieuses depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé, chassé du pouvoir par une coalition de rebelles musulmans, la Séléka, qui a mis le pays en coupe réglée pendant 10 mois. Ces rebelles ont à leur tour été évincés avec le départ du président de transition Michel Djotodia, contraint le 10 janvier à se retirer sous la pression internationale.


Depuis, ce sont les anti-balakas, au départ des milices d'auto-défense à dominante chrétienne constituées en représailles aux exactions des Sélékas, qui font désormais régner la terreurdans une grande partie du pays. L'ex-président François Bozizé, qui se trouverait en Ouganda, est "assez actif" et "essaye d'organiser les anti-balakas à son profit, selon une des sources diplomatiques. Cette nébuleuse difficile à cerner compte en son sein de nombreux partisans du président déchu, selon de nombreux observateurs.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:16

ARIS (Reuters) - La France a établi une liste de huit personnes, dont l'ex-président centrafricain François Bozizé, contre lesquelles elle souhaite que l'Onu prononce des sanctions pour prévenir l'impunité en RCA, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

 

Les milices "anti-balaka" se sont constituées l'an passé en réaction aux exactions commises par les rebelles musulmans de la Séléka contre les communautés chrétiennes du pays après le renversement de François Bozizé, en mars.

 

Les rivalités entre les deux communautés ont plongé le pays dans une spirale de violences ethniques à l'origine de la chute du président intérimaire Michel Djotodia, leader de la Séléka, et de l'envoi de troupes françaises sous mandat de l'Onu.

 

Fin janvier, le Conseil de sécurité de l'Onu a créé un comité de sanctions, consistant principalement en des interdictions de voyager et des gels d'avoirs.

 

L'objectif est de sanctionner notamment toute personne coupable de violation de l'embargo sur les armes, de violation de droits de l'homme ou de soutien à des groupes armés via l'exploitation des ressources naturelles.

 

"La France a identifié huit personnes et établi une liste qu'elle a soumise à certains membres du Conseil de sécurité", a déclaré une source diplomatique française.

 

Une autre source a évoqué la présence sur cette liste de certains fils de François Bozizé, de membres de la Séléka et de miliciens chrétiens "anti-balaka".

 

 

ASPECTS LÉGAUX

 

Elle a été présentée la semaine dernière aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de façon à étudier les aspects légaux avant de la soumettre aux autres membres du Conseil de sécurité. L'objectif est d'établir une liste d'ici début mars.

 

"Toute désignation doit répondre aux exigeants critères américains si elle veut avoir une chance d'avoir l'aval de Washington", a précisé un diplomate onusien.

 

Paris travaille à l'établissement de cette liste depuis décembre, mais elle n'a pu être finalisée qu'après la rencontre entre le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et la présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba Panza, le 7 février.

 

"La liste fait toujours l'objet de discussions, c'est très compliqué car il faut des éléments précis", a indiqué l'une des sources françaises. "Ce ne sera peut-être pas une liste définitive, mais elle comprendra différents acteurs du conflit".

 

Les sources françaises soulignent qu'il y a suffisamment de preuves indiquant que François Bozizé a voulu tirer avantage du chaos et travailler avec des "anti-balaka".

 

"Ce n'est pas structuré, mais il essaie d'avoir des "anti-balaka" avec lui. Il est très actif", dit un diplomate.

 

Le gouvernement a obtenu mardi le feu vert de l'Assemblée nationale à la prolongation de la mission des troupes françaises, qui ont déployé 1.600 hommes.

 

Quelque 6.000 casques bleus africains participent également aux opérations de maintien de la paix mais ne parviennent pas à endiguer les attaques contre les musulmans.

 

 

(Elizabeth Pineau et John Irish, avec Louis Charbonneau à l'Onu, édité par Yves Clarisse)

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 13:07

Par Magloire Lamine 

Phrase devenue célèbre de Fabiana Alvarez :
CENTRAFRIQUE CE PAYS QUI N’EXISTE PAS

Quand un pays n’est issu que du reliquat d’une division coloniale abjecte, difficile dès lors, dès sa naissance, de lui prévoir un futur lumineux.
La Centrafrique n’existe pas, c’est une totale illusion géographique.
A s’étonner même que les crimes actuels n’aient pas eu lieu bien des décennies avant, tellement ce faux pays ne cesse de descendre dans les pires bas fonds de la sauvagerie du moyen age.

Car qui peut croire à l’avenir d’un espace, faute de dire pays, où le premier crétin venu, déculturé, quasi primitif, peut s’y faire manipuler à fusion, pour le pire ?
Entre des religions exogènes manipulatrices, que des milliers d’illettrés font leurs en tout aveuglement, et des dérives meurtrières acceptées comme ‘normalité’ selon le camp, au milieu, sied cette espèce d’orgueil mal placé prétendument être capable de couvrir le pire du pire. 

La RCA enfin fait la UNE des Media de la planète, mais certainement pas pour son tourisme ni pour sa bonhomie.
Et il se trouve encore des rêveurs ou des utopistes, pour croire à sa placidité.
La RCA est une terre de violence et de haine, bâtie artificiellement sur la haine mutuelle de l’autre, et le crime gratuit.

Et là, les Centrafricains en moins de 15 mois ont fait la preuve de leur imbécillité, la confirmation de ce que nous venons de dire juste avant, de leur bestialité confinant au Cro-Magnon, de leur cruauté et de leur totale absence de respect du genre humain.
Que l’on ne vienne plus dès lors amuser la galerie, avec des discours populistes ne reposant sur rien.

Et c’est de là que l’on veut parler de pays, d’élections, de normalité ?
Mais on se fout de la gueule de qui là ?
Les centrafricains doivent partir de ce principe très simple qu’ils ne se sont jamais aimés, jamais supportés entre eux.
Mais dans ce pays où tout ne se dit qu’en sourdine et en totale hypocrisie, la vérité sort enfin :
NOUS NE NOUS AIMONS PAS !

POLITIQUEMENT

Le problème centrafricain doit être inclus dans un ensemble des maux continentaux.
A commencer par se demander pourquoi en Afrique, seuls les pays francophones restent toujours les plus arriéré ?

Déjà, depuis plus de 20 ans, nous luttons pour la sortie de la Centrafrique du système esclavagiste du Franc CFA, car, et la chose est mécanique, aucun pays sous système CFA ne peut se développer.
Tant que ce fondamental n’est pas compris, on ne pourra comprendre non plus ses conséquences…Rebellions, instabilité politique..Etc…
Car tout le reste découlant n’est qu’anecdotes.
Le pouvoir en Centrafrique n’existe pas, il n’a jamais existé.
Ce n’est que soumission au plus dominant du moment.

Nous sommes toujours dans la perpétuation du système colonial, et même en pire, car il est vicié sous le faux vernis de l’indépendance et de l’auto détermination factice.
Car où est l’auto-détermination de la RCA, quand par exemple Idriss Deby pu sans contrainte, ordonner aux ‘conseillers’ du CNT de venir à N’Djamena pour appliquer ses commandements ?
Un CNT lui-même conséquence d’une chaîne d’aberrations politiques dont seuls les nègres sont sans honte capables.

On peut bien sûr, et à profusion, comme d’habitude, nous cacher derrière les mêmes fausses excuses, a savoir que c’est toujours la faute des autres.
Cependant, à force, l’excuse s’écule.
Mais, il n’en demeure pas moins que, le problème centrafricain demeure centrafricain.
Car pour parler grossièrement, s’il y a enculeur, il faut un enculé préalable.

La nouvelle théorie actuellement à la mode, consiste à parler du drame des richesses, voulant que tout pays africain très riche potentiellement, en souffre.
Ceci est aussi débile que toutes les absurdités entendues des décennies avant.

Le principe fondamental du développement consiste à ne pas qu’être que consommateur, car si vous ne passez votre temps à ne que consommer, comme par exemple les pays arabes du Golfe, vous n’existez pas économiquement, mais d’être capable de produire par soi-même.
A commencer par transformer ses matières premières avant exportation. Et surtout, d’avoir un tant soit peu de contrôle sur sa monnaie.
Or en Centrafrique, la monnaie reste la perpétuation d’un système colonial de contrôle.
Elle n’a aucun pouvoir dessus, la France peut la dévaluer comme elle le veut, au point de la rendre singe.
A partir de là, il faut cesser de raconter n’importe quoi aux gens, tant que des mises à jour ne seraient pas faites.
Et la conséquence en est que, on élira n’importe qui au pouvoir, même le meilleur des meilleurs, que rien ne changera. 

Les violences, les coups d’état sans fin en RCA et ailleurs sur le continent ne sont que des conséquences automatiques de cela.
Le Gabon est par définition la caricature d’un faux pays.
Un bout de forêt sans intérêt de disant pays.
C’est une province française avec le défaut de ne pas bénéficier des subventions territoriales.
Un petit pays gavé de pétrole, mais qui reste pauvre, vous comprenez-ça ?
Non ? Ben relisez ce que je viens dire plus haut.

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 18:43

afrique : les anti-balaka défient la présidente Samba-Panza

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Se montrant peu impressionnés par les menaces “d’aller en guerre” brandies la veillepar la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, les miliciens anti-balaka ont mis en garde contre toute velléité de représailles à leur encontre.

“Déclarer la guerre aux anti-balaka, c’est déclarer la guerre à la population centrafricaine.”Avec ces mots lâchés jeudi 13 février, Richard Bejouane, le chef d’état-major des anti-balaka, met en garde directement le sommet de l’État centrafricain. La veille, la présidente Catherine Samba-Panza avait promis d’”aller en guerre”, avec l’appui des forces française et africaine, contre ces miliciens dont les crimes et les exactions – qualifiés de “nettoyage ethnique” par Amnesty International – font fuir les civils musulmans en masse.

“Les anti-balaka pensent que parce que je suis une femme, je suis faible. Mais ceux qui voudront tuer seront traqués”, a déclaré Catherine Samba-Panza devant les habitants de lapetite ville de Mbaïki, au sud-ouest de Bangui, lors d’une visite en compagnie du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. “Les anti-balaka ont perdu le sens de leur mission. Ce sont eux qui tuent, qui pillent, qui volent”, a martelé la présidente.

Plus de 50 000 miliciens, selon les anti-balaka

Rassemblés dans leur fief du quartier de Boy-Rabe, dans le nord de la capitale, les chefs autoproclamés des anti-balaka se défendent d’être des “voyous”. “Nous sommes prêts à être cantonnés”, a affirmé Richard Bejouane. Il dit détenir “les listes des anti-balaka” qui seraient au nombre de 52 000 selon ses dires, dont 12 000 à Bangui. Le cantonnement est la première étape à l’intégration à un futur programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion (DDR), avec à la clé une prise en charge financière, très recherchée dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent et parmi les plus pauvres du continent.

Une option inenvisageable pour l’armée française. “Les cantonner, ce serait leur donner une légitimité qu’ils n’ont pas, ce serait leur donner la possibilité de devenir une force qu’ils ne sont pas au service d’un sombre dessein”, a indiqué, lundi, le commandant du contingent français, le général Francisco Soriano, après avoir qualifié les miliciens de “principaux ennemis de la paix” en Centrafrique.

Sur le terrain, la population – épuisée par bientôt un an de violences incessantes – notamment les Banguissois, continue d’entendre des tirs, bien souvent d’origine indéterminée. Unetension constante malgré la présence des troupes française Sangaris et africaine Misca.

Découverte d’une fausse commune

Les exactions passées continuent aussi d’être découvertes presque chaque jour. “Une fosse commune a été découverte dans un ancien camp Séléka situé près du camp Béal”, a indiqué, jeudi à l’AFP, le procureur de la république de Bangui, Ghislain Grezenguet. “Plusieurs corps ont été découverts dans un ancien réservoir de carburant par des soldats de la Misca chargés de la surveillance du site. Ils ont été alertés par l’odeur nauséabonde sortant du réservoir”. Sur place, un photographe de l’AFP a vu six cadavres.

Les milices anti-balaka, myriade de groupes formés à l’origine de paysans chrétiens de l’ouestde la Centrafrique pour se défendre contre les exactions des combattants majoritairement musulmans de la Séléka, sont devenues en quelques mois une nébuleuse qui se caractérise par des crimes visant les civils musulmans.

La coalition rebelle Séléka avait renversé le régime de François Bozizé en mars 2013, portant à la tête du pays son chef, Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.

Avec AFP

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 16:30
15 février 2014

 

 

 NDLR: souvenons nous du tapis rouge déroulé par SARKOZY  à kadhafi; On connait la suite. le tapis rouge déroulé par HOLLANDE a DEBBY  aura le meme effet.  Tant que  ce dernier sera  l'élément central pour la  résolution de la crise centrafricaine il ny aura pas de paix

PAS DEUX POIDS DEUX MESURES

La campagne de désarmement actuelle maison par maison doit se faire simultanémet dans les quartiers de Bangui et sur toute l'étendue de la Centrafrique  car depuis le  passage de l'ouragan SELEKA  que de dégât sur toute l'étendue du  territoire: viol destruction, pillage on a tout connu.

Samba Panza en négociant  avec DJOTODIA pour former son gouvernement suit la même trajectoire  que TIANGAYE 

 LA SOLUTION C'EST UNE FORCE NOUVELLE pour rétablir la paix et l'auto suffisance alimentaire

 


BANGUI AFP / 15 février 2014 09h38 - Une vaste opération de désarmement de miliciens anti-balaka a été entamée samedi matin par l'armée française et la force de l'Union africaine à Boy Rabe, un quartier chrétien de Bangui, a constaté l'AFP.

L'opération de ratissage, la plus grosse depuis le début de l'opération Sangaris en décembre, a débuté peu avant 6H00 samedi matin sur un large périmètre de ce quartier, fief banguissois des milices anti-balaka, régulièrement accusées d'exactions envers les civils musulmans. 


Lors des opérations de fouille, qui ont été faites maison par maison, quelques armes automatiques, grenades, armes blanches, ainsi qu'un grand nombre de munitions ont été découverts. 


Toutes les personnes chez qui des armes ont été saisies ont été identifiées et seront remises à la gendarmerie, a affirmé à l'AFP le capitaine Bolo, un gendarme camerounais de la forceafricaine Misca, soulignant qu'une quinzaine d'officiers de police judiciaire de la Misca sont intégrés au dispositif. 


En tout, 250 militaires et policiers ont été déployés pour cette opération. 


Avant 9H00, des éléments de la Misca ont pris position autour du domicile de Patrice Edouard Ngaissona, qui se présente comme le coordonnateur politique des anti-balaka.

De source militaire africaine, qui a qualifié M. Ngaissona d'objectif principal, celui-ci est protégé par une douzaine d'hommes armés. Autour de son domicile, la tension était palpable, alors que des détonations d'arme automatique et de grenades, d'origine encore inconnue, ont commencé à se faire entendre dans le quartier, a constaté l'AFP. 


Apparus comme des milices luttant contre la rébellion Séléka, à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 et qui persécutait la communauté chrétienne, les anti-balaka ont rapidement semé la terreur dans Bangui et en province.

Après le départ du président Michel Djotodiacontraint à la démission le 10 janvier, et le désarmement et le cantonnement des éléments de la Séléka menés par les soldats français de l'opération Sangaris, les anti-balaka s'en sont pris systématiquement aux civils musulmans, multipliant lynchages et pillages.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a promis mercredi la guerre à ces milices, faisant écho aux déclarations menaçantes faites ces derniers jours par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et les commandants des contingents français et africain en Centrafrique, qui visaient directement les miliciens et les pillards sévissant en toute impunité.



(©) 

 

Vaste opération de désarmemement d'anti-balaka dans un quartier de Bangui
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:43

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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UNITE - DIGNITE-TRAVAIL

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CONFERENCE DE PRESSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER, CHEF DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION                                    

                            

 

 

                           Bangui, le 7 février 2014

 

Chers compatriotes,

 

Il y a à peine deux semaines,  les représentants de notre peuple ont élu une nouvelle présidente.

Cet évènement favorablement accueilli par la population et même  par le monde entier, a été suivi par la mise en place du gouvernement que j’ai l’honneur de diriger.

Grâce à ces évènements, notre pays s’est  placé au centre de l’intérêt de la communauté internationale qui ne cesse de manifester sa volonté de nous aider.

Le Gouvernement que je dirige, fort du soutien et de l’encouragement de la communauté internationale, travaille d’arrache – pied pour remettre la République Centrafricaine sur le chemin de la légalité et du développement.

Mais l’évènement du mercredi 4 février à l’ENAM, le lynchage barbare d’un militaire par d’autresmilitaires devant les caméras du monde entier, a été un coup dur porté aux efforts du gouvernement , un coup dur porté à l’image de notre pays et à l’honneur de notre armée, garante de l’unité nationale et de la protection des biens et des personnes.

Nous ne mesurons pas encore l’effet destructeur de cet acte ignoble pour notre pays. Le gouvernement que je dirige, condamne avec la plus grande fermeté, cet acte barbare.

Lors du conseil des ministres du jeudi 6 février 2014 pendant lequel ce crime odieux a été largement discuté, Madame la Ministre de la Justice, le Ministre de la Sécurité Publique et le Ministre de la Défense ont reçu pour instruction ferme de traquer jusque dans les derniers recoins de la République, ces criminels qui ont souillé la tenue de combat et l’honneur de nos valeureux soldats,  à qui la Présidente était venue redonner espoir ce jeudi 6 février, une journée qui s’est transformée « en jeudi noir » pour la République Centrafricaine.

Messieurs les Ministres, traquez – les, et traînez – les devant la justice. Ils sont sur Internet, ils paradaient devant les caméras dans un spectacle macabre et à visage découvert.  Ils sont donc identifiables.

Je suis convaincu que les amis de la République Centrafricaine comme la France, l’Union Européenne, les Etats – Unis d’Amérique, Sangaris et MISCA mettront à notre disposition les technologies les plus modernes pour identifier et arrêter rapidement les auteurs de ce crime odieux.

Dans un pays où les passions ont pris le dessus sur la raison, seules la justice et l’application stricte des règles du droit peuvent nous aider à mettre fin à ces dérives.

Je demande donc aux responsables de l’institution judiciaire de se remettre au travail sans délai et à sévir contre tout ce qui peut mettre en danger les fondements de notre nation.

Que nous arrive t – il ? Qu’est ce qui nous arrive ? Qu’arrive  t – il à cette nation ?

A Bangui, des milliers de femmes, de bébés et d’hommes déplacés s’entassent, survivent, à quelques mètres de chez eux dans des conditions inacceptables.

A Boali, à Boda, dans diverses régions du pays, nos frères et sœurs sont pourchassés et exécutés au prétexte de leur confession. Ailleurs, des fanatiques terrorisent et tuent au nom de Dieu.

Ne souillons pas le nom de nos religions. Mon défunt père qui fut Pasteur et ma mère qui a servi l’église jusqu’à sa mort, m’ont appris que Dieu est Amour et Bonté et l’homme est créé à son image.

 

Centrafricaines, Centrafricains, faisons – nous partie des rares personnes sur cette terre à n’avoir pas été créées à l’image de Dieu ?

On me dit que certains ne veulent pas de musulmans dans ce pays ? Mais quand tous les musulmans auront quitté le territoire, quel sera la suite ? les protestants se jetteront-ils sur les catholiques ? Et ensuite les baptistes sur les évangélistes ? et enfin, les animistes sur les croyants ?

 

Chers compatriotes, il est temps de nous ressaisir et d’arrêter cette dérive qui ne fait que nous plonger dans l’abîme.

Je suis conscient  de ce que les centrafricains ont enduré. L’ampleur de la douleur de nos soldats dont la dignité a été traînée dans la boue. Chaque famille centrafricaine, quelle que soit sa religion, a souffert de cette crise. Mais, chers compatriotes, le pardon existe parce que nous sommes condamnés à poursuivre notre chemin ensemble.

J’ai été à Addis–Abéba, au siège de l’Union Africaine et j’ai vu comment le monde entier était mobilisé pour nous aider à sortir des marécages dans lesquels nous pataugeons.

Mais on ne peut pas nous aider contre nous – mêmes. Aide – toi et le ciel t’aidera, dit un vieil adage.

Le ciel se manifeste aujourd’hui à travers cette forte volonté de la communauté internationale à nous aider. Nous n’obtiendrons aucune aide si nous continuons de fouler aux pieds les droits humains, si nous continuons à bafouer le droit international.

Les criminels, les traitres et toutes autres personnes ayant commis des actes répréhensibles doivent être remis aux forces de l’ordre pour être jugés dans le respect de la loi.

La loi de la jungle ou encore celle du Talion ne doit plus avoir droit de cité dans notre pays.

Je lance un vibrant appel à tous les centrafricains pour s’unir derrière le gouvernement de la République.

La Présidente et moi-même sommes à l’écoute de la population. Nos portes sont ouvertes. Je peux vous assurer qu’il n’y aura pas de politique d’exclusion et nous ne serons pas des autistes.

Jeunesse centrafricaine, l’avenir vous appartient, ne l’hypothéquez pas en perpétuant des actes anti – républicains.

Des élections libres, transparentes et crédibles seront organisées dans notre pays à la fin de la transition. En attendant, mobilisons – nous derrière le gouvernement qui mettra tout en œuvre pour ne pas vous décevoir.

Je demande à tous les centrafricains de s’engager à faire cesser immédiatement tout acte d’agression afin de donner une chance à la paix et à la réconciliation nationale.

Quant à vous, vaillants soldats, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que vous puissiez retrouver votre dignité, pour qu’une armée républicaine renaisse afin de redonner à la République Centrafricaine, sa fierté perdue.

Chers compatriotes, Boganda, notre seule référence nous a légué les mots d’ordre ci – après :

Unité : unis nous le resterons dans une République unie.

Dignité : Soyons et restons dignes pour avancer. Débarrassons – nous de nos démons pour ne pas continuer à avoir honte de nous-même quand nous nous regardons dans le miroir.

Travail : Le travail et rien que le travail. C’est notre seule voie de survie.

Dorénavant, tous les actes de violence et pillage seront sévèrement punis et leurs auteurs traduits en justice.

C’est ensemble que nous réussirons.

 

Je vous remercie.

 

 

 Déclaration liminaire à la conférence de presse du PM André Nzapayéké
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 14:12

QUE LES FORCES DU BIEN SE LEVENT POUR UN VERITABLE CHANGEMENT EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Alain LAMESSI

Lorsque la raison disparaît, lorsque l’intelligence n’a plus droit de cité, c’est le bon sens qui ne peut plus se prévaloir. La censure intérieure se brise en mille morceaux. Les pulsions archaïques de mort et de destruction jusques là enfouies au plus profond de l’âme, grâce à l’action conjuguée de l’éducation, de la morale et de la religion, refont brutalement irruption dans la conscience vide. Les bas et vils sentiments qui ne peuvent plus être refreinés refont surface et commandent toutes les actions et les paroles. Alors, l’homme n’est plus différent ni des animaux sauvages, ni des fous furieux les plus dangereux.
C’est malheureusement ce qui se passe en ce moment en République centrafricaine où l’on assiste à cette épidémie de folie collective qui touche une partie de la population représentée par les Sélékas, les Anti-balakas et autres : on tue avec plaisir hommes, femmes et enfants. On brûle le corps et on mange, publiquement devant toutes les télévisions du monde entier, la chair humaine avec une délectation toute diabolique. On démembre soit une jambe, soit un bras, soit la tête qu’on brandit avec fierté et ostentation comme un véritable trophée de guerre. On jubile hystérique devant la mare de sang du compatriote qui dégouline et déborde dans le caniveau. Et ces braves militaires, qui auraient pu faire la fierté de tout un peuple, s’illustrent par leur barbarie haineuse, se déchainant avec des coups de pieds, des coups de cailloux et coups de couteau contre un homme pourtant mort et face contre terre. Nous avons appelé leur réhabilitation. Et le premier cadeau qu’ils nous offrent, c’est un assassinat en direct. Quel parjure ! Quelle horreur ! Quelle ignominie ! 
On détruit tout. Absolument tout. Même la maison du voisin où on a déjà mangé, où on déjà fait la fête, ne résiste pas à la furie destructrice. Même la boutique du musulman du coin où on a déjà fait des emprunts pendant les périodes difficiles n’a pu être épargnée. On pille tout. Absolument tout. On pille par réflexe. On pille par jeu. On pille même ce qui n’est pas pillable. A cette allure, nous ne serons pas étonnés d’apprendre qu’ils ont pillé tous les asticots dans les toilettes derrière la case. Personne n’a plus pitié de personne. Tout le monde devient l’ennemi de tout le monde. Chacun se méfie de chacun. Car quand on a pris goût à la chair humaine et quand on s’est abreuvé du sang humain, l’être humain n’est rien d’autre qu’un vulgaire gibier au même titre que l’antilope que le chasseur attrape dans son filet.
Je ne reconnais plus mon pays, la République centrafricaine où je suis né, où j’ai grandi, où je suis allé à l’école et au lycée. Je ne reconnais plus ce pays où j’ai sillonné dans tous les coins : Bambari, Bangassou, Berbérati, Kaga Bandoro, Mbrés Bossangoa, Bouar, Nola, Birao, Bimbo, etc. Je ne reconnais plus ce peuple centrafricain, mon peuple qui m’a tant donné et qui m’a appris à aimer mon prochain, qui m’a appris à tout partager avec l’étranger. Ce peuple qui m’a appris la générosité.
La nuit a trop duré. Il est temps qu’un jour nouveau se lève. Il est temps que la raison prenne le dessus sur les passions abjectes. Il est temps que l’amour guide nos actions. Que les forces du bien se lèvent pour un véritable changement dans notre pays. 
Que Dieu bénisse la République centrafricaine 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:20
T
 

Témoignage de l'ambassadeur  des nations unies

Charles A. DOUBANE

 

Président,André KOLINGBA, quatre(4) ans déjà, pensées profondes.
07.02.10, de ma chambre de l’Hôtel la Falaise à Douala où j'étais pour mes affaires, je vois défiler sur France 24 l'annonce du décès à Paris du Président A. KOLINGBA. Moi qui ai déjà de grands yeux, je les ouvre davantage pour m'en assurer. Tout s’arrête autour de moi.Le temps d'appeler un ami et un des proches du défunt, le Ministre M.B à BG qui me confirme la triste nouvelle. Je lui demande de présenter mes condoléances à sa veuve(une de rares personnes pour qui j'ai une immense admiration et respect) encore à Paris et ses enfants en lui promettant que je serai là pour les obsèques. Ce que je fis. De tous les témoignages prononcés à l'endroit de l'illustre disparu, après celui de son proche collaborateur le Pr.MABINGUI, j'ai été particulièrement marqué par celui de son frère, feu le Colonel BIAMBA,retraçant la vie du bébé et sa maman réfugies dans la maison du grand père Mbay, une nuit pour déjouer et échapper à la poursuite des bandits, de l'adolescent solitaire, de l'homme taciturne et réservé, de ses liens et relations avec sa famille, ses amis et ses collaborateurs. Ce qu'il faut exactement connaitre avant de porter un jugement ou évaluer l'action d'une personne. Je vais finir par retrouver chez ce Monsieur-dont jeune leader étudiant, j'ai combattu les idées de son parti (l'air du temps) à la fin des années 80 et début 90-des traits de caractère qui sont proches des miens que je cultiverai encore. En réalité, une compagnie d'une nuit de printemps 2007, six heures de vol où j'ai été son voisin de vol et c'était son dernier voyage pour Paris, j'allais à la BM à Washington pour négocier les fameux 57 millions $ du Fast Track Fund pour l'école centrafricaine,avec le Général m'a "rapproché" de Lui. 

Après deux heures de voyage, il me demande de l'accompagner,je le suis à l'espace situé entre la classe d'affaire et le Premium. Et debout pendant 45 minutes malgré son age et le poids de la maladie, calmement, me posant de petites questions IL va me parler, me donner sa conception sur l'actualité, mais surtout notre pays, et moi de religieusement l'écouter à la manière d'un discipline devant un Maître. Sa conclusion?" Mr le Ministre et cher fils,tu es à l'image du garçon que chaque famille voudrait avoir,reste toi-même et tu iras très loin". J'ai reçu cette nuit de Mars 2007 ma part de bénédictions et "d'héritage" Au retour à nos sièges, heureux comme un petit enfant, je vais passer une nuit blanche à le veiller, m'occuper de sa couverture ainsi que de mon autre voisin du siège arrière l'Ambassadeur Esmieux que le paludisme a failli emporter dans ce même avion qui nous déposera à Paris. Au pieds de l'échelle de coupée où l'attendait pour le salon d'honneur une voiture de l'ADP, Il me fit l'accolade et me dit: "Mon Fils, bonne mission". Et la voiture s’ébranle...
Je revois encore cette silhouette, ce geste et ces paroles paternels posé avec un grand amour qu'ému, je ressens comme si c'était hier.

Voilà, pourquoi dans le courrier adressé à sa famille à l'occasion de son décès, ainsi que dans le livre des condoléances ouvert à cette fin à l’Hôtel de Ville de Bangui, j'ai tenu à rappeler et souligner les qualités de cet Homme exceptionnel, cet Homme d’État, Démocrate, de Paix et Patriote. Et le jour de l'enterrement, lors de la cérémonie de dépôt de gerbes à son domicile à Ouango, au prononcé du nom de ma famille, en solitaire chef de famille je m'avance lentement en direction de son cercueil entouré des siens, devant lequel je m'incline- les larmes aux yeux- revoyant l'image et les paroles de cet Grand Homme, je dépose mes fleurs en lui disant,"Général, veille sur ta famille, ton pays et aide moi à suivre tes pas au service de notre pays ". Au regard de notre histoire récente dont les pages s'écrivent encore,et avec le recul en adulte, à présent je puis et sans langue de bois témoigner: Oui, le Président André KOLINGBA était un Homme d’État, Un Vrai et un Grand.

C DOUBANE

Charles A. DOUBANE, Paris 07.02.14

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 23:13

PF3

HOMMAGE A GRAND K !

 

En ce jour mémorable du 07 février 2014 où nous nous souvenons de votre départ vers le seigneur, nous voulons tout d’abord rendre grâce à notre Dieu de vous avoir inspiré que la Paix était un élément essentiel sinon fondamental pour le développement d’un  pays.

 

Sans la paix, pas d’agriculture,

Sans la paix, pas d’élevage,

Sans la paix, pas  de  commerce,

Sans la paix, pas d’entreprise,

Sans la paix, pas de démocratie,

Sans la paix, pas de politique,

Etc…

 

La paix  était si précieuse à vous yeux que vous ne manquiez pas  de l’évoquer dans  tous vos discours à la nation.

 

Malheureusement, vos détracteurs de l’époque rétorquaient qu’ils ne mangeaient pas la paix « Ï Kè tè SIRIRI ä  pè ».

 

Cette qualité vous a été  reconnue dans  tous les témoignages lors de vos obsèques il y a aujourd’hui  4 ans.

 

La paix soit avec vous,

La paix soit avec nous,

 La paix soit entre nous.

 

De là où vous êtes, faites cette prière pour nous.

 

Les centrafricains en ont besoin

Notre pays en a besoin

Votre peuple en a besoin.

 

Amen

      ALALENGBI SIMON

 

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