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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 05:19

Vote de confiance pour le PM à l’Assemblée nationale
(Journal de Bangui 20/05/2011)


A 100%, les 74 députés ayant pris part au vote ont répondu favorablement aux sollicitations du premier ministre Faustin Archange Touadera

Ce vote de confiance s’inscrit dans une dynamique légale conformément aux dispositions de l’article 41 de la Constitution qui donnent un délai maximum de soixante (60) jours au nouveau premier ministre pour présenter son programme de politique générale. Ledit programme, «très ambitieux» comme le déclare le premier ministre centrafricain est étalé sur une période de quatre ans soit 2011-2015 pour un cout total de 1379,86 milliards de Fcfa. Sur ressources intérieures, le gouvernement prévoit pour les quatre années d’exécution de ce programme une enveloppe de 174,65 milliards Fcfa, le reste de 805,83 milliards Fcfa étant à rechercher auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République Centrafricaine.

Trois axes essentiels
Ce programme de politique générale du gouvernement, selon le PM s’appuie sur les piliers de la politique du Chef de l’Etat et vont guider les actions de son gouvernement. Entre autres piliers, la relance économique, la gestion transparente de la chose publique, la lutte contre la pauvreté, le chômage sans oublier la protection des droits fondamentaux de la personne humaine. Le Premier ministre Faustin Archange Touadera, dans sa présentation a effleuré tous les domaines et secteurs de l’économie nationale en déclarant vouloir concentrer les actions de son gouvernement sur trois axes prioritaires que sont:

la consolidation de la paix, la gouvernance, Etat de droit et relance économique puis le capital humain et services sociaux essentiels. En ce qui concerne la consolidation de la paix, le gouvernement, selon son premier ministre, mettra tout en œuvre pour assurer la sécurité du pays avec des forces de défenses et de sécurités professionnelles. La sécurité reste le premier pilier de son programme de développement et le rétablissement de celle-ci, un impératif du gouvernement. De manière assez concrète, le gouvernement devra réorganiser, former, équiper et rendre plus professionnelles, les Forces de défense et de sécurité tout en renforçant leurs capacités opérationnelles afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Tout comme une police de proximité sera fonctionnelle pour restaurer la confiance avec les populations.

Le deuxième axe de ce programme de politique générale a trait à la gouvernance, Etat de droit et relance économique. Dans ce domaine, note le Premier ministre, plusieurs actions seront entreprises dans différents domaines. Avec en toile de fond, la création des conditions nécessaires pour le renforcement du contrôle parlementaire et judiciaire sur les actions gouvernementales selon le premier ministre. Ain de satisfaire cet impératif, les réformes courageuses continueront à être entreprises au niveau des finances publiques centrafricaines, un des maillons importants de la réussite de ce programme de politique générale. Quant au capital humain et services sociaux essentiels, durant la période visée, l’Etat veillera à la formation, au recyclage du personnel des administrations publiques afin de les rendre performantes à même de relever les principaux défis qui se posent à notre société.

Défis à relever

A court terme, selon le premier ministre centrafricain, un accent particulier sera mis sur le volet renforcement des capacités aussi bien institutionnelles qu’humaines. Le gouvernement développera aussi des stratégies tendant à augmenter les capacités de production des structures en charges de l’Energie en Centrafrique. L’Education et la formation professionnelle et technique pourra aussi faciliter cette adéquation formation-emploi pour résorber le chômage et lutter contre la pauvreté. Le gouvernement entend aussi investir dans le secteur agricole afin de soutenir la croissance, réduire la faim et lutter contre la pauvreté.

Des débats

Processus DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion), Réformes du Secteur de la Sécurité (RSS), lutte cotre la LRA de Joseph Koni, coût exorbitant de la césarienne, déséquilibres structurelles entre Bangui et les provinces, non prise en compte des problèmes du terrorisme international, dialogue postélectoral, déconcentration et décentralisation, telles sont les problématiques ayant préoccupées les élus de la nation. Le PM centrafricain, en réponse aux différentes sollicitations des élus, a tenté d’apporter des éléments de réponses. Cependant, il convient de noter que si le chef du gouvernement a manifesté une certaine volonté de traduire dans les faits, les axes essentiels de son programme de politique générale, il n’en demeure pas moins vrai que le facteur «moyen» posera tellement de problèmes pour la mise en œuvre réelle de cette politique.


Par Fleury Koursany - 19/05/2011

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