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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 23:17
 Le Chef d’Etat de la Transition M .Michel Djotodia a souligné dans une de ses adresses que les caisses de l’Etat sont vides. Depuis l’accession de la coalition séléka au pouvoir, l’Etat n’a payé que difficilement le salaire du mois de mars et le salaire d’avril tarde à venir, alors que nous avons dépassé la moitié du mois de mai. Lentement mais sûrement, les retards de salaires refont surface, des pensions des fonctionnaires retraités qui devaient être versées au début du mois de mars 2013, ne sont toujours pas payées jusqu’à présent. L’Etat centrafricain donne l’impression de connaître un essoufflement. 

Séléka fait la loi partout 

Depuis le déclenchement de la crise en décembre 2012, l’Etat commençait à connaître des problèmes quant à ses rentrées fiscales et ses recettes douanières. Le corridor Bangui-Douala véritable poumon économique ne voyait plus les véhicules comme auparavant. De nombreux bureaux tant des Impôts que des Douanes avaient fermé leurs portes. Depuis le 24 mars 2013, la situation s’est empirée. Les combattants de séléka sont devenus maîtres des lieux. Aux frontières, ils sont douaniers, perçoivent les recettes pour leur compte. L’Administration étant inexistante et puisque la nature a horreur du vide, les éléments de séléka font tout ce que les agents assermentés des Impôts, des douanes, les agents phytosanitaires et ceux des Eaux et Forêts faisaient auparavant. Victimes de pillages et autres actes de vandalisme, de nombreuses sociétés ne peuvent plus honorer leurs engagements fiscaux. Les nouvelles autorités de l’Etat se débattent pour sortir d’une situation qui frise presque l’apocalypse compte tenu de la désorganisation que connait l’Etat et surtout l’insécurité qui ne permet pas d’asseoir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendu du territoire national. 

Nicolas Tiangaye, la caution morale du régime 

Les nouvelles autorités issues du coup d’Etat du 24 mars 2013, étaient confrontées à un problème de reconnaissance. La RCA est suspendue des instances de l’Union Africaine. Le départ, les condamnations étaient unanimes. La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC), qui s’était employée à endiguer la crise centrafricaine par l’organisation du dialogue de Libreville a été mise devant les faits par le départ de Bozizé et l’arrivée de la séléka au pouvoir. La CEEAC a multiplié les sommets surtout dans la Capitale tchadienne. Elle a finalement défini les contours de la Transition et Me Nicolas Tiangaye, désigné à l’époque à Libreville, premier ministre Chef du gouvernement, est dorénavant désigné comme la ‘’ caution morale’’ du régime. Il entreprend alors de se faire l’Avocat du nouveau régime. Ainsi, le voilà à Paris à la réunion de l’organisation Internationale de la Francophonie. Mais la moisson est réduite à une peau de chagrin. Les résultats du déplacement de Me Nicolas Tiangaye au siège de l’Union européenne ne sont pas à la hauteur des attentes. Tiangaye se retrouve en Afrique du Sud, mais la RCA devra faire patience à Brazzaville au Congo où elle comptait sur un plan Mashall pour son relèvement. La déclaration et intention sont plutôt timides sauf la République du Congo qui a fait l’annonce d’un octroi de cinq (5) milliards de francs CFA. 

Les intérêts français ciblés 

Les autorités centrafricaines ne comprennent pas ce qui leur arrive. Même, l’amie de toujours, qui n’a cessé d’appuyer la RCA dans les moments difficiles, semble dubitative. Certes, elle n’a pas fermement condamnée l’arriérée de séléka au pouvoir, mais Paris n’a non plus reconnu le nouveau régime. Et puis la France des raisons d’observer avant de se prononcer clairement. Et puis la France à des raisons d’observer la chute de Bozizé, la France était prise adversité. Les Jeunes caciques lançaient des slogans anti-français, faisait croire que la France s’opposent à l’exploitation du pétrole centrafricain. Curieusement, lors de l’entrée des troupes de Séléka à Bangui, alors que certaines entreprises notoirement connues ont fait l’objet de protection, les entreprises françaises surtout et les intérêts français ont été pris pour cible des pillages. La CFAO spécialisée dans la vente des véhicules a payé un lourd tribut et peut être que cette société en règle avec le fisc risque de ne plus jamais se relever. Les sociétés du Groupe Bolloré, SOGEA-SATOM qui travaille la route de Bouar Fambélé n’a pas été épargnée. Les éléments de la Séléka ont pillé tous les véhicules et se sont servis du carburant. Les camps ont été laissés dans un état de délabrement. Air France et Total ont été au passage visitées. Même la brasserie Castel qui fournit la bière, a fait l’objet de pillage et heureusement que les machines n’ont pas été affectées. Les villas des citoyens français ont fait l’objet de pillage et nombreux sont ceux qui ont regagné l’ambassade avec leurs seuls vêtements. Malgré ces difficultés extrêmes vécues par les intérêts français, l’Ambassadeur Haut Représentant de France en Centrafrique a été des rares diplomates à n’avoir pas quitté Bangui. Le comble, c’est que certains confrères se sont permis de faire l’apologie de la violence contre les citoyens et les intérêts français. Dans ces conditions, la France peut-elle rapidement volée au secours de la RCA, comme elle le faisait par le passé ? Les difficultés pour la RCA s’accumulent au jour le jour la situation devient inquiétante. C’est dans cette atmosphère que le Président Michel Djotodia a entrepris de faire une croisade diplomatique dans certains pays de l’Afrique Centrale. De Ndjamena au Tchad, il s’est retrouvé à Libreville au Gabon. Le salut viendra-t-il de ce périple. Le compte rendu de la croisade présidentielle nous en dira plus. 

U. Roy Lama
Dimanche 19 Mai 2013 - 17:06
bêafrika Sango

NDLR: Voilà Séléka  un prétendu sauveur qui arrive les mains vides Dégageons les

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Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
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