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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:45

PAS DE BLANC SEING GRATUIT POUR NOS LEADERS POLITIQUES DANS 15 OU 20 MOIS
par Tizo Gni (06 juillet 2013)

 

Dans 15 ou 20 mois si tout va bien, nous irons aux urnes pour choisir celle ou celui qui présidera à la destinée de notre pays.
Nous devons nous rappeler de deux choses :

1 - Pour beaucoup d’entre eux, nos leaders politiques actuels ont servi sous le régime d’Ange Félix Patassé soit comme premier ministre ou comme ministre et nous savons où cela nous a menés.
2 - Pendant leur mandat, les Banyamuléngué ont déferlé sur Bangui et ses environs, ils ont pillé, volé, violé… l’affaire est et demeure encore à la Cour Pénale Internationale de la Haye et à ce jour seul monsieur Jean Pierre Bemba répond de ses actes aujourd’hui devant cette juridiction. Qui a fait venir Jean-Pierre Mbemba et ses troupes en République Centrafricaine ? Quant aux autres : silence absolu et pourtant personne n’a oublié.

• On a appris que Bozizé aurait déclaré : « Je vais les dépecer un à un…. » et nous n’avons pas non plus oublié l’évènement du mardi 19 octobre 2010 au cours duquel au Palais de la Renaissance monsieur Joseph Bendounga leader du parti MDREC, a été victime des gardes prétoriennes de Bozizé devant les membres du corps diplomatique et des leaders politiques. 18 points de sutures, aucun chef de parti ne s’est levé pour protester ou n’est sorti du palais en signe de protestation. Monsieur Ouandé ministre de la Sécurité Publique a même menacé de mort le photographe qui a pris les images de cette barbarie.
Ils se sont contentés de faire un communiqué de protestation seulement après.
Un homme politique fait don de soi, il doit être prêt à se sacrifier pour la cause qu’il défend. S’il a peur comme le citoyen lambda que je suis, qu’il ne s’engage pas.

• Pendant les élections de 2011, la cacophonie de nos leaders politiques a permis à François Bozizé de confisquer le pouvoir. Ils auraient pu se mettre tous d’accord pour boycotter les élections ou de s’aligner derrière un seul leader de l’opposition. Communiqué : c’est la seule façon qu’ils considèrent efficace pour protester. Ils ont créé le FARE 2011 sachant très bien que l’homme en face n’a rien à faire de leur Front pour l’Annulation et de la Reprise des Elections 2011. Qui va payer la reprise des élections ?

Nous avons besoin de leader charismatique et courageux pour résister aux SE…Lè…KA.

Depuis le 24 mars 2013, plutôt depuis décembre 2012, quand cette horde avait commencé de déferler sur le pays, l’occasion avait été belle pour se positionner.

La conférence de Libreville avait été le pain béni pour certains leaders politiques. Quand on a décrété que tous les acteurs de la transition ne se présenteront pas aux présidentielles de 2016, les calculateurs se sont abstenus. Pauvre Tiangaye, c’est lui qui est désigné pour assumer le sacerdoce. La tâche n’a pas été facile pour lui, Bozizé d’un côté ne lui laissait pas le choix et ses acolytes se frottaient bien les mains attendant de cueillir le fruit mûr qui allait tomber de l’arbre. En face ce ne sont pas les enfants de chœur, ces Sé..lê…Ka et leur chefs de guerre. Pour une fois, sortis de la brousse, croyez-vous qu’ils vont encore y retourner ? Ils sont aussi prêts à fondre sur la gamelle et c’est ce qu’ils ont fait.

Voici ce que déclarait un de ces leaders, le 24 mars 2013 sur RT1 aux éditions de 13h je cite : « Nos frères qui sont arrivés aujourd’hui à la tête du pays ont payé de leur vie et de leur chair, les souffrances de l’exclusion, l’intolérance, les violences et aujourd’hui ils sont aux affaires c’est à eux de faire comprendre aux centrafricains, de prouver qu’ils ont compris que l’exclusion et la voie de la violence, ça ne mène à rien et que résolument ils vont s’inscrire dans une démarche de réconciliation nationale … »

Mon Dieu… ! La naïveté est notre pain quotidien. Nous l’avons crue avec les libérateurs et où en sommes-nous aujourd’hui ?
Oui, ses frères qui ont souffert dans leur chair de l’exclusion, nous ont fait la démonstration de leur barbarie, de leur cruauté et de leur cupidité.
Notre leader politique a-t-il un seul instant daigné descendre dans la rue auprès des jeunes de Gobongo, de Boy-Rabé ou de Ouango pour les soutenir contre ces envahisseurs, en appelant à un soutien pour protester de ces exactions ? NON….
Juste quelques communiqués laconiques en direction de la communauté internationale dont on n’ignore pas les objectifs par rapport à notre pays.
Nos leaders voient le fruit mûrir en se tapissant dans l’ombre attendant que la communauté internationale intervienne en leur offrant sur un plateau en or le pouvoir.

Monsieur Bozizé avec ses COCORA et ses COAC ont organisé des manifestations dans la foulée des moments les plus forts des Accords de Libreville et nos leaders qu’ont-ils fait pour tester leur notoriété ?
Comme moi ils ont peur, terrés dans leur communiqué. Moi encore je ne suis pas un homme politique, un homme public, j’ai la trouille et cela peut se comprendre. Je ne me suis pas engagé en politique. Ils attendent que je mette mon bulletin dans l’urne pour leur donner le pouvoir de me « couillonner » comme l’avait fait le « Barbu ».

Dans 15 ou 20 mois, je voterai pour ceux qui osent braver et dénoncer les exactions, les viols, les vols, les pillages, les enlèvements que subissent les centrafricains aujourd’hui.
Je ne donnerai pas ma voix aux calculateurs, ceux qui se la coulent douce quand il y’a le feu à la maison. Un vrai père de famille défend toujours les siens malgré ses faibles moyens.

Si aujourd’hui, nos leaders ne sont pas sur le terrain, qu’adviendra-t-il demain si les voisins décident de nous annexer ?
Les Sé…Lê...Ka depuis, pillent, tuent et violent. SILENCE….SILENCE… !
De temps en temps une déclaration par-ci sur les télévisions étrangères ou les stations étrangères pour dire qu’on est avec le peuple en déclarant ceci : « Je ne m’acharne pas contre une personne…..Le peuple centrafricain estime que la page Bozizé doit être tournée et pour que la page Bozizé soit effectivement tourné et que personne dans ce pays ne puisse effectivement regretter Bozizé, il faut que la transition se fasse dans de très bonnes conditions, que la démocratie se consolide dans notre pays, que le peuple aie la parole, que le peuple aie les moyens de vivre dignement…… ». Quand on écoute ce discours et qu’on se rend compte le prix payé par la jeunesse de Bangui pour ne citer que ceux là je me demande quand est ce que nous sortirons de ce bourbier.

Quand le général De Gaulle s’était réfugié à Londres en 1940, il avait lancé un appel à la résistance, il ne s’est pas contenté de condamner du bout de lèvres les nazis qui ont été aussi cruels que les SELEKA, le peuple français était complètement terrorisé mais un espoir était né grâce à cet homme qui était sorti du lot pour mobiliser les autres.
Vous leaders politiques centrafricains, à aucun moment vous n’êtes apparus sur le terrain avec les autres pour constater et dire non à cette barbarie des Sé…Lê…Ka. Votre présence dans nos manifestations de la diaspora aurait galvanisé et encouragé les jeunes puisque ce sont eux qui paient le prix à s’organiser pour braver ces barbares.
Vous voulez gouverner, vous voulez être le premier d’entre nous ? De quoi avez-vous peur ? Et quand les autres auront décidé de nous annexer, que ferez-vous ?

Vous ne mettez pas les noms sur les faits, vous avez peur de dire que les Sé...Lê...Ka tuent impunément, ce sont des voleurs, des pilleurs, des assassins.
Les mots vous brûlent la langue. Ils tueront tant qu’ils ont des armes et tant que nous ne nous organiserons pas pour les combattre de la même façon qu’ils nous terrorisent. LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP….. leur cacophonie a permis à monsieur Bozizé de confisquer le pouvoir.
Vous nous pondez des communiqués, vous êtes loin du peuple qui souffre, du peuple qui meurt. Vous attendez 2014 ou 2016, qu’est ce que vous nous proposez comme programme de gouvernement ? Vous attendez que nous vous donnions encore le pouvoir sur du papier blanc ?
Jeunesse centrafricaine soyez exigeants, ne laissez pas ces hommes vous voler votre avenir pour leur cupidité, ils ne vous proposent rien, ils ne vous laissent pas le choix, c’est le pouvoir qui les intéresse, quand ils y seront, ils vous oublieront comme toujours et vous continuerez de payer ainsi que vos progénitures. 
Ils ont été là, ils seront encore là, si vous n’êtes pas vigilants. Relisez vos pages d’histoire du Centrafrique ce sont toujours les mêmes. Ils n’ont rien fait et ils ne feront rien sauf s’enrichir.

Leader de partis politiques Centrafricains, vous êtes complices, par votre silences criard, par votre peur viscérale, vous laissez les jeunes centrafricains seuls face aux barbares, les jeunes de Gobongo, de Boy-Rabé, de Ouango, des environs de Bangui et des provinces à leur triste sort, vous allez monter sur leur cadavre pour gouverner, n’est-ce pas ?
Quand est-ce que vous allez vous réunir pour dire stop..ASSEZ SELEKA…. Interpellez l’homme qui vous a soufflé le pouvoir au nez, celui qui a osé répondre autrement à Bozizé en utilisant son langage et qui est aujourd’hui dépassé pars les événements. Par votre silence, il s’enfonce dans le chaos chaque jour qui passe, jusqu’au jour où il vous dira : je garde le pouvoir, vous serez surpris et vous nous pondrez encore un communiqué en appelant la communauté internationale pour vous aider, comme d’habitude.

Certains leaders du haut de leur docte perchoir n’ont cessé d’écrire en nous relatant ce que nous savons déjà, ils font un appel du pied pour être pris dans l’arène autour de la gamelle. Qu’est ce qu’ils proposent comme solution pour nous sortir de là ? Pourquoi ne vont-ils pas sur le terrain de la résistance ou autre pour galvaniser et stigmatiser cette jeunesse qui se bat et qui résiste malgré leur manque de moyen pour combattre les tueurs, les voleurs, les pilleurs et les barbares.

Aujourd’hui, les éléments de Sé..Lê..Ka commencent à se diluer dans la population avec leurs armes, cela fera d’eux les braqueurs en puissance de demain, que ferons-nous alors ? C’est encore une autre paire de manche qui se profile, le loup est entré dans la bergerie avec ses petits.

Je refuse de donner ma voix gratuitement, j’attends de voir ce que les leaders vont nous proposer maintenant, pas la veille des élections ni au lendemain des élections.

VIGILANCE …..VIGILANCE….. JEUNESSE CENTRAFRICAINE…

Ne laissez pas les prédateurs vous voler votre avenir et celui de vos enfants.

Les hommes passent la nation reste…

Centrafricainement , A vous la jeunesse….Ne soyez pas dupe.

TIZO GNI

 

NDLR:Heureusement que certains compatriotes ont encore la mémoire

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Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
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