1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 23:26

 

NDJOTODJIA « reconjugue » les verbes de BOGANDA

par Albert Zingo (1er mai 2013)

 

Il n’est pas donné à n’importe qui d’avoir le privilège d’être appelé Monsieur le Président de la République. Tout le monde rêve d’être appelé de cette manière, mais tout le monde n’est pas appelé à être appelé aussi facilement de cette manière. Mais, tellement que le tapis rouge est si rouge et ne pourra jamais dévier la marche de ceux qui le piétinent, il est obligé de se laisser faire pour que le désormais Monsieur le Président lui marche dessus. 

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que si on est appelé Monsieur le Président de l’Association Centrafricaine, eh ! Pardon, République Centrafricaine, (bon, il faut savoir que le pays est rétréci à un niveau où on aura honte de parler d’un pays, d’une région ou préfecture. D’ailleurs, si on travail déjà bénévolement dans cet espace, on pense très rapidement à une association) il faut être en mesure de d’instruire, nourrir, de vêtir, de soigner et de loger sa population comme le souhaite le Président fondateur Barthélemy BOGANDA que tout les présidents qui se sont succédés à la tête de la République prétendent suivre ses idéaux. Ce qu’il faut comprendre, c’est que DOTODJIA a une autre manière de conjuguer ces cinq verbes du MESAN.

Instruire.

Comme si Michel n’a jamais mi pied à l’école pour pouvoir organiser la destruction de l’école de cette manière. Même s’il n’avait pas eu de bonne note quand il était encore sur le banc, ce n’est pas comme ça qu’il doit remercier l’école qui malgré son idiotie lui donne la possibilité de parler « ses faux français ». De Ndele à Bangui, aucune école n’est encore debout. Michel et ses hommes ont utilisé tous les tables bancs pour servir de bois de chauffage. Les papiers administratifs, bulletins, livres sont très importants pour la prise des chanvres indiens. Les bâtiments scolaires sont aussi mieux placé pour servir de base et caserne militaire. Et le plus intéressant dans tout ça, c’est le plus souvent les bureaux des proviseurs qui sont les toilettes des hommes de Michel. Ouf !!!

Nourrir.

Pour ça, ca fait rire. Et ça fait vraiment rire. Avant d’entrer à Bangui, DOTODJIA a voulu préparer l’autosuffisance alimentaire. Sauf qu’il n’a pas su bien préparer sa politique alimentaire du futur qui est actuellement le présent. Il a chassé tous les paysans de leurs villages pour qu’ils soient en brousse afin de mieux cultiver. Malheureusement il ne les a pas donné les moyens où il ne les a pas donnés du temps pour prendre leurs matériels. Bien qu’ils ont passé du temps dans leurs champs, là où Michel veut qu’ils soient, ils n’ont pas pu cultiver parce qu’ils sont dépourvus de hache, de houe etc. Maintenant sur le marché, le peu de ceux qui ont cultivé ne voit pas leurs produits acheter. En plus de cela, DOTODJIA n’a pas les moyens pour payer ses fonctionnaires. Bon, pour ça, c’est normal parce que la République Centrafricaine (RCA) vient de devenir l’Association des Musulmans Centrafricains (AMCA) sous la protection tutélaire de l’Arabie Saoudite, du Qatar avec et surtout l’implication avérée du sanguinaire IDRISS DEBY ITNO. Une association à but non lucratif. Donc les fonctionnaires centrafricains devraient travailler bénévolement si ce n’était à cause de maigres salaires du mois de mars versés aux fonctionnaires. Le tout, prélevé sur la cagnotte destinée à gérer le DDR. A défaut des difficultés pratiques d’injection d’argent promis par les groupes salafhiste et jihadiste pour l’implantation d’un régime islamique en RCA.

L’une des déclinaisons de ce manque de moyen se justifie par la transformation de la Douane Centrafricaine à la Douane de l’Association des Musulmans Centrafricains dirigée par les hommes de Michel. Les fonds sont reçus par ces envoyés spéciaux de Michel qui lui envoient 60% de la commission. L’exemple du véhicule de l’évêque de Bambari braqué et qui sert désormais à faire la tournée de collecte des recettes et étiqueté des attributs du trésor public est largement évocateur.

Vêtir.

Michel se moque de vêtir de Barthélemy. Vêtir ? Pour aller ? Pour faire quoi ? Voici les trois questions que Michel se pose le plus souvent. Et après une analyse de la situation qui lui a été faite par son cabinet musulman et les 15 Ministres sur les 34 membres de son gouvernement qui sont musulmans, il a fini par comprendre et a trouvé la solution suivante : Tout le monde va porter le « Jalabiya » (grand boubou) pour aller à la Mosquée pour prier. Voilà la réponse à ses trois questions. Et pour conjuguer ce verbe, Michel a encore renvoyé ses envoyés spéciaux dans les quartiers pour déchirer, bruler tous anciens habits qui sont selon Michel déjà usé. Que le Dieu de la laïcité le maudisse. 

Soigner.

Le Président BOGANDA a pensé à ce verbe à cause de Michel spécialement. Rien que lui. Juste parce que les centrafricains qui ont eu malheureusement la chance d’être malade avant l’arrivé de Michel et qui sont sauvé doivent prier de ne plus retomber malade. Parce que pour l’instant, seul Michel a le droit d’être soigné. Mais en attendant que l’otite forte dont il souffre très longtemps déjà avant de devenir Monsieur le Président le tue, personne n’a le droit d’être soigné. Il n’y a que Michel. Mais étant donné qu’il peut aller se faire soigner à Libreville, on peut se débarrasser des restes des médecins, des matériels et équipements sanitaires. Bon, c’est normal ! Puisque les hommes de Michel ont leurs gris-gris qui les protègent de toutes maladies, même le SIDA. Donc, on « s’en fiche de l’hôpital ». On tue, les médecins comme un cochon, ils soignent avec l’arme à la tempe, et exercent leurs métiers sans les matériels qui ont déjà été réquisitionnés par les hommes de Michel et envoyés dans un autre pays qui se trouve au nord de la République de DOTODJIA. Et si par miracle, un homme de Michel tombe malade, le médecin qui aura le malheur de le suivre doit d’abord dire au revoir à sa famille avant de se lancer dans cette aventure de soins. Car il est appelé à mourir lui aussi si cet homme de Michel meurt. 

Loger.

Hum… C’est difficile de parler de ça. Mais selon mon analyse personnelle, il y a plusieurs moyens de comprendre ce verbe qui est entrain d’être reconjugué par Michel. Bon, d’abord si les hommes de Michel dormaient dans les écoles quand Michel était encore en brousse, il est temps aussi pour lui de donner l’opportunité aux centrafricains d’aller dormir dans les salles de classes, les hôpitaux, églises et autres maison de fortune. Alors, instruction a été donné aux envoyés spéciaux de Michel d’aller voler, piller toutes les maisons sans exception, détruire celles où les propriétaires veulent riposter. 

Ouai ! Michel et ses hommes sont sans précédent dans ce pays.

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Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
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