22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 19:06
oup d'Etat des rebelles du Séléka en Centrafrique. (AFP/SIA KAMBOU)

Les ressortissants français installés à Bangui, en Centrafrique, réclament leur rapatriement d'urgence.

A Bangui, capitale de la Centrafrique, l'inquiétude des ressortissants français est réelle. Trois semaines après le coup d'Etat des rebelles du Séléka en Centrafrique, la ville est en proie à l'anarchie et les habitants vivent dans la peur et l'insécurité. Pendant le week-end, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des heurts entre ex-rebelles et habitants de deux quartiers de la capitale. Sept hommes du Séléka ont également été tués, dont l'un au moins a été lynché par la foule en colère. Un climat d'une extrême violence dont le gouvernement français ne semble pas avoir pris toute la mesure. A ce jour, aucune évacuation du millier de Français présents sur place n'est envisagée.

Le lycée ressemble plus "à une caserne qu'à une école"

Pour les ressortissants français, le temps presse. Interrogé par France info, André Roulotte, professeur au lycée français de la ville, estime que les expatriés courent un réel danger."On vit dans une insécurité ambiante. il y a des gardes partout. On se sent plutôt menacé dans la ville", réagit le français. Il décrit une ville théâtre de coups de feu, dans laquelle "il ne se déplace pratiquement jamais".

Même le lycée français de la ville ressemble plus "à une caserne qu'à une école". "Il y a des sacs de sable partout dans la cour, avec des soldats derrière. Il y a des armes militaires dans le lycée", s'inquiète ce professeur. Autre point crucial : la précarité de certaines familles ne leur permet pas de revenir en France. Si on déserte aujourd'hui, ce sera à nos frais. Mais il y a des familles avec peu de ressources qui sont bloquées dans le pays. A l'ambassade, certains attendent depuis quatre semaines". 

Pour mettre fin aux violences et pillages incessants, le nouveau pouvoir issu de la rébellion en Centrafrique a appelé à l'aide la France, qui s'est dite "disponible" à condition de la mise en place d'une "autorité légitime". 

NDLR: La france joue avec le feu en centrafrique

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Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
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