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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 07:18
L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, lors de son arrestation, le 11 avril 2011 à Abidjan.
 L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, lors de son arrestation, le 11 avril 2011 à Abidjan. © AFP

Des avocats saisis par la famille Gbagbo demandent un permis de visite pour pouvoir rencontrer le président ivoirien déchu, actuellement en résidence surveillée.

L’avocat français Me Gilbert Collard a adressé un courrier à Alassane Ouattara pour lui demander de l’autoriser à rencontrer Laurent Gbagbo. Il fait partie d’un collectif de cinq avocats saisi par la belle-fille du président ivoirien déchu, Marie-Antoinette Singleton (fille de Simone Gbagbo). Elle leur a demandé de faire la lumière sur la légalité de l’arrestation de ses parents, survenue à Abidjan il y a une semaine exactement, et sur le rôle joué par la France dans cet assaut final qui a permis à Alassane Ouattara de devenir officiellement le nouveau président ivoirien.

Dans son courrier, Me Collard écrit : « J'ai l'honneur de vous demander, conformément au droit national et international et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l'homme, de bien vouloir faire délivrer à moi-même ainsi qu'à mes confrères un permis de visite afin de rencontrer [Laurent Gbagbo] dans des conditions conformes à la loi. » Sa lettre est rédigée « au nom du collectif des avocats du président Gbagbo ».

Toutefois deux membres de ce collège d’avocats, Me Jacques Vergès et Me Roland Dumas se sont, dans un communiqué, désolidarisés de cette demande, arguant du fait qu’ils n’ont « pas été consultés par Me Collard. Selon eux ce courrier est « une bêtise, une maladresse », notamment parce qu’il invoque « le droit international ».

Ces deux avocats français, proches de Laurent Gbagbo, avaient pris sa défense au début des tensions qui l’ont opposé à Alassane Ouattara au lendemain de l’élection présidentielle de novembre 2010. Ils s’étaient rendus à Abidjan pour étudier la situation avec lui, fin décembre.

Levée du couvre-feu

Laurent Gbagbo a été délogé lundi 11 avril, après dix jours d’une bataille opposant ses partisans aux combattants pro-Ouattara. La ville d’Abidjan se remet doucement de ces semaines de violences et le président Ouattara a appelé à la reprise de l’activité, notamment au retour au travail des fonctionnaires.

Le couvre-feu, imposé depuis le 31 mars, a par ailleurs pris fin ce lundi sur tout le territoire, a annoncé la télévision ivoirienne (TCI).  (avec AFP)

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Published by master
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