7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 22:03

CENTRAFRIQUE : UN COURANT ANTI-FORUM DE BRAZZAVILLE SE DEVELOPPE ET SE RADICALISE

A l’issue du mini sommet de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale tenu en marge du vingt troisième sommet de l’Union Africaine, les chefs d’État de la sous région de l’Afrique Centrale avaient décidé d’organiser une concertation inter centrafricaine dans la capitale congolaise, Brazzaville.  Depuis l’annonce de cette rencontre, un courant anti forum de Brazzaville s’est crée. Ce courant s’est étendu et se radicalise aujourd’hui.

 Le forum inter-centrafricain décidé et annoncé depuis Malabo par la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale est menacé. Plusieurs entités ciblées pour cette rencontre n’ont pas apprécié le fait qu’on continue de discuter des problèmes centrafricains à l’extérieur. Plusieurs leaders de la société civile, religieux et politiques se sont opposés à cette idée.

Un cadre du MLPC s’est confié à Centrafrique Libre en ces termes « lors de la rencontre de Libreville en janvier, il était question que désormais les discussions sur notre pays se fassent ici dans le pays. On ne peut pas comprendre que nos discussions soient toujours délocalisées montrant que nous sommes incapables à l’intérieur de nous asseoir et de discuter comme font les autres de la sous région. Sans parler au nom de mon parti qui a une position officielle sur la question, de manière personne, je suis opposé de manière radicale à ce forum qui est une marque d’humiliation ».

Un leader religieux a expliqué à la rédaction de Centrafrique Libre que la plate forme prendra position sur la question au courant de la semaine. « Ce que le peux vous dire en ce moment, c’est que nous n’apprécions pas cette proposition parce que si nous allons là bas, ce sera seulement une infime partie d’acteurs de la crise qui s’y rendra.La vraie solution c’est de donner cette fois ci la possibilité au peuple de s’exprimer » a confié ce leader religieux joint par Centrafrique Libre.

Selon des sources bien informées, les hommes politiques, les leaders de la plate forme et les  leaders de la société civile partagent l’idée de s’opposer à ce forum qui sonne pour eux comme une manque d’immaturité qu’on veut plaquer aux leaders centrafricains. « Nous devons refuser de manière unanime pour montrer à ceux qui pensent réfléchir à notre place que la République Centrafricaine est certes un État faible mais elle n’a pas tout perdu.

Elle reste jalouse de sa dignité et souhaite à ce qu’on l’écoute avant de prendre des décisions qui engagent son avenir. Nous nous opposerons à cette rencontre délocalisée de toutes nos forces et nous exigerons qu’elle se fasse sur la terre centrafricaine et c’est possible » a expliqué un cadre de l’ancienne opposition démocratique.

De nombreux hommes politiques centrafricains se sont rencontrés le samedi dernier pour discuter de la question. Lors de cette rencontre, les trois leaders de la plate forme que sont Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’iman Kobine Layama et le pasteur Grékoyamé ont fait leur apparition. La réunion des politiques à laquelle assistait les journalistes a été interrompue et les hommes des médias ont été priés de sortir.

Selon des informations qui ont filtré après le tête à tête entre les politiques et les leaders religieux et certains de la société civile ont débattu sur le forum de Brazzaville. « Nous avons discuté du forum de Brazzaville. La tendance qui s’est dégagée est que personne ne s’y rend. Mais pour le moment, nous allons entrer en contact avec les autres leaders qui n’étaient pas là afin d’associer tout le monde » a confié à Centrafrique Libre, un politique après sa rencontre avec la plate forme des opposants au dialogue de Brazzaville. Selon certaines infoemations, l’idée de ce refus catégorique est actuellement menée par la plate forme qui insiste sur la participation d’un plus grand nombre de Centrafricains.

Il faut rappeler que ce courant anti-forum de Brazzaville est partagé par l’essentiel des politiques et des leaders de la société civile qui avaient pris part à la rencontre de Libreville qui a produit les accords dits de Libreville en janvier 2013. Notons la présence des anciens premiers ministres et leaders des partis politiques Nicolas Tiangaye et Martin Ziguelé  à la rencontre du complexe 20000 places le samedi dernier.

Avec cette position, le forum de Brazzaville est fortement menacé. Les leaders politiques et ceux de la société civile semblent décidés de dire non. Conscients du fait que la population centrafricaine dans sa majorité est contre cette idée, les hommes politiques qui ont perdu l’essentiel de leur popularité pendant cette crise, tenteront certainement de regagner la confiance populaire à travers une opposition radicale à cette rencontre.

Mais on verra jusqu’où ces derniers pourront tenir car en République Centrafricaine, ce genre d’élan se font souvent déstabiliser une fois les questions d’intérêts personnels ou catégoriels se posent. (a suivre)

Sylvestre SOKAMBI

Partager cet article

Repost 0
Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
commenter cet article

commentaires

Recherche