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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 01:14

Centrafrique : Guy Samzun de l’UE apprécie le rapport des experts sur les élections

 

Par Fleury Koursany - 11/05/2011 JDB

C’était au siège de l’Union européenne (UE), à Bangui en présence des journalistes

Selon le diplomate européen, le Président de la République Centrafricaine leur avait a accordé avec l’Ambassadeur Haut représentant de la France en République Centrafricaine, Jean-Pierre Vidon, une audience au cours de laquelle ils ont débattu de plusieurs points. Le premier point discuté avec le président centrafricain, selon Guy Samzun, c’est la lettre de Mme Ashton, Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui «appelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme».

A propos des élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine et le rapport plus ou moins explosif des experts de l’Union européenne, Guy Samzun déclare «ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine », car «de nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits. C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible».

  Les trois personnalités ont aussi débattu du communiqué de la porte-parole de Mme Ashton en ce qui concerne les restrictions à la liberté d’aller et venir en Centrafrique. Selon le diplomate européen, «les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces: sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement». A cela, il faut ajouter les quelques cas de détention et d’arrestations arbitraires en Centrafrique. Comme la décision du Chef de l’Etat d’empêcher une certaine catégorie de leaders politiques surtout de l’opposition, «même pour des raisons sanitaires» de quitter le territoire national.

 

Guy Samzun a également noté qu’avec le Chef de l’Etat, ils ont débattu de la situation des personnes détenues dans le cadre de l’affaire Rayan (du nom du supermarché qui avait été incendié). Allusion est ici faite aux membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arbitrairement mis aux arrêts depuis lors sans chef d’accusation tout en étant encore détenus à la prison de Bossémbélé, le cas du candidat Apollinaire Mbesa du parti RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain) sans pour autant oublier les multiples pressions faites sur Maître Fleury Hotto. Pour conclure, le diplomate européen a clairement mentionné qu’il a demandé au chef de l’Etat «de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques», selon l’article 8 de l’accord de Cotonou, seul moyen de sauver la facette de la tension postélectorale et la démocratie en République Centrafricaine. «L’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens», précise enfin Monsieur Guy Samzun.

 

Source : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-centrafrique-guy-samzun-de-l-ue-apprecie-le-rapport-des-experts-sur-les-elections-73656112.html

 

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CENTRAFRIQUE : LE GOUFFRE MORAL ET SPIRITUEL (1)

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Quand nous vivons ou lisons des évènements choquants tels que ceux rapportés par les deux articles nationaux du jour publiés plus tôt, nous ne pouvons que nous demander pourquoi tant de souffrances et de frustrations, parfaitement injustes, et donc révoltantes, pour les plus démunis d’une société comme celle du Centrafrique, naguère stable et prospère, du moins dans ses potentialités socio-économiques et son projet initial d’une vie de concorde épanouie. Ultimement,  on est fondé à se demander à quand la fin de ce cauchemar absolument immoral,  et donc insupportable ?

I. L’INJUSTICE HUMAINE : CAUSE FONDAMENTALE DE LA SOUFFRANCE DES CENTRAFRICAINS

Beaucoup recherchent la cause de la souffrance nationale actuelle dans des domaines autres que moral et spirituel :

  • Soit parce qu’ils ne connaissent pas le Seigneur des cieux, Créateur de toutes choses, y compris de la nation centrafricaine, héritage comme d’autres nations de Jésus-Christ (cf. Psaume 2), qui a établi Sa Loi Morale, infaillible et intransigeante en fonction de laquelle toute conduite doit se déployer, au ciel comme sur la terre des vivants ;
  • Soit parce qu’ils font délibérément le choix d’ignorer ces exigences morales de Dieu, car trop dures pour eux-mêmes mais, bien entendu, exigibles à souhait de la part des autres, surtout quand ce sont nos intérêts à nous qui sont en jeu…

Allons droit au but et constatons, premièrement, avec la Bible, que le Seigneur Dieu, dans Son essence-même, est un Dieu d’une justice à jamais parfaite et équitable et qui, par conséquent, jamais ne tiendra « le coupable pour innocent » (Exode 34 : 7), autrement, Il Se déjugerait et alors, plus jamais Il ne sera Dieu.

En foi de quoi, faire la politique de l’autruche par rapport à cette justice divine implacable et incontournable ne change rien aux données du problème de l’injustice dans le monde : elle existe, éternellement d’une part et, de l’autre, qu’on le veuille ou pas, elle s’exercera en l’encontre de quiconque l’enfreint, grand ou petit, mais à son heure, car ce Dieu, qui l’a souverainement établie, sait aussi laisser sa chance au coupable afin qu’il se détourne, volontairement et  à temps, du mal qu’il pratique continuellement, et qu’ainsi il vive, selon qu’il est écrit :

« 6  L’Éternel passa devant lui en proclamant : L’Éternel, l’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité, 7  qui conserve sa bienveillance jusqu’à mille générations, qui pardonne la faute, le crime et le péché, mais qui ne tient pas (le coupable) pour innocent… » (Exode 34 : 6 – 7),

Et :

« 11  Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Eternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d’Israël ? » (Ézéchiel 33 : 11).

Ceux, par conséquent, qui prennent un malin plaisir à en faire voir de toutes les couleurs aux autres et, plus particulièrement, à ceux qui ne peuvent se défendre, ont tout intérêt, s’ils ne veulent pas être atteints dans leur vie-même, au moment où ils s’y attendent le moins du monde, ont tout intérêt à arrêter immédiatement leurs méfaits : la patience de Dieu n’est jamais illimitée ; tôt ou tard elle prendra fin. Radicalement. Et alors, en toute honnêteté, s’ils en sont encore capables, ils doivent admettre que leur extrême méchanceté a fini par les atteindre, et non Dieu ; ils ont fini par récolter ce qu’ils ont eux-mêmes semé, en abondance, contre la vie des autres.

En second lieu, sachons qu’il est fallacieux, oui : fallacieux, de lier ces actes d’injustice flagrante à des questions d’ordre économique, pour la simple raison que, concrètement, les paysans de l’arrière-pays, plus démunis économiquement que les puissants du pays, ne commettent pas d’injustices, parce qu’ils sont pauvres, à l’égard de leurs voisins ! Au contraire : quand par nécessité un paysan prélève une patate, un tubercule de manioc ou des légumes dans le champ d’un autre, il prend soin, dès le soir venu, d’aller en prévenir le propriétaire du champ, et de lui en expliquer la raison : la faim. Et rien qu’elle. C’est ce qui s’appelle de l’intégrité morale dans les relations citoyennes bien comprises, facteur de paix sociale et de stabilité dans les rapports humains au sein de toute communauté humaine digne de ce nom. 

Si donc un pauvre a le toupet de se montrer intègre dans sa conduite envers autrui et cela, en dépit de son extrême pauvreté, je ne vois personnellement pas à quel titre quelqu’un de mieux nanti justifierait ses actes injustes caractérisés à l’égard de moins nanti que lui.

En somme, prétexter de l’extrême pauvreté du pays, due par ailleurs à la gestion sciemment calamiteuse des ressources dont il recèle et cela, depuis des décennies, pour faire fi de toute droiture morale dans l’exercice de sa profession est un crime, vu le nombre surélevé des victimes innocentes qui en payent le prix. De leurs vies, en plus ! Que ceux qui, à tous les échelons de la hiérarchie sociale de la nation, y compris au sein de l’Église, se complaisent dans ce déni, abject, d’intégrité morale, se mettent un seul instant à la place de leurs victimes et admettent alors, pour valider leur position, si inique et criminelle, que leur propre vie vaut beaucoup moins que la nécessité de corruption à eux imposée. À ce rythme, combien de pauvres innocents survivront-ils encore dans le pays, d’ici quelques années ?

Et l’on s’étonne que le pays continue allègrement sa descente aux enfers, manifestation explicite de la colère divine contre le mal délibéré des-uns et des autres…

II. L’IDÔLATRIE : UNE ABOMINATION COUPABLE AUX YEUX DE L’ÉTERNEL DES CIEUX

La seconde véritable raison, qui appelle la malédiction de Dieu sur notre pays, plutôt que Sa bénédiction, relève de la propension des habitants du pays, indistinctement, à vouer un culte à de fausses divinités, incapables de faire le moindre bien à quiconque les invoque et, surtout, à les délivrer de la mort, quand celle-ci à grands pas avance vers sa victime.

Cette vérité, cardinale pour le bien-être des individus aussi bien que de toute nation, peut se vérifier aisément par les Écritures, qui affirment de la part du Dieu vivant pleinement révélé en Son Fils Jésus-Christ :

« 3 Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. 4  Tu ne te feras pas d’idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici–bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. 5  Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. 6  Mais j’agis avec amour jusqu’à la millième génération envers ceux qui m’aiment et qui obéissent à mes commandements » (Exode 20 : 3 – 6).

Historiquement, Canaan a été envahi et conquis par Israël pour cette raison d’idolâtrie :

« 9 Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. 10  Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, 11  qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. 12  En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Éternel ; et c’est à cause de ces horreurs que l’Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. 13  Tu seras entièrement (consacré) à l’Éternel, ton Dieu. 14  Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas » (Deutéronome 18 : 9 – 14).

Puis s’en est suivi un avertissement des plus solennels à Israël :

« 19  Mais si vous en venez à oublier l’Eternel votre Dieu, et à rendre un culte à d’autres dieux, à les servir et à vous prosterner devant eux, je vous avertis aujourd’hui que vous périrez totalement. 20  Vous périrez comme les nations que l’Eternel votre Dieu va faire périr devant vous, parce que vous ne lui aurez pas obéi » (Deutéronome 9 : 19 – 20).

Mais alors, toujours au plan historique : l’Assyrie et Babylone ne vous disent-ils rien, par rapport à Israël ?

En 735 avant J.C., Tiglath-Piléser de l’empire assyrien conquit le nord puis l’est du pays, et en déporta les habitants (2 Rois 15 : 29). Plus tard, Salmanasar attaqua Samarie, capitale du Royaume israélien du Nord, et en prit possession en 721 avant J.C.  De la sorte, dix tribus d’Israël furent déportées, loin de la Terre Promise, pour cause d’abomination, et conformément à l’avertissement initialement reçu de Dieu (2 Rois 17 : 1 – 23).

Les deux dernières tribus, Juda et Benjamin, furent, à leur tour, déportées à Babylone en 597 avant J.C., par le roi Nébucadnetsar, pour les mêmes raisons. Comme quoi ce n’est jamais en vain que l’Éternel des cieux parle à Ses créatures, fussent-elles haut placées dans la société, ou non.

Pour ce qui est du Centrafrique, il y a lieu de craindre profondément la même sanction divine, depuis que ses élites aussi bien que les manants, en passant par les faux chrétiens au sein de l’Église de Jésus-Christ, passent leur temps à fréquenter les devins et autres guérisseurs de haute volée établis dans la société, et à se parer de gris-gris et autres bidules susceptibles de les protéger… mieux que Dieu… Pour preuve : le pays ne dispose-t-il plus, depuis au moins trois décennies, que de frontières poreuses, présageant du pire si la foi fallacieuse en des dieux fallacieux et impotents continue de se pratiquer, avec abnégation et sous divers prétextes, à travers l’ensemble du pays ?

Frères et sœurs centrafricains, très chers compatriotes, qui avez du prix aux yeux de notre Créateur : refreinons notre ardeur démentielle à détruire injustement et sciemment la vie de nos concitoyens, et à courir après des dieux dont les limites sont manifestes : ils ne peuvent délivrer ni de la pauvreté et, encore moins, de la mort. Pour ceux qui connaissent le Seigneur mais qui se sont éloignés de Ses préceptes moraux vitaux, il est encore temps de revenir à Lui, de tout cœur, pour être pardonnés et rétablis, auprès de Lui, dans un culte raisonnable et saint.

Pour ceux qui ne Le connaissent pas encore personnellement, il faut Lui faire confiance et, concrètement, Le prendre au mot, chaque jour qu’il donne à vivre, en Lui apportant tout souci personnel, de tous ordres, car le Dieu qui ne ment jamais et qui, jamais, ne déçoit quiconque vient sincèrement à Lui, a pris, sur Son Honneur éternel, l’engagement formel suivant :

« 28  Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. 29  Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour vous–mêmes. 30  Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère » (Matthieu 11 : 28 – 30).

Dans les années 70, je comptais moi-même, sans fausse honte, parmi ceux qui doutaient de la véracité de Sa Parole mais qui, par pure grâce, ont pu expérimenter, par la suite, la réalité de Son existence ainsi que Son extraordinaire puissance à tranformer, moralement, un cœur en le mutant, pour toujours, de la méchanceté quotidienne à un désir irréversible de sainteté, de paix et de justice.

Ne voulez-vous pas, vous aussi, Lui offrir la chance, unique, de faire de vous des citoyens toujours bien disposés à l’égard de leurs semblables, même à l’égard de leurs ennemis qui, c’est connu, ne recherchent rien d’autre que leur mort ?

C’est là, me semble-t-il, le seul point véritable de départ d’une vie citoyenne définitivement intègre et apaisée, source d’un bonheur inestimable et concret pour quiconque en bénéficie, en dépit de la dureté de la vie. Soyons, les-uns et les autres, des ambassadeurs intègres et consacrés de la paix sociale, en tout temps, pour une vie nationale apaisée et juste !

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

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