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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:56

NDLR: C'EST LA PRESIDENTE ET TOUT LE GOUVERNEMENT QUI NE SONT PAS A LA HAUTEUR... ALORS NE FAISONS PAS DE MME MONTAIGNE LE BOUC EMISSAIRE MEME SI ELLE A SA PART DE RESPONSABILITE EN TANT QUE MINISTRE

CENTRAFRIQUE: ANTOINETTE MONTAIGNE EST ELLE A LA HAUTEUR DES ENJEUX DE LA RECONCILIATION?

mg

Le gouvernement dit des technocrates dirigé par André Nzapayéké tarde à convaincre sur certains points essentiels dont la question capitale de la réconciliation dont a la charge Mme Antoinette Montaigne.

 Trois mois après son bombardement à latête du département le plus important de la transition, les résultats ne sont pas à lahauteur des attentes du peuple centrafricain dans le processus de la réconciliation selon plusieurs acteurs de la vie nationale et de la diaspora française dont elle est un pur produit.

Les professionnels de la communication voire tous les experts qui mettent leurs compétences en valeur pour tenter d’arracher une paix et une véritable réconciliation entre les centrafricains sont unanimes: Madame Montaigne, l’ ancienne conseillère municipale du parti politiquecontroversé l’UMP de Bussy Saint Georges en France,  fait du pilotage à vue actuellement au ministère de la communication et de la réconciliation et pourtant elle y est arrivée après de longues années de luttes et de messe de minuit.

Diplômée d’un doctorat en droit Mme Montaigne qui a tout pour réussir est en train d’aller dans le mûr faute d’un ego surdimensionné qui l’empêche de descendre de son piédestal et se procurer des conseils auprès de ses subalternes; ces femmes et hommes de médias parfois trop qualifiés mais qui sont négligés, parqués au garage à l’image des FACAS qui recherchent désespérément un avocat défenseur capable de convaincre la communauté internationale à les rétablir dans leurs droits actuellement bafoués.

La réconciliation est l’une des urgences actuelles de la République Centrafricaine et une des priorité de la présidente Cathérine Samba-Panza. Mais elle n’est pas gérée avec le doigté nécessaire au moment où les yeux sont tournés vers elle. La création d’un département de la communication et de la réconciliation constituait un acte politique encourageant que beaucoup ont salué du fait que les centrafricains sont divisés. Ce qui restait à faire, c’était de définir une dynamique de réconciliation, sinon une politique en cette matière. Mais depuis que la ministre Antoinette Montaigne. est à la tête de ce ministère, on constate un manque de volonté politique.

Interrogé sur la direction que la nouvelle équipe a donnée à cette question, un haut cadre de la communication s’est confié sous couvert de l’anonymat à Centrafrique Libre« Depuis que Mme Montaigne est là, nous ne sommes pas informés d’une quelconque politique en matière de réconciliation. Je crois que c’est parce qu’elle n’a pas de politique en la matière qu’elle est obligée de demander à des entités de lui faire des propositions ». Ce qui parait étonnant, sur une question aussi capitale, le gouvernement n’a pas de politique bien définie ni des stratégies conséquentes. Il n’est secret pour personne que les deux communautés (chrétienne et musulmane) qui jusque là cohabitaient parfaitement sont à couteau tiré. Les relations se sont tellement dégradées qu’il faudrait comme le dit l’archevêque sud africain Desmon Tutu, que « les Centrafricains doivent réapprendre à vivre ensemble ».

Selon nos informations la ministre n’a pas encore défini une ligne de conduite ni des stratégies qui puissent  permettre d’amener les deux communautés musulmanes et chrétiennes à revivre ensemble. Montaigne ne donne pas le ton, elle ne se contente que de faire le tour des entités, des groupes de pression et des associations engagées sur la question pour leur demander de lui faire des propositions. C’est ce qu’elle a fait en rencontrant les leaders religieux à qui elle a demandé des propositions en la matière.

Les résultats des actions de Mme Montaigne sont en dent de scie: les relations entre chrétiens et musulmans ne font que se dégrader, ce qui inquiète. Il faut dire que depuis un certain temps,la ministre en carence de stratégies trouve moyen de sillonner les mosquées et quelques églises. Mais ces visites n’ont rien donné de concret puisque les cas d’agression des chrétiens par les musulmans et les cas d’agression des musulmans par les chrétiens ne cessent de se multiplier.

Dans l’arrière pays, les cas de violence ont repris de plus belle et elles prennent de plus en plus l’allure des affrontements entre les communautés. Tout ceci parce que depuis la mise en place du gouvernement, il n’y a pas eu de communication véritable sur la question de réconciliation. La ministre n’arrive pas à créer une dynamique convaincante alors que l’opinion mise sur une communication pacifique planifiée fondée sur la réconciliation. Dans son premier message à la nation, la chef de l’Etat avait promis de mettre en place une dynamique de réconciliation mais depuis trois mois, les choses tardent parce que le département chargé de ce dossier n’arrive pas à mettre les bouchées doubles.

Interrogé sur le processus de la réconciliation un ministre nous a confié ceci « chacun a une mission dans le gouvernement. Je dois assumer la mienne si les autres n’arrivent pas, c’est à eux de rendre compte au moment venu mais moi je dois dire que la question de réconciliation est capitale malheureusement nous ne sommes pas encore sur la ligne». Un leader de la société civile s’est dit déçu parce que la réconciliation n’arrive pas à convaincre« il faut redynamiser la question de réconciliation qui est en train de dormir comme si cette question n’était pas essentielle à l’heure actuelle et la présidente doit être vigilante ».

Depuis que Montaigne a pris ses fonctions  il n’ y a pas eu de changement à part placer les siens à des postes clés. Pour s’être opposée à la régularisation des frais de piges, les pigistes de la radio Centrafrique qu’elle traite depuis son arrivée de tous les noms d’oiseau, l’avaient séquestrée pendant quelques heures à son cabinet alors qu’elle devrait accompagner ce jour la chef de l’Etat en Angola. N’eut été l’intervention de l’ancien Chargé de mission M. Richard Pouambi, directeur de cabinet intérimaire à son arrivée dans ce département,on ignore le sort qui serait réservé à Mme Antoinette Montaigne.

De sources proches du ministère de la communication et de la réconciliation, les relations entre la ministre et tous les anciens cadres sont exécrables. Un de ces cadres s’est confié à Centrafrique Libre en ces termes « elle se croit supérieure à tout le monde ici a lors qu’en matière de communication elle ne connait rien, elle ne tâtonne même pas. Au lieu d’arriver et de créer une dynamique de collaboration pour s’intégrer et entrer dans le système, elle se focalise sur son doctorat et son long séjour en France qu’elle utilise comme arguments d’intimidation . Si le département fait piètre figure c’est à cause du mauvais départ de la ministre qui croit tout savoir ». Dans les faits, la radio et la télévision ainsi que l’ACAP plongent. Selon certains responsables de ces organes, la ministre ne fait pas de la situation de ces stations ses priorités « elle parle de communication de sensibilisation mais elle n’arrive pas à donner les moyens aux structures d’Etat. Elle se contente de parler de prendre des exemples parisiens pour nous donner. Dans les faits, aucune action concrète. Même dans le passé récent, ce n’était pas comme cela. Ses prédécesseurs n’agissaient pas comme elle le fait actuellement ».

La ministre de la communication s’est fait remarquer récemment de la mauvaise manière en suspendant l’émission Sciences et techniques au motif que les journalistes et techniciens ont fait diffuser l’interview d’un homme politique en l’occurrence, le professeur Gaston Mandata Nguerekata qui reste de loin l’ un des  plus grands mathématiciens que l’Afrique et la Centrafrique n’aient jamais connu. Ce monsieur s’était pourtant montrer généreux récemment grâce à un don de wifi et de plusieurs matériels d’informatique qu’il a fait à la faculté des sciences de l’université de Bangui.

Aujourd’hui à Bangui, Antoinette Montaigne ministre de la Communication et de la Réconciliation est étiquetée comme  »experte des cérémonies d’atelier et surtout l’accompagnatrice de la présidente à l’étranger et des autres membres du gouvernement ».

Wilfried Maurice SEBIRO

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Published by ALALENGBI SIMON - dans Actualités Nationales
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