Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 12:42
Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 01:15

 

 

Bozizé Y

 

Prenant prétexte d'une réunion des pays membres de l'ITIE qui aura lieu le 1er mars 2011 à Paris à 16h00 au Centre de conférence de l'OCDE, 2 rue André Pascal, et de la deuxième Conférence mondiale de l'ITIE qui se tiendra toujours à Paris les 2 et 3 mars 2011, Bozizé voulait faire d’une pierre quatre coups. Sachant que pas grand monde ne lui a adressé jusqu’ici un message de félicitation pour sa prétendue réélection à l’issue d’élections dont tout le monde sait maintenant qu’elles ont non seulement fait l’objet d’une fraude à très grande échelle par son parti au pouvoir mais dont les résultats arbitrairement fabriqués sont grandement contestées par ses propres adversaires qui en réclament l'annulation pure et simple. Ceux-ci n’ont en effet pas reconnu sa victoire et par conséquent leur défaite comme cela se fait en démocratie.

A la faveur de la réunion de l’OCDE, Bozizé qui est manifestement encore en quête de reconnaissance internationale comme il l’avait été au lendemain de son putsch du 15 mars 2003, voulait rencontrer à Paris le Président Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, l’OIF dont le rapport de la mission d’observation des dernières élections centrafricaines présidée par l’ex-Président burundais Pierre Buyoya a été un des plus critiques et celui qui a le plus relevé les graves anomalies et inadmissibles dysfonctionnements qui ont entaché et ôté toute crédibilité à ce double scrutin du 23 janvier dernier.

Une fois à Paris, Bozizé envisageait d’effectuer un rapide saut à Bruxelles où il espérait s’entretenir avec la ministre des affaires étrangères de l’Europe, la Britannique Mme Catherine Ashton. Celle-ci dont l’institution a grandement financé les élections centrafricaines sans que les résultats soient à la hauteur de ces investissements et des espoirs de démocratie, de stabilité et de crédibilité pour ce pays, aurait demandé qu’il soit notifié à Bozizé qu’elle ne le recevrait pas. D’autres responsables de l’UE démarchés par les deux chargés d’affaire centrafricains de Paris et Bruxelles ont également poliment décliné les demandes de rendez-vous de Bozizé.  Enfin, Bozizé devait aussi mettre à profit son bref séjour parisien pour s’entretenir avec les dirigeants d’AREVA sur le dossier de l’uranium de Bakouma qui n’en finit pas de les opposer.

Après avoir pris part au sommet de la CEEAC qui se tient ce 27 février à N’djaména, Bozizé devait initialement s’envoler pour Paris où il était attendu dimanche mais aux dernières nouvelles, il aurait décidé de renoncer à son déplacement à Paris. La raison serait sa crainte de l’évolution de la situation très volatile en Libye où le pouvoir d’un de ses soutiens est en train de vaciller dangereusement ainsi que la crise postélectorale en Centrafrique même où il se sait très contesté et que personne à l’heure actuelle ne peut présager de ce à quoi sera fait le lendemain. Il est vrai que l’éventualité de la perte du pouvoir du colonel libyen aura immanquablement des conséquences sur bien de pays africains au sud du Sahara dont sans doute le Tchad et la RCA.

C’est donc le Premier Ministre Faustin Touadéra et l’argentier de Bozizé et non moins son directeur de campagne et ministre d’Etat aux mines, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï qui remplaceront Bozizé à la réunion de l’ITIE à l’OCDE à Paris.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche