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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 07:33
    ANALYSE

    ANALYSE/ SANGARIS LE MAL CENTRAFRICAIN ?

    • BY 
    •  
    • •   MAY 27, 2014
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    Par Aline M’pangba-Yamara
    Rédactrice en chef

    Nul ne sait quelle est la ligne d’horizon de la crise en Centrafrique. 
    Deux forces militaires internationales y sont impliquées, les MISCA de l’Union africaine, avec dorénavant une puissance congolaise (RDC) qui va s’amplifier suite à la demande de François Hollande à Joseph Kabila, et les troupes françaises de la Sangaris.

    Et même si la perfection est chose rare en ce monde, il convient de s’interroger sur les agissements des uns et des autres.

    La mission des Sangaris démarrait mal en décembre dernier.
    Le vecteur initial était de stopper les Séléka dans leurs crimes depuis un an en RCA.
    Mais une personne dès le fatidique 5 décembre 2013 tirait d”entrée les marrons du feu en torpillant la mise en place de l’application des décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, un certain François Bozizé, activant ses affidés qu’il arma pour tuer, sous le patronyme d’Anti-Balaka.
    Les français, mal informés, raisonnant avec 40 ans de retard sur leur connaissance du pays y venaient pour ‘casser de l’arabe’ selon un terme devenu célèbre d’un de leurs lieutenants.
    Mais le phénomène Anti-Balaka, ça, ils ne l’avaient pas prévu.
    Néanmoins, depuis, ils s’y sont adaptés.

    Les troupes Sangaris ne feront jamais, même pas mine, de tenter de désarmer les Anti-Balaka. Allant même jusqu’à s’en servir comme supplétifs pour la traque des Séléka.
    Fait avéré à l’époque par un reportage de la chaîne française Canal + mettant la collusion en évidence.

    Depuis, les Anti-Balaka font la loi dans le pays en toute impunité, ils circulent librement à Bangui, et depuis, avec l’aval même pas passif du pouvoir en place.
    Les seules encore à tenter vainement à s’opposer à eux, ce sont les forces de la MISCA que ces même Anti-Balaka ont déclaré comme étant leurs ennemis.

    En ‘face’, les Séléka, dans une sorte d’opportunisme, se restructurent, et surtout s’autonomisent lors du congrès de N’Délé, sonnant à n’en pas douter la division de la Centrafrique, tout au moins militairement.
    Et sans aucune vergogne, ils poussent le bouchon jusqu’à se dénommer “Forces républicaines”. Ce qui en clair signifie que ce seraient eux désormais les vraies forces armées centrafricaines.
    Une paille !

    SANS CONTROLE DE L’ETAT, CHACUN FAIT CE QU’IL VEUT

    En janvier 2013, notre consultante Sandra Martin-White à la lecture des Accords de Libreville prévenait déjà :
    “Ces Accords sont la porte ouverte à toutes les rébellions”.
    DE FAIT !

    En réalité, avec moins de 1.500 hommes opérationnels sur le terrain, les Sangaris en sous nombre dans un vaste pays avancent au jugé.
    Ils collaborent rarement avec les MISCA, ce qui n’aide pas aux coordinations des opérations de paix, mais pire, avec des visées opposées.
    Les MISCA veulent le désarmement de toutes les factions armées en RCA.
    Les Sangaris raisonnent autrement. Eux font du tri sélectif dans ce qu’ils estiment être du réalisme, se résumant à ne pas embêter les Anti-Balaka qui leur font peur, car impossibles à ‘calculer’.

    Djouma Narkoyo de la Séléka ne l’envoyait pas dire parlant à LNC : “Ils se foutent de notre gueule. Ils veulent que ce soit nous qui désarmions et à côté ils soutiennent et arment les Anti-Balaka, et les transportent même pour venir nous combattre. C’est un jeu de dupes.”

    Le reporter de l’agence chinoise XINUA (Chine Nouvelle) en fit la remarque récemment :
    “Les forces de la Sangaris donnent un blanc seing aux Anti-Balaka. Elles ne font rien pour les arrêter, ni pour les désarmer.”.

    Du coup, l’affaire de Bambari mettant face à face Sangaris et Séléka est très riche en informations.
    Car enfin, chacun avait occasion de se dire les choses en face, et cela a donné !
    Les Séléka ne se sont pas gênés pour dire à Soriano, le chef des Sangaris tout le mal qu’ils pensaient de sa gestion de la crise.
    Ce dernier a répliqué disant que les “Anti-Balaka étaient les ennemis de la paix”.
    “Alors pourquoi vous ne faites rien contre eux ?” réplique Djouma Narkoyo, “quatre d’entre eux encore ont été arrêté ici à Bambari dimanche dernier en tentant de s’infiltrer.”

    Et le pouvoir à Bangui dans tout ça ?
    Madame la présidente fait imprimer des pagnes à son effigie comme ‘Dame de la paix’.
    On a les certitudes que l’on peut 

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    Published by ALALENGBI SIMON
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