17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 09:36

 


Mouammar Kadhafi à l'ouverture d'une réunion du Conseil exécutif de l'Union africaine à Tripoli le 15 avril 2009
© AFP/Archives Mahmud Turkia
TRIPOLI (AFP) - vendredi 17 avril 2009 - 7h48 - L'Autorité d'union appelée à remplacer la Commission de l'Union africaine a commencé à prendre forme malgré les divisions ayant marqué les réunions du Conseil exécutif de l'organisation panafricaine clôturées vendredi à Tripoli.

"Il y a eu un accord sur la formation de l'autorité, ses compétences et son programme", a déclaré le ministre libyen des affaires de l'UA, Ali Triki, à l'issue des travaux du Conseil qui regroupe les 53 ministres des Affaires étrangères de l'organisation.

Selon le projet qui doit être soumis à l'approbation du sommet de l'UA en juillet prochain, la nouvelle autorité sera composée d'un président, d'un vice-président et de huit secrétariats, a précisé M. Triki à la presse.

Défense, Affaires étrangères et Commerce international comptent parmi ces secrétariats appelés à devenir ensuite ministères dans le but ultime de la création d'un gouvernement africain, a-t-il ajouté.

Les discussions qui ont eu lieu à huis clos toute la nuit de jeudi à vendredi ont été marquées par des divisions notamment sur les compétences de la nouvelle autorité, le nombre de secrétariats ainsi que sur le rythme de la réforme, selon des participants.

"Pour défendre leur souveraineté, certains pays refusent une autorité supra-gouvernementale et préfèrent avoir une structure intra-gouvernementale", a indiqué à l'AFP un participant sous couvert de l'anonymat.

Selon le ministre sénégalais des Affaires étrangères, cheikh Tidiane Gadio, "la nouvelle autorité aura pour mission d'accélérer l'intégration économique et politique sur le continent pour atteindre l'objectif des Etats-Unis d'Afrique".

"Certains veulent accélérer le processus d'intégration et d'autres pensent qu'on doit être plus prudent et agir par étape", a expliqué M. Gadio à des journalistes.

Selon le ministre sénégalais, "les ministères de souveraineté comme la Défense et les affaires étrangères ont été au centre des débats. Mais les discussions ont porté notamment sur des questions de formulations".

"L'essentiel c'est que tous les pays ont conscience de la nécessité de l'Union", a-t-il ajouté.

Le projet de gouvernement africain avait été au centre de désaccords lors du 12e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement africains à Addis Abeba en février.

Le sommet avait alors chargé le Conseil exécutif d'élaborer un rapport sur l'approfondissement de la réforme.

Celui-ci doit être soumis à la décision du prochain sommet en juillet prochain avant d'enclencher un processus de ratification dans tous les Etats membres, selon M. Gadio.

 

 

 

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