19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 15:08

Centrafrique :le Bouton rouge a Bria, l’enfer a Bambari, le déluge sur les villes de Bangassou, Alindao, Mobaye… la minusca parraine-t-elle la partition du pays ?

Le bouton rouge à Bria, l’enfer à Bambari, le déluge sur les villes de Bangassou, Alindao, Mobaye, Zangba, Zémio…, c’est le schéma caricatural des hostilités déclenchées dans la préfecture de la Haute-Kotto, opposant les éléments du général Nourredine Adam à ceux de Ali Darassa, et qui continuent de se propager dans d’autres régions du pays, occasionnant de nombreuses victimes et déplacement massif des populations vers les territoires étrangers et sur les sites des déplacés.

Au mois de novembre 2016, le bouton rouge a éclaté dans la préfecture de la Haute-Kotto avec des affrontements très meurtriers entre la coalition FPRC-MPC-RPRC, menée par Nourredine Adam contre l’UPC de Ali Darassa.

Quelques jours après, l’étau s’est resserré autour de la ville de Bambari. Les hommes du général Nourredine étaient déterminés à conquérir la ville afin de déloger Ali Darassa.

L’avancée de la coalition FPRC-MPC-RPRC, avait été stoppée à deux (02) reprises par la Minusca, à travers l’utilisation de son hélicoptère de combat. C’était l’enfer au sein de la population de Bambari qui craignait le chaos, au cas où la ville arriverait à tomber entre les mains des hommes de Nourredine.

Ali Darassa a fini par quitter la ville de Bambari suite à un ultimatum de 48 heures lancé par la Minusca. Les responsables des Nations-Unies ont affirmé avoir pris des dispositions pour que ce dernier ne puisse pas continuer à commettre des exactions sur la population civile dans sa nouvelle localité. Malheureusement, aucune disposition sécuritaire n’a été prise par la Minusca. Et aujourd’hui, c’est le déluge sur les villes de Bangassou, Alindao, Mobaye, Zangba et récemment Zemio.

Les combats se propagent de préfectures en préfectures, de villages en villages, de communes en communes à n’en point finir. L’espace vital du peuple centrafricain se réduit de jour en jour. Certaines régions du pays qui n’avaient pas connu de violences depuis que la crise a été enclenchée en décembre 2012 par l’ex coalition Séléka, viennent de tomber aujourd’hui entre les mains des groupes armés.

Chaque jour qui passe apporte son lot de malheurs. Les populations civiles sont calcinées, canardées, leurs biens emportés, leurs maisons incendiées sous la barbe des soldats de la paix déployés en République Centrafricaine avec pour principale mission « la protection de la population civile ». Incroyable, mais pourtant bien vrai.

Et à l’allure où vont actuellement les choses, la RCA risquerait de se vider de toute sa population un de ces quatre petits martins.

Les événements de la ville de Bangassou ont été signalés à l’avance par les honorables députés de la région du Mbomou qui ont exigé aux autorités du pays et aux responsables des Nations-Unies de prendre des mesures sécuritaires afin d’éviter le pire. Hélas peine perdue car, la ville de Bangassou a sombré dans un cycle de violences qui a chèrement couté la vie à plusieurs personnes civiles.

Malgré un accord de paix qui vient d’être signé entre les représentants des groupes armés, la société civile, les leaders politiques, le gouvernement et les Nations-Unies pour favoriser le retour de la paix et de la stabilité dans le pays, c’est toujours le statu quo.

Les violences se poursuivent dans l’arrière-pays et continuent de faire de nombreuses victimes en présence des Casques bleus toujours omniprésents sur les lieux des crimes avec tous les moyens nécessaires de combat.

C’est l’exemple palpable des derniers événements survenus à Bria où la population civile a une fois de plus payer le lourd tribut lors des affrontements qui ont opposés les factions rebelles de la Séléka. Une fois que les exactions sont commises, c’est la même chanson qui revient : « nous condamnons avec la dernière rigueur ces actes barbares commis par les groupes armés sur la population civile ».

Ces condamnations ont-elles apporté quoi dans le vécu des Centrafricains ? Pourquoi ne pas prendre des dispositifs sécuritaires pour empêcher les crimes des groupes armés, que de chanter tous les jours la litanie des saints et d’assister sans réagir aux massacres des populations ? Est-ce une manière pour la Minusca de parrainer la partition du pays ? Autant d’interrogations qui nous rendent perplexes.

Les porte-paroles de l’UPC et FPRC ont affirmé que ce sont eux qui assurent la protection des populations dans les zones sous leur contrôle car, la Minusca ne fait rien. Certains responsables des groupes armés étaient allés loin pour accuser la Minusca de financer et soutenir certains groupes rebelles. N’est-ce pas là la preuve que la Minusca cherche par tous les voies et moyens à parrainer la partition du pays ?

Il y a feu en la demeure.

Les Centrafricains doivent se réveiller pour sauver leur nation en danger de mort. Il n’y a qu’eux qui doivent se mobiliser comme un seul homme pour défendre le pays contre les manœuvres dilatoires qui risqueraient de replonger le pays dans un chaos indescriptible.

 

A bon entendeur salut.

 

Bénistant MBALLA

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Published by ALALENGBI SIMON
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