17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 20:18
Centrafrique: Une marche contre la Minusca prévue samedil’on s’achemine vers un bras de fer entre le pouvoir et la société civile centrafricaine

A moins que les choses ne se débloquent en dernière minute, l’on s’achemine vers un bras de fer entre le pouvoir et la société civile centrafricaine. Face à la recrudescence de l’insécurité et l'impunité symbolisées notamment par la mise en liberté des chefs rebelles présumés auteurs de crimes qui sont visés par des mandats d'arrêt, un groupe des leaders de la société civile projette une marche pacifique de protestation contre cette situation. Sauf que les autorités, selon une source, n’ont pas encore autorisé cette manifestation prévue, le samedi 20 aout 2016. En prévision de cette marche en perspective, nous avons tendu notre micro à quelques citoyens de la capitale centrafricaine.

Globalement favorable à l’idée de la marche, Moussa Kassai, chauffeur de son état,suggère tout de même à la société civile de s’en tenir exclusivement aux intérêts des populations. C’est là une bonne initiative de la part de la société civile centrafricaine. Si elle veut redorer son blason et regagné la confiance de la population centrafricaine, elle doit ainsi prendre en charge les problèmes des populations. Mais il faudrait qu’elle reste impartiale et neutre, vis-à-vis notamment des décisions politiques. Elle ne doit se focaliser que sur son objectif qui est celui de défendre les populations. Il ne sert à rien de marcher, si elle ne fait pas bien son travail.

Enseignante de profession, Henriette, est d’autant plus en colère contre le gouvernement, qu’elle est convaincue que les autorités sont à la base des dérapages qui sont caractérisés par la mise en liberté de ces chefs rebelles.

"Je ne suis pas d’avis que les autorités empêchent un citoyen d’user de son droit. Si le droit de manifester existe dans notre constitution, alors qu’on les (les membres de la société civile) laisse manifester. Nous sommes tous d’avis que la problématique de l’insécurité et l'impunité sont un facteur important dans notre pays. Alors pourquoi nos autorités veulent s’opposer à cette décision ? C’est elles qui créent toutes les pagailles qui se font dans le pays."

Au moment où nous mettons cet article sous presse, les autorités de la ville de Bangui n’ont pas encore donné leur aval. Or, du côté de la Société civile, on jure que la marche sera bel et bien, contre vents et marées.

Selon les organisateurs, la marche devra partir des tous les 8 arrondissements de la ville pour le point zéro où, dans les conditions normales, un mémorandum sera remis au Chef de l'Etat et après, la marche sera progressée au quartier général de la Minusca sur l'avenue Boganda.

A en croire les raisons de cette marche de protestation, c'est l'indignation des populations contre l'attitude aussi moue et chétive du gouvernement qui s'est laissé guidé par les autorités de la Minusca.

Car, en dépit de la déclaration du premier ministre sur les ondes de la radio nationale et autres, la population banguissoise à l'impression que ce dernier agit comme un élève d'un maître qui a laissé faire les choses et fait couler les larmes d'un crocodile après.

Un leader de la société civile a laissé entendre que dans cette affaire, on a compris aisément que le gouvernement et la Minusca se sont arrangés pour accomplir cette situation, en faisant croire qu'ils ignorent le plan de ces chefs rebelles, alors qu'ils savent pertinemment leur plan, celui de faciliter leur fuite. Ils sont toujours sur le territoire national. A Kaga-Bandoro et ses environs, la Minusca dispose des éléments sur place, avec tous les moyens de renseignements et de traque pour mettre la main sur ces gens. Seront-ils arrêtés à nouveau?

Affaire à suivre...

La Rédaction

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Published by ALALENGBI SIMON
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