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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 20:14
UN PAYS EN PÉRIL SI LES AFFRONTEMENTS FRATRICIDES REPRENNENT

Beaucoup de Centrafricains le murmurent en silence.

Si le président Touadera et son équipe n’arrivent pas à ramener la paix et la réconciliation rapidement, si les ex-Sélékas ne sont pas désarmés et persistent dans leur rébellion fanatique à vouloir s’emparer du pouvoir légitime, si les bandes armées, Antibalakas et Sélékas, s’affrontent à nouveau, faisant basculer le pays dans les abîmes insondables d’affrontements fratricides sanglants, c’est que Faustin-Archange Touadera aura échoué dans sa mission de rupture avec le passé, comme dans celle de l’instauration de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.

A partir de ce moment-là, on peut tout à fait craindre un pronunciamiento de militaires patriotes, destiné à empêcher la dislocation de la République Centrafricaine.

Si tel est le cas, s’il s’agit de soldats citoyens, ils devront remettre, automatiquement et immédiatement, le pouvoir aux civils. Il faudra alors garantir l’intégrité du territoire, la légitimité de l’État et la protection de la population.

L’alternance démocratique, voulue par le peuple, est arrivée avec l’élection inattendue de Faustin-Archange Touadera. Le vent d’un immense espoir a soufflé sur les bords de l’Oubangui. Un souffle rafraîchissant et salvateur de démocratie est venu annoncer la résurrection d’une nation abimée.

Depuis des années en effet, les dirigeants ont laissé croupir la population dans une pauvreté insondable, abandonnant la jeunesse au désespoir, vidant les caisses du pays et, par leurs dérives prédatrices, causant de multiples coups d’état et des rébellions.

Le risque est donc palpable du surgissement d’un pronunciamiento de militaires patriotes, si le DDR ne réussit pas, si les ex-Sélékas persistent dans leurs projets d’islamisation forcée de la population et la création de Califats en Centrafrique.

Car il faut cesser de faire semblant de ne pas percevoir leurs ambitions séparatistes. Les signes ne trompent pas : leur raidissement et leur refus du dialogue avec les autorités démocratiquement élues sont une façon de dire : « tout le pouvoir ou rien. » C’est pour cela que, quand les rebelles parlent de paix, c’est une diversion. S’ils veulent vraiment la paix, ils doivent se soumettre sans condition au DDR – ce qu’ils ne font pas.

UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

Où sont donc passés les politiciens d’un jour, candidats aux élections présidentielles ? Il y avait pléthore à l’époque ! Aujourd’hui, on ne les entend plus, alors que le pays a besoin de tout un chacun pour sortir du chaos. Où sont les programmes dont ils se gargarisaient ? N’est-ce pas le moment de les mettre au service de la nation et d’un Président démocratiquement élu ?

Et que dire de cette indifférence de la communauté internationale au sujet du drame centrafricain ? Ce détournement des yeux alors que la maison Centrafrique brûle est insupportable. Les mensonges et les actions ambiguës des forces internationales présentes sur le terrain font le lit de la rébellion des envahisseurs, soutenus par des mercenaires aventuriers. Les deux régions de la Basse- Kotto et de la Kaga-Bandoro sont malheureusement devenues la tête de pont de leur conquête du pouvoir à Bangui.

C’est pourquoi, face à la menace imminente, on ne peut plus exclure une action de militaires patriotes.

ALLA GBOU NI NGANGOU. ALLA ZIA NI A TI A PE ! (TENEZ BON. NE LAISSEZ PAS TOMBER !)

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Published by ALALENGBI SIMON
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