28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 23:23

Dans les circonstances actuelles et au regard des crises militaro-politiques de ces dernières années, la RCA, sa population, son élite, ses décideurs et surtout ses intellectuels, ont besoin d'entreprendre de sérieuses réflexions du genre: "Où sommes-nous et où allons-nous en tant que peuple?" La crise à laquelle nous sommes confrontés n'est pas seulement économique ou militaro-politique. Nous sommes confrontés à une crise beaucoup plus profonde, une crise d'esprit, d'engagement en faveur de notre peuple et de son bien-être à long terme.
Nous devons honnêtement et franchement nous mettre à la tâche si nous voulons laisser un héritage aux générations futures, un héritage dont nous serions en droit d'être fiers en tant que peuple centrafricain. Il est clair que si la RCA n'agit pas ensemble et ne s'unit pas autour de ses intérêts stratégiques, cela risque de porter préjudice à tous.
Au regard de ce qui se passe aujourd'hui et en prenant en compte à la fois les différents acteurs à l'origine des psychodrames centrafricains, et ceux qui sont engagés au niveau national dans la recherche des solutions aux différentes crises militaro-politiques, nous voulons citer: les politico-militaires, les milices, les gouvernements (qui se sont succédés ), les politiques, mais surtout la société civile : ce fourre-tout où se terrent des politiciens ratés ou retraités en attente d'une hypothétique nomination; des regroupements apolitiques qui ne font que faire de la politique; des ONG en apparence, abritant des militants en tenues d'agents humanitaires; enfin, à ne pas passer sous silence, tous ces regroupements, toutes ces personnes dignes et respectables se réclamant de cette société civile; beaucoup de questions se posent aujourd'hui: "Où sont passés ou que sont devenus aujourd'hui nos intellectuels et nos penseurs? Y aura-t-il un jour un gouvernement des "intellectuels ", sachant qu' il y a eu dans le passé des gouvernements "militaire de redressement national", de "salut public", de "dialogue et de paix", etc. Pourquoi les intellectuels centrafricains ne peuvent-ils pas s'organiser en institutions de référence pour proposer des solutions idoines aux crises récurrentes que connaît le pays? Pourquoi ne s'imposent-ils pas ou plus dans les débats politiques comme le faisaient jadis au CPJ, au CCF, ou au Centre Jean XXIII, de grands orateurs et hommes de poigne comme : Alphonse BLAGUE, Raphaël NZAPAKOMANDA-YAKOMA, ZELOU, etc.
C'était véritablement une "classe d'élites ".
(À SUIVRE)

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Published by ALALENGBI SIMON
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